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dimanche 30 novembre 2025

Shelby Oaks de Chris Stuckmann (2025) - ★★★★★★★☆☆☆



Réalisateur et scénariste d'un futur projet qui pour l'instant ne porte pas d'autre nom que celui de Untitled the Exorcist, Mike Flanagan a notamment dans son bagage de cinéaste le long-métrage horrifique Ouija : les origines, les mini-séries The Haunting of HillHouse et La chute de la maison Usher, les adaptations de Stephen King Jessie et The Life of Chuck et concernant Shelby Oaks de Chris Stuckmann, il en est le producteur... Premier long-métrage de ce dernier après une série de courts et d'épisodes de séries télévisées, Shelby Oaks est un film d'horreur qui débute de manière très classique en nous présentant un groupe de jeunes adultes adeptes de phénomènes étranges qu'ils filment et postent sur leur chaîne Youtube ''Paranormal Paranoïds''. Mais après une énième investigation tournée dans la ville fantôme de Shelby Oaks, le groupe formé autour de Riley (Sarah Dum) va totalement disparaître de la nature sans jamais donner la moindre nouvelle durant des années. Les médias se font rapidement l'écho de cette tragédie, les uns spéculant sur l'idée d'un canular visant à attirer le plus de monde sur leur chaîne Youtube et les autres s'inquiétant de leur disparition. Et parmi ces derniers, la propre sœur de Riley, Mia (Camille Sullivan). Parmi les interprètes principaux l'on retrouve l'acteur Keith David que l'on a pu découvrir dans The Thing et Invasion Los Angeles de John Carpenter, Platoon d'Oliver Stone ou bien Requiem for a Dream de Darren Aronofsky. Ici, il incarne le rôle du directeur de la prison de Shelby Oaks. Laquelle accueillit en son temps le prisonnier Wilson Miles (Charlie Talbert). Un homme très étrange qui sembla causer la lente dégradation de de Shelby Oaks jusqu'à ce que la totalité de ses habitants la quittent pour devenir une ville fantôme. Tandis que Mia se lance sur les traces de sa sœur après que Wilson Miles ait sonné chez elle pour se suicider d'une balle dans la tête devant sa porte d'entrée, la jeune femme investit Shelby Oaks ainsi que sa prison désormais abandonnée. Loin de prendre conscience du danger qui rode en ces lieux, Mia va découvrir ce qui se trame réellement derrière toute cette histoire... Tout d'abord filmé comme un faux reportage, un documenteur ou un Found Footage (ce qui revient au même puisque le principe est identique), Shelby Oaks sera sans doute l'une des dernières petites ''sensations'' horrifiques que les spectateurs auront pu découvrir en salle en cette année 2025 en matière de cinéma d'épouvante...


Confirmant l'adage selon lequel c'est dans les vieux pots que l'on fait la meilleure confiture, le long-métrage de Chris Stuckmann reprend la structure et les visions cauchemardesques de quelques classiques du genre en les transposant à sa façon. Et ce qui aurait pu n'être qu'un gloubiboulga indigeste se révèle être en réalité une très bonne surprise. Témoignant qu'un film d'horreur prend toute sa force lorsque le spectateur se donne les moyens de le découvrir dans des conditions idéales : seul et plongé dans le noir total. Ne manque plus que d'avoir peu dormi la veille pour que toute la saveur du film s'exprime et parvienne ainsi à faire sursauter son auditoire. Alors que l'on aurait pu reprocher au réalisateur et scénariste d'avoir choisi de filmer son œuvre à la manière d'un Found Footage au format 4/3, le cadre s'élargit au point de voir l'image exploiter ensuite le format 16/9 pour un confort visuel nettement plus approprié pour une expérience en salle de cinéma. Le film abandonne alors le ton faussement documentaire pour se concentrer sur le personnage de Mia qui après avoir relevé plusieurs indices lors du visionnage d'une cassette que tenait Wilson Miles dans une main au moment de se suicider décide de se rendre sur place ! De nuit. Et seule... Contraignant ainsi le spectateur à se retrouver dans la même position que l'héroïne, témoin muet d'une aventure nocturne, solitaire et glaçante, voire morbide et qui va attirer Mia dans le repère d'une drôle de vieille dame, toute dernière habitante de Shelby Oaks... Les inspirations sont ici relativement nombreuses. Vu le cadre, on pense bien entendu à Silent Hill du français Christophe Gans (auquel on ajoutera le méconnu et mésestimé Abandonnée de l'espagnol Nacho Cerda), ainsi qu'au Projet Blair Witch et même à Rosemary's Baby de Roman Polanski pour son approche démoniaque du fantastique. Le frisson naît tout d'abord ici du cadre nocturne et de l'isolement autour de l'héroïne. Mais également de ce choix de poser parfois la caméra et d'interrompre toute action jusqu'à ce que survienne un élément extérieur dont l'apparition subite a de grandes chances de faire réagir le public. Ces fameux Jump Scares qui habituellement ne fonctionnent plus vraiment. Le climax du long-métrage se situant alors dans l'antre de la sorcière, très bel exemple de repaire du mal retranscrit jusque dans cette tapisserie investie par la moisissure... A voir...


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