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dimanche 8 mai 2016

Les tueurs qui inspirent le 7ème art: Ed Gein "Psychose" de Alfred Hitchcock (1960)



De la fiction...

Marion Crane est une jeune secrétaire qui entretient une relation avec Sam Loomis, un homme marié qui refuse de quitter sa femme à cause de la perte d'argent que lui coûterait de payer une pension alimentaire. Après avoir passé la pause déjeuner dans une chambre d’hôtel en compagnie de son amant, Marion retourne au bureau quand George Lowery, son patron, lui confie les quarante-mille dollars qu'un riche homme d'affaire compte bien investir dans l'achat d'une propriété. Mais comme Marion en a assez de sa situation, plutôt que de se rendre à la banque y déposer l'argent, elle préfère prendre la fuite à bord de sa voiture.
Totalement obsédée à l'idée d'être découverte avant d'avoir quitté la région, Marion est d'abord accostée par un agent de police qui trouve curieuse la nervosité de la jeune femme. Roulant à vive allure à bord d'un véhicule qu'elle a échangé contre sa propre voiture, elle arrive en début de soirée et sous la pluie aux abords d'un motel tenu par un certain Norman Bates.

Le jeune homme s'avère gentil et serviable. Il propose même à Marion de lui préparer un dîner. Norman vit avec sa mère dans une étrange et immense demeure bâtie au sommet d'une colline et située à proximité du motel. Après avoir pris ses quartiers, Marion cherche un endroit où cachet l'énorme liasse de billets qu'elle a dérobé plus tôt dans la journée. Après avoir partagé un sandwich avec le propriétaire du motel, Marion retourne à sa chambre et décide de prendre une douche. C'est que se profile une silhouette féminine, un couteau à la main...

Tout semble avoir déjà été dit sur le classique d'Alfred Hitchcock. Cette œuvre qui rendit célèbre dans le monde entier l'acteur Anthony Perkins. Psychose est non seulement un thriller magistral, une œuvre d'épouvante redoutablement efficace, une enquête policière passionnante, mais également dans sa dernière partie, un joli portrait de tueur en série dressé par un certain Dr. Richmond (l'acteur Simon Oakland). Quand on pense que le film n'a coûté que la modique somme de cent mille dollar, le chef-d’œuvre du britannique a de quoi forcer le respect quand tant d'autres se brisent les reins avec des films ayant coûté des centaines de fois plus.

Si le meurtre demeure pour l'époque relativement sanglant, on peut s'étonner de découvrir une future victime (Janet Leigh) à moitié dénudée au début du film (elle ne porte en effet qu'une culotte et un soutien-gorge), sachant tout de même que le film ne date que de 1960. On ne reviendra pas sur l'effroi qui nous saisit la première fois que l'on distingue la silhouette de l'assassin derrière le rideau de douche ou à la fin lorsque celui-ci débarque dans la cave où repose le corps momifié de la mère de Norman Bates. Un gros plan sur la bouche terrifiée de Marion. Une victime se débattant, d'interminables coups de couteaux s'enfonçant hors-champ dans le corps de la victime (et plus effrayant encore, directement dirigés vers les spectateurs), le sang qui s'échappe du corps de Marion avant de disparaître dans le siphon de la baignoire, une main qui tente vainement de se rattraper au carrelage mural de la salle de bain avant de se rattraper au rideau de douche et de l'arracher. Et puis, ce plan rapproché du siphon, très vite remplacé par l’œil mort de la victime. Tout ceci, enrobé par la prodigieuse partition musicale du compositeur Bernard Hermann.



Avant et après cela, évidemment, Alfred Hitchcock maîtrise tous les aspects de son œuvre. Un superbe noir et blanc, des interprètes fantastiques (Perkins, Leigh, bien sûr, mais également John Gavin, Vera Miles, Martin Balsam, John McIntire ou Simon Oakland déjà cité plus haut. Une maison « habitée » dans tous les sens du terme. Un personnage à part entière. Et une multitude de scènes anthologiques. Un grand, un TRÈS grand chef-d’œuvre, et l'un des meilleurs films de son auteur...


… à la réalité

Ce que ne savent peut-être pas certains d'entre nous, c'est le rapport entretenu entre l’œuvre d'Alfred Hitchcock et un autre grand chef-d’œuvre du septième art : Massacre à la Tronçonneuse. En effet, les deux films s'inspirent tous les deux du cas d'Edward Gein, surnommé par la presse de l'époque, « Le Boucher de Plainfield ». L'homme se rendit coupable d'un double homicide et de plusieurs dizaines de profanations de sépultures, emportant avec lui une trentaine de cadavres avec lesquels il fit sans doute « joujou ». Ce qui fut une certitude, c'est que cet homme, qui mura la chambre de sa bien aimée maman (seule pièce de la ferme familiale à n'avoir pas été transformée en abattoir), fut marqué par la mort de celle-ci dont il reproduisit l'image en assassinant deux femmes en 1954 et 1957, et dont il emporta les corps chez lui avant de les vider comme de simples bêtes d'abattoir. On retrouva notamment des vêtements, des abats-jour, ou des bols tous fabriqués à partir de morceaux de cadavres.Ed Gein fut considéré comme irresponsable et fut interné dans un hôpital psychiatrique pour les fous criminels. Il mourut d'une insuffisance respiratoire le 26 juillet 1984...

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