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jeudi 15 avril 2021

Love and Monsters de Michael Matthews (2020) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Second long-métrage du réalisateur Michael Matthews après le western Five Fingers for Marseilles il y a quatre ans, Love and Monsters a débarqué en octobre dernier sur Netflix. De la science-fiction ? Du fantastique ? À vrai dire, un peu des deux, dans une aventure presque adolescente. Un conte moderne pour petits et grands qui ravira les premiers mais pourra décontenancer les seconds par son approche relativement puérile du récit. Pourtant, tout semble être là, dans cette recette dont chaque élément semble avoir été déjà utilisé mille fois auparavant et dont certains mélanges auraient pu faire craindre le pire. Le récit s'articule autour de Joel Dawson, sympathique jeune homme qui, généralement paralysé par la peur, se voit refuser l'accès à l'extérieur de l'abri dans lequel il vit maintenant depuis sept ans en compagnie d'hommes et de femmes tous en couples. Bricoleur, cuisinier et ''fée du logis'', Joel est parvenu à se rendre utile mais se sent de trop, son statut de célibataire lui pesant terriblement. C'est pourquoi, un jour, il prend la décision de partir pour rejoindre celle qu'il aime et qui vit dans un autre abri à cent-trente kilomètres de là. Un périple éminemment risqué, qu'il devra faire en solo, dans un monde dévasté et apparemment bienveillant mais qui cache en réalité d'innombrables créatures aux proportions monstrueuses. Car oui, aussi surprenant que cela puisse être, c'est en tentant de détruire à l'aide de missiles un astéroïde qui fonçait droit sur la planète que l'homme s'est lui-même condamné en éradiquant plus de quatre-vingt dix pour cent de son espèce des suites des retombées radioactives...


Love and Monsters repose donc en partie sur un bestiaire qui, il faut l'avouer, se révèle particulièrement original. Le long-métrage de Michael Matthews peut s'envisager comme une relecture non officielle de Des monstres attaquent la ville de Gordon Douglas (1954) et de tous ces longs-métrages qui mirent en vedette, et surtout dans les années cinquante, nombres de créatures aux dimensions surprenantes. Crapaud et Escargot géants donnent le sentiment d'avoir été piochés dans les quelques créatures qui hantent l'univers de L'histoire dans fin de Wolfgang Petersen tandis que le reste est propre à toute cette vague de longs-métrage de science-fiction post-apocalyptique qui font le bonheur des amateurs de dystopies et notamment de fin du monde. Sur ce plan là, Love and Monsters est un régal visuel. Il ne manque presque rien. Des villes abandonnées à la végétation avec tout ce que peut constituer une telle dégradation, même si le plus gros du récit est tourné dans des paysages sauvages, ce qui a sans doute permis de réduire le budget. Des créatures en image de synthèse convaincantes, même si au fond, le traitement de l'histoire écrite par Brian Duffield et Matthew Robinson le prédispose davantage à un public féru de comédie fantastique ou de science-fiction qu'à l'amateur pur et dur de films d'horreur et d'épouvante. Si le ton est léger, c'est cependant sans doute bien là le problème.


En effet, si suivre les aventures de Joel Dawson (interprété par l'acteur Dylan O'Brien, héros de la trilogie Le labyrinthe) n'est pas une gageure d'un point de vue intellectuel (aucun cerveau ne devrait logiquement se mettre à fumer devant l'absence de complexité et de profondeur du scénario), chaque séquence semble avoir été construite de manière à n'en retenir qu'une armature légère et dénuée de toute ''chair''. Love and Monsters déroule donc le fil de son intrigue sans prendre le moindre pari d'exploser les codes. C'est fluide mais sans aspérités. Tout juste les amoureux d'espèces canines auront-ils une pensée émue en se remémorant cet adorable bête à poils prénommée Boy qui suit de près notre héros. L'un des vrais plaisirs, outre le fait d'avoir entre les mains une véritable aventure humaine et familiale, est sans doute d'y retrouver l'acteur Michael Rooker qui en baroudeur couperosé prénommé Clyde aurait mérité de suivre les traces du personnage principal jusqu'au terme du récit. Un récit qui se termine sur cette même approche un peu trop bâclée qui parasite l'ensemble du long-métrage. Love and Monsters n'est donc ni un mauvais film ni une pépite. Tout juste un très bon divertissement qui ne souffrira cependant peut-être pas d'une seconde projection...


 

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