Un sample sonore de
L'au-delà, un autre de L'Enfer des Zombies.
Plus tard, la reprise d'un thème musical de Cannibal
Holocaust. Umberto Lenzi ne fait pas dans la dentelle et
produit une œuvre s'inspirant du « classique » de
Ruggero Deodato. Si la majorité des œuvre traitant de
l'anthropophagie demeurent de pauvres bandes vidéos sans grand
intérêt, La Secte des Cannibales n'a pas la chance de
trôner au sommet. En effet, le film de Lenzi ressemble trop aux
précurseurs pour pouvoir prétendre renouveler le genre à sa
sortie. Sortant en 1980 alors même que Cannibal Holocaust
vient
tout juste de choquer le monde entier en prétendant par un judicieux
coup de bluff que les morts y sont réelles, La
Secte des Cannibales est
mal réalisé, mal écrit et surtout, mal interprété.
Alors
oui, c'est vrai, l'actrice suédoise Janet Agren est jolie. Mais
aussi expressive qu'une enclume s'apprêtant à recevoir des coups de
marteau, la jeune et ravissante blonde campe une héroïne tout sauf
convaincante. Et ce ne sont certainement pas ses appétissantes
formes qui nous sont exposées à différents endroits du films qui
convaincront les spectateurs que l'on tient là la perle du film de
cannibales. Quant à l'histoire, elle est loin d'être originale :
Sheila
Morris n'a plus de nouvelles de sa sœur Diana. Alors, lorsque la
police la convoque dans ses locaux pour lui apprendre qu'un film dans
lequel elle apparaît a été découvert dans l'appartement d'un
homme qui a commis plusieurs meurtres avant de mourir écrasé par un
camion, Sheila décide de partir à sa recherche. Sur la bande, elle
découvre que Diana est en présence d'une secte se faisant appeler
la Secte de la
Purification,
dirigée par un certain Melvyn Jonas. Le but du gourou étant de
revenir aux fondamentaux et de rejeter la civilisation dans sa forme
occidentale.
Parvenue
jusqu'en Nouvelle-Guinée, Sheila propose au déserteur Mark Butker,
qui depuis sa fuite s'est réfugié là-bas, de l'aider à retrouver
sa sœur...
Le
genre Cannibales n'est pas une nouveauté pour Umberto lenzi puisque
dès 1973, c'est lui inaugura le genre avec Au
Pays de l'Exorcisme.
Sept ans plus tard il revient donc avec un long-métrage qui pille
sans vergogne sur l’œuvre séminale qu'il avait lui-même
réalisée. Il est fou d'imaginer que La Secte
des Cannibales ait
pu un jour être interdit aux moins de dix-huit ans dans notre pays,
surtout si l'on met le film en parallèle avec les atrocités
auxquelles ont été habituées les dernières générations avides
de films gores. A sa décharge, le film de Umberto lenzi propose un
nombre intéressant de scènes d'horreur, mais malheureusement toutes
plus ennuyeuses les unes que les autres. Souvent filmées
hors-champs, il n'y a guère que les sempiternels massacres d'animaux
qui nous sont infligés de bout en bout. Crocodiles, serpents et
singes sont quelques exemples d'animaux qui font les frais d'une
œuvre au contenu finalement assez pauvre en matière d'écriture.
Et
comme dans ce genre de production, l'un n'allait pas l'un sans
l'autre, l'horreur est accompagnée de quelques scènes de nu
déprimantes de stérilité (ce qui est un comble!). Rien d'excitant
donc. Au regard de la majorité des œuvres traitant du sujet du
cannibalisme, La Secte des Cannibales fait
finalement son travail. Ni mieux, ni moins bien qu'un autre.
L'aventure n'est vraiment pas palpitante. A noter la présence à l'écran de l'acteur Mel ferrer...



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