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mardi 5 septembre 2017

Saw II de Darren Lynn Bousman (2005) - ★★★★★★★☆☆☆



Alors qu'en 2004 le tout juste quarantenaire James Wan connaît la célébrité grâce à son premier long-métrage Saw, lequel rempli parfaitement son contrat auprès des producteurs puisque le film rapporte dix fois la mise de départ (un budget de 1200 000 de dollars pour un gain mondial de plus de 100 000 000, ainsi qu'auprès de la presse et du public, une suite est très vite mise en chantier et sort, à un jour près, à un an d'intervalle. James Wan libère sa place de réalisateur au profit du cinéaste américain Darren Lynn Bousman, lequel n'a tourné jusqu'à maintenant qu'un seul long-métrage. Pour cette suite sobrement intitulée Saw II, le cinéaste bénéficie d'un budget gonflé à bloc puisque du gros million de l'original, les finances sont revues à la hausse et son montent à 24 millions de dollars (quatre pour la production et vingt pour la publicité). En comparaison des sommes mises en jeu et rapportées par le premier volet de la saga, les résultats de cette suite se révèlent un brin décevants. A peu de chose près, les résultats sont identiques.
Pour cette suite, Darren Lynn Bousman doit faire face à un problème de taille : comment relancer la franchise maintenant qu'est révélée l'identité de Jigsaw, l'homme responsable des événements passés ? En réactualisant le sujet tout en tentant une approche de grande ampleur. Finie la pièce unique dans laquelle sont enfermés deux hommes. Cette fois-ci, le théâtre des événements se situe dans une demeure parsemée de pièges où sont enfermées huit personnes de tous âges et de toutes origines. Toutes ont un point commun même si elles ne le savent pas encore. L'un des kidnappés n'est autre que le fils d'Eric Matthews, flic divorcé et donc, père de Daniel avec lequel il entretient des rapports difficiles.

Un policier, donc. Violent, un peu « ripoux » sur les bords, et incapables d'assumer ses fonctions. Sa collègue Allison Kerry tente de le secouer mas rien n'y fait. Du moins jusqu'au jour où il espère pouvoir coincer le furieux psychopathe que les médias nomment Jigsaw. Alors que celui-ci vient de laisser derrière lui un nouveau cadavre, Eric, Allison et plusieurs policiers découvrent la planque du John Kramer. Lequel ne tente même pas de se sauver. Bien au contraire, il a l'intention de se laisser prendre et de proposer un petit jeu dont il a le secret à Eric Matthews qui, désemparé, vient de découvrir des caméras de surveillances postées dans la demeure ou Daniel et les sept autres captifs sont enfermés. Eric n'a que deux heures pour faire parler Kramer. En effet, un gaz neurotoxique est déjà en train d'empoisonner l'air de la maison où sont retranchés Daniel et les autres et s'ils ne trouvent un moyen de récupérer l'une des seringues renfermant un antidotes parsemées dans la demeure, c'est pour eux la mort assurée...

Alors que Saw II perd une partie de ce qui faisait la force et l'intérêt du premier opus, Darren Lynn Bousman parvient cependant à relancer l'impitoyable machine et ce, de manière brillante. Le cinéaste radicalise encore davantage le propos avec des scènes beaucoup plus violentes et une surenchère en terme de gore. On retrouve le personnage d'Amanda Young, toujours interprété par l'actrice Shawnee Smith. Mais alors que son personnage avait peu d'importance dans le premier volet, cette fois-ci, son implication dans Saw II est d'une importance considérable. Campé par Danny Glover, le détective David Tapp étant désormais décédé, c'est maintenant l'inspecteur Eric Matthews qui prend la relève sous les traits de Donnie Wahlberg. Pour ce second épisode, Darren Lynn Bousman fait preuve d'une imagination et d'un sadisme hors du commun. Les pièges sont plus vicieux les uns que les autres et les meurtres toujours plus sanglants. La palme revenant sans doute à l'acteur Franky G dont le sadisme n'a d'égal que celui de John Kramer. Bien que perdant l'effet de surprise originel, le cinéaste américain parvient à maintenir une certaine cohésion entre le premier Saw et cette séquelle hautement jouissive. Autant dire que l'on est impatient de voir le troisième opus que Darren Lynn Bousman a de nouveau réalisé...

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