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mercredi 6 septembre 2017

Saw III de Darren Lynn Bousman (2006) - ★★★★★★☆☆☆☆



Les sociétés de production "Lionsgate" et "Twisted Pictures" ayant mis la main sur une franchise à succès, pourquoi ne pas presser le fruit jusqu'à la dernière goutte me direz-vous. Un fruit dont les réserves sont intarissables puisqu'il s'agira ici de parler du troisième volet de la saga Saw alors même que, on le sait déjà, un huitième épisode sort dans peu de temps au cinéma. Darren Lynn Bousman remet le couvert pour un volet en deçà des deux précédents. C'est qu'au bout d'un moment, il va bien falloir réaliser qu'à force d'exploiter toujours le même filon, l'originalité va se faire la malle, aller voir ailleurs, et nous laisser devant des projets qui finiront tous par se ressembler. C'est donc ainsi, une fois de plus, que l'on retrouve les personnages de John Kramer et d'Amanda Young, eux-même toujours interprétés par Tobin Bell et Shawnee Smith. Alors que le premier dépérit à vue d’œil, atteint d'un cancer qui le ronge de l'intérieur et dont les conséquences se lisent sur son visage, la seconde gagne peu à peu en folie et perd, donc, toute sensibilité face aux atrocités que son sauveur commet par procuration puisque c'est elle qui, sous l’œil bienveillant de Sigsaw, enlève les futures victimes de leurs jeux sadiques et fabrique les nouveaux pièges. A ce propos, j'aimerais que l'on m'explique de quels fonds dispose Kramer. Car au vu des différents entrepôts et du matériel illimité dont il dispose, le bonhomme doit être immensément riche !
Un détail qui cependant, et en regard d'innombrables incohérences, paraît finalement bien innocent. Par exemple, si l'on sort du cadre exclusivement divertissant, je veux bien que le Syndrome de Stockholm puisse réellement exister, on en a d'ailleurs vu la preuve dans les médias, mais de là à rendre si dépendante l'ancienne toxicomane Amanda (qui de ce fait l'est à nouveau, mais d'une autre ampleur) envers Kramer pour lequel elle accepte de perpétrer des actes innommables, faut quand même pas charrier. Un subterfuge scénaristique prévoyant la mort de Jigsaw, mais pas de la saga en l’occurrence. L'actrice en deviendrait presque énervante, percluse de tics nerveux, posant parfois devant la caméra, Shawnee Smith peu (ou pas) agacer.

Comme ce fut le cas pour les deux précédents volets, Saw III réserve quelques massacres joliment orchestrés et furieusement gores. Le scénariste Leigh Whannell fait preuve d'une imagination incroyable dans la fabrication des meurtres. Cet aspect de ce troisième épisode est sans nul doute ce qu'il a de mieux à en extraire. Concernant ce film-puzzle troisième du nom, le cinéaste nous propose pas mal de retours en arrière. Il se faufile et va jusqu'à reprendre quelques séquence du premier, réalisé par James Wan, afin d'apporter une conclusion définitive concernant les deux premières victime de Kramer/Jigsaw. On découvre par exemple le sort finalement accordé au personnage d'Adam Stanhight (interprété par le scénariste lui-même) alors que James Wan avait à l'époque décidé de le laisser pourrir dans ce qui était devenu par la force des choses, son tombeau.
Avant de réaliser le quatrième opus de la saga, Darren Lynn Bousman aurait-il choisi de mettre un terme définitif à la juteuse franchise ? C'est l'impression qu'il donne en tout cas en détaillant point par point certains des éléments qui étaient demeurés sans réponse. De plus, en éliminant Kramer et Amanda, il tuait d'une certaine manière la poule aux œufs d'or. Saw III laisse un sentiment mitigé.

Ni mauvais ni même très bon, il demeure à l'heure de sa sortie en 2006, comme le moins bon des trois premiers épisodes. Trop d'incohérences (bah quoi ! J'ai jamais vu un type se broyer lui-même la cheville ou un autre avoir tous les membres retournés sans émettre le moindre cri.là non plus, il ne faut charrier). L’œuvre de Darren Lynn Bousman, si elle tente maladroitement de renouer avec l'efficacité du premier épisode, laisse tout de même de bons souvenirs en matière de gore. Du coup du « chevalet », en passant par la séquence ultra-craspec du juge noyé sous un amas de viande broyée en décomposition avancée. Ne manquait plus qu'une pastille en « odorama » pour atteindre le plus haut degré en matière d'horreur. Espérons que la suite relancera de belle manière une saga qui, j'en ai bien peur, aurait tendance à se noyer...

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