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dimanche 10 août 2014

Mondo Trasho de John Waters (1969)



Une femme se promène dans un parc lorsqu'elle croise la route d'un pervers qui l'attire dans une forêt et lui lèche les pieds. La victime aime les caresses que lui prodigue l'homme et se met à gémir. Elle ferme les yeux et s'imagine en Cendrillon. Une fois la séance terminée, le pervers s'enva comme il étai apparu, laissant seule la jeune femme qui quitte la forêt bouleversée, traverse une route sans regarder, et se retrouve dans un fossé, renversée par une voiture conduite par Divine, une grosse femme.

Celle-ci ne sachant que faire prend l'accidentée inconsciente à bord de sa voiture puis reprend la route. Arrivée en ville, elle téléphone à un hôpital pour prendre rendez-vous, mais sur le chemin, elle et la jeune femme inconscientes sont enlevées par des hommes en blouse blanche qui le transportent jusque dans un hôpital psychiatrique...

Premier long-métrage de John Waters après une série de courts, Mondo Trasho sent l'amateurisme à plein nez. Le titre donne tout son sens au genre qui va le rendre célèbre même si ici, on est lon d'atteindre les débordements de ses futurs productions. John Water produit, réalise, écrit, filme et monte son film lui-même. Débutant de manière plutôt sinistre (un bourreau décapite réellement des poulets), Mondo Trasho montre très vite ses limites. La mise en scène est plate, l'histoire est franchement inintéressante, les dialogues rarissimes et quelconques, l'image est crasseuse et la musique, trop présente, fini par être étouffante.

Le cinéaste aborde des sujets tels que l'aliénation et la religion. Son œuvre est un grand foutoir, désorganisé, libre et improvisé. Pour la bande-son, hormis les rares dialogues ajoutés au montage, John Waters a pioché dans sa discographie et a créé une sorte de mix pop, roch 'n roll et classique. Sans demander les droits aux différents auteurs, il a condamné son film à l'anonymat. Ce n'est que grâce aux autres médias et à son succès grandissant au fil de ses œuvres que le film de John Waters a pu ainsi se faire connaître.

D'après certaines sources, l'équipe présente le jour où fut tournée la scène de l'auto-stoppeur nu, tout le monde termina en cellule pour avoir tourné en toute illégalité. Mais sûrement avant tout pour exhibition. Des bruits affirment également que l'un des acteurs aurait fait un séjour dans un hôpital psychiatrique après son expérience sur ce film.

Le titre, Mondo Trasho, fait référence au film du pape du trash Russ Meyer, Mondo Topless. Un hommage un peu raté puisque le film de John Waters, qui possède malgré tout un statut culte, est vraiment de piètre qualité et sert surtout la légende de son géniteur plutôt qu'autre chose. Ceux qui ne connaissent pas encore le cinéma de cet auteur atypique ont donc plutôt intérêt à se jeter sur ses œuvres suivantes plutôt que sur celle-ci, au risque d'en être dégoûtés à tout jamais...

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