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samedi 29 novembre 2025

L'assassin Habite au 21 de Henri-Georges Clouzot (1942)



Un mystérieux assassin rode de nuit dans les rues de Paris et tue des hommes afin de leur dérober l'argent qu'ils portent sur eux. Le commissaire Wenceslas Vorobeïtchik enquête mais piétine. C'est ainsi que son supérieur directe lui enjoint d'arrêter le coupable dans les deux jours. Fiancé à Mila Malou, jeune chanteuse d'opérette qui crève d'envie d'être embauchée, celui que tous surnomment Wens apprend de la bouche d'un indic que l'assassin habite au 21 de la rue Junot. Pour ne pas éveiller les soupçons du meurtrier, Wens se fait passer pour un ecclésiastique et loue une chambre à la pension du 21 rue Junot. Tenue par l'imposante Mme point, pour laquelle travaillent Juliette et Armand, l'endroit est fréquenté par Mademoiselle Cuq, romancière qui attend toujours qu'un éditeur veuille bien prendre en main l'un de ses manuscrits, le Docteur Linz, un ancien soldat de la coloniale, ou encore Lalah-Poor, fakir et illusionniste étrange dont une jeune infirmière, responsable des soins apportés à un aveugle, est tombée amoureuse.
Le commissaire Wens questionne, fouille, bref, enquête parmi une petite dizaines d’énergumènes, jusqu'au jour où débarque sans prévenir Mila Malou. Malgré la bonne volonté de Wens, les meurtres continuent malheureusement à être perpétrés. L'une des résidentes fini même par être la victime du tueur qui, une fois de plus, a laisser sa carte de visite au nom de Monsieur Durand.

J'nai jamais aimé le spectacle des ruines
(Le Docteur Linz)

Premier long métrage de Henri-Georges Clouzot, L'assassin Habite au 21 s'inspire d'un roman éponyme signé de Stanislas-André Steeman. Le cinéaste préfère évoluer ses personnages à Paris plutôt qu'à Londres comme cela est le cas dans l'ouvrage du belge. Les qualité de cette œuvre vieille de plus de soixante-dix ans n'ont pas été diluées par l'usure du temps. Au contraire, voir ces interprètes se battre en duel à grands renforts de dialogues savoureux est devenu aujourd'hui relativement rare.
Pierre Fresnay, Suzy Delair, Jean Tissier, Noël Roquevert ou encore Marc Natol interprètent des personnages bien typés, au langage riche et fleuri. En effet, on ne compte plus les répliques cinglantes et la répartie de chacun.

Pour son tout premier film, Henri-Georges Clouzot réussi le tour de force de mettre en scène des interprètes d'un niveau exceptionnel. La mise en scène est inventive, énergique et sans temps morts. Bien que le Paris de cette époque soit assez terne, voire terriblement sombre avec ses extérieurs plongés dans l'obscurité, l'humour est omniprésent. La romance entre le commissaire et sa jeune fiancée est mise à mal à travers leurs joutes verbales incessantes. L'enquête policière est très « second degré » et l'on se demande comment les autorités vont pouvoir arrêter le coupable avec un tel manque de sérieux. Et pourtant...

On aura beau mettre un visage sur ce fameux Monsieur Durand, le twist final que nous offre Henri-Georges Clouzot est inattendu et bien venu. L'assassin Habite au 21 est un grand classique du cinéma français et laisse présager du meilleur concernant le cinéaste qui prouvera de nombreuses fois par la suite qu'il est l'un des grands cinéastes et dialoguistes de l'époque...

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