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mercredi 8 novembre 2017

The Poughkeepsie Tapes de John Erick Dowdle (2008) - ★★★★★★☆☆☆☆



J'avoue, je n'attendais pas grand-chose de ce long-métrage de John Erick Dowde, l'homme qui commit en 2008 le remake américain du film d'épouvante espagnol réalisé un an auparavant par les cinéastes Paco Plaza et Jaume Balagueró, REC. C'est aussi tout à fait par hasard que je devais tomber sur un film que j'imaginais déjà être l'un des nombreux succédanés de la fameuse (fumeuse?) trilogie des August Underground que Fred Vogel tourna entre 2001 et 2007. Des longs-métrages à la réputation sulfureuse mais au final, relativement indigestes. Images cradingues accentuant l'aspect amateur. Absence totale de scénario. Et réputation hautement galvaudée (allez plutôt voir Schizophrenia de l'autrichien Gerald kargl pour vous convaincre d'un film réellement dérangeant ou dans un autre registre, l'épouvantable Men behind the sun réalisé en 1988 par le cinéaste japonais Tun Fei Mou) avaient finit de me décourager d'approfondir l'approche de ce genre de sujet tapageur. Des torture-porns, il en existe des dizaines, voire, des centaines. Rares sont ceux qui retiennent véritablement l'attention. Et même lorsque les scènes d'horreur demeurent plutôt convaincantes (je pense notamment à la série des Guinea Pig, série de six longs-métrages s'étalant entre les années 80 et 90), l'absence de scénario ruine tout l'intérêt d'exactions commises pour des raisons mal définies (si ce n'est d'assouvir les penchants morbides de spectateurs avides de tortures et de meurtres sexuels barbares).
C'est peut-être parce que The Poughkeepsie Tapes propose un contenu quelque peu différent qu'il demeure dans le genre l'une des plus grandes “réussites.” Un terme à prendre avec des pincettes bien entendu. Je ne vous mentirai pas en affirmant que durant la totalité du métrage, une certaine gène est maintenue du fait que l'on sache dès le départ que le spectacle qui nous est proposé est entièrement fictionnel. On peut même se demander dans quelles mesures demeure l'intérêt de regarder le film de John Erick Dowde puisque dans le genre documentaires basés sur des faits réels, il en existe des centaines qui relatent des faits authentiques en n'usant d'acun artifice du domaine de la fiction en dehors de quelques reconstitutions (chez nous, Faites entrer l'Accusé, Enquêtes Criminelles, ou encore Crimes, présentée par LE spécialiste français sur la question des tueurs en série, Stéphane Bourgoin).

Mais ce qui fait la particularité de The Poughkeepsie Tapes, et qui démontre que son auteur a quand même bossé son sujet, c'est qu'il y fait intervenir des officiers de police, des profilers, des médecins légistes, des proches des victimes... et même si tous demeurent des actrices et acteurs, on finit par accepter le jeu. Après, faut-il le préciser, une première demi-heure relativement ennuyeuse. Si l'on parvient à passer outre la médiocre qualité des images (qui dans le genre, repoussent les limites en imposant un visuel parasité du début à la fin et plongeant ses “acteurs” dans une obscurité permanente) censées être issues des cassettes retrouvées chez le tueur en série au centre de cette intrigues, on appréciera (ou pas d'ailleurs), la mise en place d'un véritable scénario tournant autour de ceux qui habituellement participent au genre d'événement tragique qui se trouve au cœur de The Poughkeepsie Tapes. Des flics donc, mais également la famille des victimes d'un tueur en série sur lequel les autorités ne parviennent pas à mettre la main. Si d'une manière générale, peu de scènes se révèlent choquantes, il en demeure tout de même quelques-unes qui impressionnent par leur efficacité. Si John Erick Dowde développe une mise en scène dévoilant à tour de rôle les images filmées par le tueur lui-même lors de ses exactions ainsi que les différents témoignages, il parvient à rendre cohérente l'histoire contée.
Fait divers sordide pas loin de rejoindre la réalité, The Poughkeepsie Tapes n'est sans doute pas le plus dérangeant des longs-métrages. Beaucoup moins trash, inutile et abjecte qu'un Green Elephant réalisé par Svetlana Baskova ( une femme derrière la caméra ???), il demeure pourtant dans le genre torture-porns, l'un des cas les plus intéressants à découvrir...

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