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mercredi 19 février 2020

Come to Daddy de Ant Timpson (2019) - ★★★★★☆☆☆☆☆



À trente-neuf ans, l'acteur américain Elijah Wood a déjà derrière lui une longue et très confortable filmographie qui n'aura pas attendu le succès de la trilogie du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson pour s’étoffer au fil des années. Hooligan dans le film éponyme de Lexi Alexander, étudiant à Oxford dans Crimes à Oxford d'Alex de la Iglesia, tueur en série dans le remake de Maniac de Franck Khalfoun ou fan manipulé d'une célèbre actrice dans Open Windows, il campe désormais Norval Greenwood, jeune ''hipster'' contacté par son père qu'il n'a pas revu depuis l'âge de cinq ans et qui l'invite à le retrouver dans son chalet en bord de mer. Dès son arrivée, Gordon se comporte étrangement avec son fils. S'il l'a invité à le rejoindre, il n'a cependant pas l'air très heureux d'avoir Norval à ses côtés. Après un ou deux jours passés ensemble, les deux hommes finissent par régler leurs comptes. Armé d'un hachoir de cuisine, Gordon s'apprête à frapper son fils lorsqu'il est victime d'une crise cardiaque...

Alors que la filmographie de Elijah Wood est déjà longue comme un bras, celle du réalisateur néo-zélandais ne semble avoir réellement débuté que l'année dernière puisqu'en dehors d'un court-métrage réalisé en 1996, celui qui participa notamment au département artistique de The Greasy Strangler de Jim Hosking en 2016 n'est jusqu'à aujourd'hui l'auteur que d'un seul long-métrage, Come to Daddy. Jugé trash par certains qui n'ont sans doute jamais exploré les univers de certains grands cinéastes tel John Waters, ce premier long de Ant Timpson mêle avec un certain enthousiasme comédie, thriller et épouvante pour un résultat mi-figue, mi-raisin. Ou comment s'inscrire dans une certaine mouvance préparant le spectateur à de multiples changements de ton. Sauf qu'ici, si le réalisateur opte pour l'ironie, le poisseux ou l'ultra violence, c'est toujours avec en toile de fond, l'esprit frondeur d'un amateur d'humour très noir.

Relativement chiant durant un premier tiers lors duquel père et fils s'affrontent verbalement jusqu'à vouloir en venir aux mains, le film prend une tournure dramatique lorsque [ATTENTION SPOILER] Gordon meurt d'un arrêt du cœur. Générique de fin ? Non, car l'histoire débute réellement une demi-heure après le début, lorsque l'on se rend compte que celui qui se prétendait être le père de Norval n'était en fait que l'un des anciens associés du véritable géniteur du gamin qui les arnaqua à la suite d'un braquage. Le père, le vrai, est lui enfermé dans les profondeurs du chalet où il subit des maltraitances de la part de ses anciens complices. C'est à ce moment très précis que les spectateurs qui auront eu le courage de tenir jusque là sans s'endormir ou fuir la projection verront Come to Daddy prendre une tournure résolument tragique, voire trash comme l'expliquent certains. Enrobé de quelques éléments relativement ''Cracra'' dont l'évocation d'un motel dont toutes les chambres ont été réservées par les membres d'une ''convention sur l'échangisme'' ou encore celle d'une torture à l'aide d'un stylo recouvert d’excréments (bon appétit !), Come to Daddy se veut également le portrait d'un jeune homme en quête de son père et prêt à tout pour lui venir en aide (on pense notamment au meurtre aussi sanglant que grotesque à l'aide d'un rouleau de film alimentaire transparent). Le film de Ant Timpson n'est pas vraiment bête, ni vraiment méchant. Plutôt timide d'ailleurs, mais sans doute aussi, original. Une curiosité qui ne restera sans doute pas dans les annales du cinéma mais un premier essai sympathique dans lequel Elijah Wood se frotte à des personnages plutôt bien campés par Stephen McHattie, Martin Donovan ou encore Madeleine Sami...

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