samedi 19 mai 2018

Death Wish V The Face of Death - Le Justicier L'Ultime Combat de Allan A. Goldstein (1994) - ★★★★★★☆☆☆☆



Un peu d'histoire : la gestion du Programme fédéral des États-Unis pour la protection des témoins créée en 1970 est assurée depuis par le département de la Justice des États-Unis. Sa création coïncide avec la volonté de ce dernier de vouloir protéger les témoins avant, pendant et à la suite d'un procès. Il est généralement de coutume de leur procurer une nouvelle identité afin que quiconque nourrisse le projet d'attenter à leur existence ne soit en mesure de passer à l'acte.
C'est ainsi donc que le retrouve Charles Bronson qui depuis plus de vingt ans réapparaît sur grand écran dans la peau de divers justicier et dont Paul Kersey demeure à ce jour le plus célèbre. Assez régulièrement malmenée, c'est le réalisateur américain Allan A. Goldstein qui a définitivement mis un terme aux sorties punitives de celui qui représente au cinéma, la quintessence de l'auto-défense. Cinq 'Vigilent Movies' et une fin de carrière pour Paul Kersey et l'homme qui l'incarna, plutôt pantouflarde et plus que jamais, émaillée d'incohérences. C'est sous un autre nom et bénéficiant du programme de protection des témoins que Paul Kersey a refait sa vie. Laissée derrière lui sa carrière d'architecte, le voici désormais professeur dans une université et compagnon d'Olivia Regent, mère de Chelsea et ancienne épouse du gangster Tommy O'Shea. Depuis leur divorce, ce dernier mène la vie dure à son ex-femme qui a conservé la garde de leur fille. Incapable d'admettre qu'Olivia puisse refaire sa vie avec un autre homme, ce trafiquant, la menace au point qu'elle finit par accepter de témoigner lors d'un procès contre O'Shea. Mais ce dernier n'ayant pas l'intention de rester sans réagir, il fait abattre Olivia. C'est maintenant pour Paul Kersey, l'heure de venger la mort de celle qu'il aime et de ressortir les armes pour cet ultime combat contre la pourriture qui vérole Los Angeles. Principal point de mire : O'Shea et tous ceux qui collaborent avec lui...

Peut-être me fais-je un peu vieux. Peut-être faudrait-il que j'arrête de nourrir l'espoir que même dans les mauvais films, il y a toujours quelque chose de positif à retirer. Parce qu'à la lecture des commentaires, des critiques, des avis du public et de la presse, j'ai parfois l'impression de vivre en décalage total avec le monde qui m'entoure.

Alors,bien entendu, dire que Death Wish V: The Face of Death - Le Justicier : L'Ultime Combat est un chef-d’œuvre serait abusif. Mais c'est avec une certaine tendresse que je quittait là, l'univers d'un héros ordinaire et de son interprète principal qui allaient, tout deux, prendre la retraite en même temps. A revoir les cinq volets qui constituent la saga Death Wish, contre toute attente, ce dernier n'est peut-être finalement pas le plus mauvais d'entre tous malgré l'idée reçue. Surtout si l'on s'amuse à le comparer à des monuments de l'acabit des Die Hard qui dans le genre, enfoncent tout sur leur passage. A redécouvrir aujourd'hui, Bronson-Kersey a parfois les allures d'un vieux papy sorti de sa retraite afin de casser de gros méchant. Et dieu sait si ceux que lui opposent le cinéaste et le scénariste Michael Colleary le sont. Des belles gueules de crapules décervelées chapeautée par un Michael Parks-Tommy O'Shea suffisant, prétentieux, orgueilleux, et surtout, d'une amoralité totale. Le genre d’énergumène que le public rêve de voir finir au fond d'une rivière les pieds coulés dans le béton et une balle entre les deux yeux.
L'une des plus importantes différences entre ce dernier volet et les précédents, outre la différence de qualité et d 'époque, demeure dans l'originalité de certains meurtres. Tous ne terminent pas leur existence sous les balles du justicier et le film flirte parfois avec l'horreur lors de règlements de compte relativement jouissifs. L'un meurt broyé, un autre brûlé par l'explosion d'un ballon piégé, et un autre termine sa misérable existence plongé dans un bain d'acide. De quoi pallier à la grande banalité de l'intrigue qui au bout de tant d'épisodes finit par lasser.
Les fans regretteront sans doute la fin un peu brutale choisie par Allan A. Goldstein qui abandonne ce héros mythique (quoiqu'on en dise, quoiqu'on en pense) un peu tristement. Dos à la caméra, Paul Kersey prenait là, une retraite définitive bien méritée. A noter que le 2 mars dernier aux États-Unis et le 9 mai en France sortait le remake du premier long-métrage de la saga, réalisé par Eli Roth et principalement interprété par Bruce Willis et Vincent d'Onofrio...

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