samedi 17 février 2018

Dawn of the Mummy Frank Agrama (1980) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆



C'est en fouillant dans les entrailles de mon vieil ordinateur que je suis retombé sur la vidéo d'un film daté de 1981, réalisé par un certain Frank Agrama, principalement producteur de cinéma mais également réalisateur d'une petite poignée de longs-métrages dont ce Dawn of the Mummy qui semble avoir été son dernier méfait. Dans la catégorie des nanars, on tient sans aucun doute avec cette pellicule, l'un des plus mauvais films de l'histoire du cinéma. Du moins dans celle consacrée aux zombies si l'on se réfère au titre français, L'Aube des Zombies. Tout dans le film de l'américain est bon à jeter aux ordures. Et pourtant, sans doute ce piètre long-métrage aura-t-il eu la chance d'entrer dans la légende, du moins en Angleterre, pour avoir été saisi et confisqué en vertu de la loi de 1959 sur les publications obscènes. On peut se demander d'ailleurs à quel titre puisqu'à aucun moment le spectateur n'est confronté à tel ou tel étalage de sexe, même pas explicite. Quant aux atrocités attendues par l'amateur avide de tripailles, là encore, ce dernier est rarement satisfait.

Au pire, ce que l'on serait en droit de reprocher au film serait de nous faire croire en cachant son navet derrière un titre (ainsi que sa traduction) proche du Dawn of the Dead de George Romero, une quelconque parenté. Les fans de Zombie prendront clairement connaissance du désastre et ce, dès les premières minutes. Ne sachant pas vraiment où Frank Agrama veut emmener le spectateur, l'intrigue nous promène d'abord au temps des pharaons, durant l'enterrement de l'un de ceux-ci, l'imaginaire Sefirama, accompagné dans la mort par plusieurs serviteurs, ceux-là même qui reviendront à la vie dans le présent lorsque des pilleurs de tombes se faisant passer pour des archéologues auront la mauvaise idée de pénétrer dans le tombeau afin de dérober tout l'or enfoui dans une pièce tenue secrète.
C'est sur ce même site que va venir des États-Unis un groupe de mannequins de mode ainsi qu'un photographes pour une séance qui va tourner au vinaigre. Confrontés aux pilleurs, le groupe va profiter du tombeau recouvert de hiéroglyphes afin de poser pour une séance photo. C'est là qu'intervient la momie du titre et de ses serviteurs pour le coup, sacrément abîmés (mais pas autant que l'on aurai pu supposer, vu le âge). S'il devait demeurer un point positif dans cette entreprise de destruction cinématographique, c'est l'originalité de sa créature puisque Franck Agrama propose une momie attirée par la chair humaine, la renvoyant donc davantage au mythe du zombie que de la momie « karlofienne ».

Contrairement aux premières impressions, Dawn of the Mummy est bien un film américain même si une majorité des interprète est d'origine italienne, aspect renforçant l'impression que le film n'est que l'un de ces innombrables nanars transalpins. Situant son intrigue au Caire, le cinéaste ne profite cependant pas des extraordinaires images de carte postale de l’Égypte. Que son devenues ses pyramides, ses bazar égyptiens, ses mœurs et ses coutumes. Dans le film de Franck Agrama, il n'en reste que de puérils stock-shots. L'interprétation est désastreuse. On ne croit pas un seul instant aux hurlements des victimes de la momies et de ses serviteurs zombifiés. Quant à l'intrigue, elle ne fait que tourner en boucle comme une faille temporelle. A dire vrai, un scénario sans la moindre originalité ne faisant que piller dans les classiques de George Romero et de Karl Freund, allant même jusqu'à vaguement copier l'affiche de La Momie réalisée en 1932. A fuir...

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