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mercredi 21 août 2019

Nightmare Cinema : This Way to Egress de David Slade (2018) - ★★★★★★★☆☆☆



Jusqu'à maintenant, Nightmare Cinema nous a donné l'occasion de découvrir trois approches plus ou moins convaincantes de l'horreur et de l'épouvante. Après une invasion d'araignées extraterrestre prenant le contrôle de ses hôtes sur fond de slasher, après une séance de chirurgie qui vire au cauchemar pour la future épouse d'un homme d'apparence équilibré, et après un cas de possession multiple se terminant dans un bain de sang, Jo Willems, qui fut notamment en charge de la photographie des trois derniers volets de la saga Hunger Games propose avec This Way to Egress, une approche esthétique radicalement différente des trois premiers courts-métrages. Réalisé par le cinéaste britannique David Slade, responsable auparavant de Hard Candy en 2005 ou de 30 Days of Night deux ans plus tard, ce quatrième court-métrage est sans doute pour le moment, le plus ambitieux. La plus importante différence se situant au niveau visuel puisque de la couleur, l'anthologie Nightmare Cinema s'habille désormais de noir et blanc. Non seulement ce passage à la bichromie s'intègre parfaitement au récit, mais de plus, l'histoire qui nous est proposée ici demeure la plus originale des quatre et ne semble pas avoir de réelles influences cinématographiques comme cela était le cas jusqu'à maintenant.

La gente féminine ayant une place plus que prépondérante, c'est au tour de l'actrice Elizabeth Reaser de passer la porte du Rialto et de venir prendre place sur l'un des sièges de son immense salle de cinéma. Comme tous les autres avant elle, la jeune femme qu'elle incarne à l'écran est elle aussi projetée sur la toile blanche. Elle y interprète le rôle d'une mère de famille venue consulter un médecin psychiatre installé dans un hôpital depuis qu'elle a d'étranges visions qui remontent depuis la veille au matin : en effet, les gens, autour d'elle, semble changer physiquement et devenir de plus en plus laids. Mais alors qu'elle attend depuis une heure dans la salle d'attente avec ses deux fils, Helen constate que le décor change peu à peu. Tout comme la standardiste qui lui enjoint de patienter et dont le visage et les membres sont couverts de sang. Lorsqu'enfin le psychiatre est disponible, Helen pénètre dans son bureau. Mais la consultation est très rapidement écourtée et le médecin lui demande de revenir le lendemain matin. Lorsque Helen quitte le cabinet, les lieux ont terriblement changé. Non seulement ses deux fils ont disparu, mais l’hôpital n'est devenu qu'une succession de salles et de couloirs se décrépissant à vue d’œil. C'est là qu'elle rencontre d’étranges individus, défigurés et agissant comme de simples employés...

David Slade réalise là un court-métrage des plus angoissant. Un cauchemar éveillé pour une Elizabeth Reaser relativement convaincante. Les décors sont sinistres et rappellent quelque peu ceux du cauchemardesque et très réussi Silent Hill de Christophe Gans. This Way to Egress qui peut grossièrement se traduire sous le titre ''Une manière de s'en sortir'' opte donc pour un noir et blanc qui s'avère fort judicieux. Les traînées de sang et les divers environnements y arborent une apparence des plus malsaine qui trouve son aboutissement dans les toilettes de l'établissement. Alors... This Way to Egress... cauchemar éveillé ? Psychose ? Ou voyage au cœur de l'Enfer ? Meilleur court-métrage des quatre premiers, on regretterait presque (c'est même une certitude) que David Slade n'ait pas fait durer le plaisir un peu plus longtemps car sa ''proposition'' reste la plus courte d'entre toutes puisqu'elle n'excède pas le tout petit quart d'heure. Le final laisse rêveur avec ses extérieurs désolés et sa pluie de cendres éternelle. Pourtant le réalisateur a choisi de laisser son interprète à son triste sort sans donner la moindre explication sur le phénomène. À moins que la solution se trouve lors de l'appel téléphonique désespéré donné par l'héroïne à son compagnon disparu deux jours auparavant ? En tout cas, This Way to Egress est une excellente surprise...

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