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jeudi 30 juillet 2020

Dr. Immortalizer de Joel Bender (1989) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆



Pour la somme de un million de dollars, de vieilles bourgeoises peuvent vivre leur rêve : retrouver une seconde jeunesse. Mais dans le cas présent, il ne s'agit pas de chirurgie esthétique. En effet, le docteur Divine (l'acteur Ron Ray) leur propose pour cette rondelette somme d'argent d'opérer une greffe de leur cerveau dans le corps tout neuf d'une jolie jeune femme. C'est ce que vont avoir le désagrément de découvrir quatre jeunes gens qui après être sortis faire la fête vont être attaqués par deux zombies. Kidnappés, les deux hommes et les deux femmes qui les accompagnent sont emmenés jusqu'à la demeure du Docteur Divine qui va utiliser ces dernières comme marchandise pour les bourgeoises impatientes de recouvrer leur jeunesse et leurs compagnons comme cobayes. Mais Gregg, l'un des deux garçons, parvient à prendre la fuite tandis que Darrell est zombifié par le docteur et ses complices.June et son amie sont attachés sur un brancard dans l'attente d'être sacrifiées. Avec l'aide inattendue d'une voisine prénommée Agnes, Gregg va tenter de sauver ses amis...

Sorti sur les écrans en 1989, Dr. Immortalizer fait partie de cette vague de longs-métrages horrifiques qui mettent en scène un savant ou un médecin fou se prenant pour Dieu. Mais loin d'atteindre les qualités esthétiques et scénaristiques du cultissime Re-Animator que Stuart Gordon réalisa quatre ans auparavant, le film de l'américain Joel Bender (le troisième après la comédie Gas Pump Girls en 1979 et l'horrifique The Returning en 1983) est un navet pur jus des années quatre-vingt avec tout ce que cela pouvait comporter de rédhibitoire. Une bande-son pop indigeste et des nappes de violons synthétiques repoussantes. Une image beaucoup trop lisse et pas assez granuleuse pour que le film fasse son petit effet du côté de l'horreur, d'autant plus qu'en matière d'effets gores ou simplement sanglants, Dr. Immortalizer fait preuve d'une très grande avarice. À part quelques maquillages ratés plaqués sur le visage de seconds-rôles bodybuildés, inutile d'espérer y voir le moindre débordement sanguinolent !

Mais alors, que retenir de ce Dr. Immortalizer ? Et bien à dire vrai, pas grand chose. L'interprétation est catastrophique et le pitoyable jeu des interprètes s'avère accentué du fait d'un doublage en français absolument désastreux. L’œuvre de Joel Bender semble hésiter entre comédie et épouvante sans jamais être, ni drôle, ni effrayant. Le scénario étant d'une platitude rare et les mises en situation d'une épuisante répétitivité, on s'ennuie ferme bien avant que le film ait atteint la moitié du récit. Autant dire que si Dr. Immortalizer n'est pas un calvaire à suivre, on n'y prend cependant aucun plaisir. Autre absence en dehors du sang : la caractérisation inexistante des personnages. Les antagonistes sont ridicules tandis que le sort du jeune Gregg incarné par Chris Crone est inexistant, le personnage étant alors si peu attachant que l'on se fiche du sort qui pourrait lui être accordé. Le bilan est donc rude pour Dr. Immortalizer. Quelle que soit la case à cocher, tout s'y avère d'un inintérêt absolu...

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