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samedi 3 janvier 2026

Fortress de Stuart Gordon (1993)



Nous poursuivons ce qui à l'origine ne devait normalement pas être un cycle consacré à Christophe Lambert mais qui semble finalement en prendre la direction. Pour la raison un peu spéciale qui veut que je sois un peu gêné par l'incroyable acharnement du public envers cet acteur qui n'est quand même pas mauvais au point d'être rangé dans le même registre que Steven Seagal ou Jean-Claude Vandamme.
Je ne vais sans doute pas me faire davantage d'amis en parlant aujourd'hui de Fortress. œuvre australo-américaine signée par Stuart Gordon, le papa du cultissime Re-Animator. Ce qui n'étonne pas vraiment quand on découvre les quelques effets gore qui parsèment ce petit film de science-fiction.

Le cinéaste installe son intrigue dans un futur proche. Les ressources se font si rares qu'un seul enfant par foyer est désormais autorisé. Karen B. et John Henry Brennick ont perdu le leur mais en attendent un second. Lors d'un passage à la frontière, ils sont démasqués. Karen parvient à prendre la fuite mais John, lui, est arrêté puis emmené dans une prison de la société MENTEL. Le voici désormais incarcéré dans la Forteresse. Une prison souterraine située en plein désert et d'où personne n'est jamais parvenu à s'enfuir.

Mais bien sûr, vous l'aurez compris, Christophe est arrivé, sans s'presser. Fortress cultive l'art de piocher dans les classiques. Vous y trouverez des méchants, très méchants, et des gentils, vachement sympathiques. D'un côté, Vernon Wells (Commando), Tom Towles (Henry, Portrait d'un Tueur en Série) et Kurtwood Smith (Robocop, le seul, le vrai l'unique signé Paul Verhoeven). Et de l'autre, outre notre Cri-Cri d'amour, Lincoln Kilpatrick (Prison. Comme quoi on ne change pas une recette qui marche), Clifton Collins Jr. (Star Trek), sans oublier l’immanquable, l'indispensable et l’inénarrable Jeffrey Combs et son éternel regard halluciné. Le cinéaste et l'acteur se retrouveront sur cinq plateaux de tournages différents, comptant les différentes suites de Re-Animator, ainsi, que le surestimé From Beyond.

Je fais du remplissage, certes, mais que puis-je dire sur ce Fortress sinon qu'il n'a jamais marqué, et ne marquera sans doute pas davantage le futur du septième art. On commence à saisir le sens du terme mauvais acteur lorsque l'on découvre ChristopheR Lambert dans ce film. C'est vrai qu'il n'est pas très bon. Faut dire qu'après une course-poursuite, une séparation d'avec son épouse et une incarcération, il aurait été de bon ton de laisser son personnage respirer. Les méchants sont vraiment caricaturaux. Tawles et Wells sont deux fieffés bourrins. Le Q.I additionné de leurs deux personnages, ne doit pas dépasser celui d'un nasique perché sur une branche et balançant son tarin au dessus du vide. Fortress est un savant mélange de science-fiction mâtinée de tout un tas de genres qui s'entrechoquent et qui au final donnent un résultat au dessus de tous soupçons. La quête de fuite du personnage principal ne suffisant pas, on rameute sa femme histoire de lui mettre un supplément de désir de vengeance dans la tête. Le directeur est aussi dingue que la moitié des prisonniers, du moins, aussi sadique, et cache un secret épouvantable qui augmente encore l'aspect « je mets sur pellicule tout ce que j'ai dans la tête, je secoue, et je sers » ruinant toute crédibilité. En même temps, c'est de la S.F. Quoique, Fortress ressemble en réalité à une œuvre fantastique.

Oubliez La Ligne Verte et Les Evadés. Ici, les cellules puent la testostérone génétiquement modifiée. Adieu poésie ! Fortress est viscéralement primaire et cache malheureusement mal ses véritables intentions. Résultat : le film est bof ! Bof !

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