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jeudi 13 septembre 2018

9/11 de Martin Guigui (2017) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆



A la découverte de 9/11, l'avant dernier long-métrage du cinéaste argentin Martin Guigui, j'ai d'abord cru que certaines erreurs s'étaient glissées dans la fiche descriptive. En effet, daté de l'année dernière, le film axe son histoire autour de la tragédie qui toucha les États-Unis d'Amérique le 11 septembre 2001, lequel fit 2977 victimes parmi la population Bien longtemps après Oliver Stone (World Trade Center), Paul GreenGrass (Vol 93), Michael Moore (Fahrenheit 9/11) ou le collectif réuni autour du projet 11'09''01 - September 11, Martin Guigui allait donc apporter avec un retard conséquent, sa pierre à l'édifice. Tellement bancale que l’œuvre se casse la gueule à tout moment. Le cinéaste a surtout eut l'air d'avoir profité du sujet quelque peu... vieillissant pour faire son beurre sur l'un des faits les plus marquants de ce début de vingt et unième siècle. A cette occasion, il a réunit Charlie Sheen, Whoopi Goldberg, ainsi que Jacqueline Bisset. Du beau monde pour un long-métrage des plus pénible qui n'arrive même pas à s'aligner aux côtés d'un téléfilm de piètre qualité. C'est dire si l'ouvrage est aussi catastrophique que le sujet qu'il aborde.

Les principaux interprètes ont beau avoir de solides bagages derrière eux, la mise en scène de 9/11 est tellement cheap qu'on a du mal à accorder le moindre intérêt aux personnages quels qu'ils soient. Martin Guigui échoue lamentablement lorsqu'il tente de donner du corps à ce couple en instance de divorce, à l'agent d'entretien, ou à l'inutile personnage incarné par la pauvre Whoopi Goldberg venue se perdre dans un long-métrage sans âme, à peine interprété, et surtout, mis en scène avec flemme.

Tout suspens ayant été balayé d'un revers de la main, 9/11 n'offre aucun véritable enjeu. Pourtant, l'idée quelque peu opportuniste d'enfermer cinq individus dans l'un des nombreux ascenseurs de l'une des tours jumelles du World Trade Center était plutôt ingénieuse. Sauf qu'en terme de défi, la réunion de cinq personnages n'ayant rien de fameux à nous proposer en terme d'intrigue (si ce n'est l'espoir de s'extraire d'un piège avant que ne surviennent les conséquences dramatiques dues au crash d'un avion de ligne sur l'une des tours jumelles) ne préoccupe jamais vraiment le spectateur qui devant la maigreur du scénario, de l'interprétation et des affreux décors, n'a surtout pas envie de se retrouver enfermé durant une toute petite heure et demi parmi des personnages bien trop lisses et inintéressants.

Dans le genre huis-clos ou thrillers situant leur intrigue dans un ascenseur, mieux vaut se rabattre sur De Lift (L'Ascenseur) de Dick Maas, ou plus encore sur l'excellent Abwärts (Out of Order) du suisse Carl Schenkel car l’œuvre de Martin Guigui est une purge ennuyeuse incarnée par des interprètes pas du tout acquis à la cause du cinéaste argentin. Opportuniste dans sa manière d'emprunter les attentats du 11 septembre 2001, 9/11 semble avoir connu une difficile carrière aux États-Unis puisque le film a majoritairement été rejeté. Un détail « amusant » demeure pourtant : la présence de Charlie Sheen dans le rôle principal alors même que le bonhomme est connu pour ses prises de position concernant les attentats du 11 septembre. Il affirmait effectivement que les tours jumelles avaient été détruites lors d'une démolition contrôlée, le gouvernement américain ayant, selon lui, dissimilé l'affaire derrière un attentat terroriste...

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