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vendredi 14 septembre 2018

Devil de John Erick Dowdle (2010) - ★★★★★☆☆☆☆☆



Aussi étrange que cela puisse paraître, l'idée de base ayant germé dans l'esprit du cinéaste indien M. Night Shyamalan est l'un des plus célèbres ouvrages de l'écrivaine britannique Agatha Christie. En effet, à l'origine du scénario de Devil de John Erick Dowdle, on trouve le roman And Then There Were None, plus connu chez nous sous le titre Dix Petits Nègres. Alors que dans l'ouvrage d'Agatha Christie les personnages étaient conviés à se rassembler sur une île qui allait devenir le théâtre d'un jeu de massacre, le cinéaste américain transpose son histoire dans l'un des ascenseurs d'un luxueux building aux États-Unis. Tout comme dans le roman, les personnages du long-métrage ont tous un passé trouble de criminels et vont l'un après l'autre, être décimé par une force dont l'origine se révélera par contre, ici, obscure et fantastique puisqu'est convié à la fête, rien de moins que le Diable.
Le cadre étant relativement réduit, le nombre des personnages l'est également. Il ne s'agit non plus de dix individus, mais de cinq. Deux femmes, et trois hommes, qui comme on s'en doute assez rapidement feront chacun à leur tour le jeu d'un comportement suffisamment ambigu pour que le spectateur nourrisse envers chacun d'eux une forme de suspicion.

Après cela, la comparaison s'arrête là. Et même si M. Night Shyamalan, ici en mode scénariste, à prouvé par le passé qu'en terme d'originalité, son écriture était suffisamment innovante pour motiver l'intérêt d'un public adepte de concepts originaux, le film alterne entre phase brouillonnes et redondances. Le principe étant toujours le même, on sait par avance ce qui attend tel ou tel personnage. Soutenu par des scènes extérieures consacrant une partie de l'intrigue à l'enquête menée par un détective du nom de Bowden (l'acteur Chris Messina), en rallongeant ainsi virtuellement la durée de vie de Devil, le film de John Erick Dowdle a beaucoup de mal à tenir la route jusqu'au bout. Accompagné par une partition musicale signée de Fernando Velasquez plutôt convaincante et ne laissant pratiquement aucun doute sur l'aspect surnaturel du récit, le film n'est au final qu'une succession de redites aux effets planqués derrière des coupures d'électricité cachant un petit budget de 10 millions de dollars.

Alors que Devil a remporté plus de six fois sa mise de départ sur le sol américain, ce projet qui devait être à l'origine le premier volet d'une trilogie intitulée The Night Chronicles est demeuré orphelin puisque la suite connue sous le titre Reincarnate n'a jamais vu le jour et est demeuré au stade de développement. Bien que le cache misère que représente le « noir » indéfiniment appliqué afin de pallier au manque de moyens soit relativement agaçant, Devil peut malgré tout se concevoir comme une sympathique petite série B. Il suffira juste de le comparer à quelques bobines de moindre envergure partageant certaines de ses idées (la purge 9/11) pour se convaincre que l'on peut toujours faire pire ailleurs. D'autant plus qu'ici, l'interprétation demeure relativement honnête et que John Erick Dowdle semble avoir très sincèrement voulu réaliser une bande horrifique efficace. Ce que Devil parvient tout de même à concrétiser en de rares occasions (la découverte de la vieille femme pendue). Anecdotique...

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