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samedi 18 janvier 2014

Comme un Cheveu Sur La Soupe de Maurice Regamey (1957)


Pierre Cousin est malheureux. Ce musicien et compositeur de talent n'écrit plus que de des musiques tristes. Pire ! Il intente à sa vie. Il tente l'empoisonnement, ouvre le gaz, mais lorsque la concierge de l'immeuble où il vit lui dit que Wanda, son ex-fiancée demande à le voir, il retrouve le sourire. Il part la retrouver avec sous le bras la pile de lettres qu'elle lui a envoyé. Il manque alors de recevoir un pot de fleurs sur la tête et de se faire écraser par un automobiliste. Une fois arrivé chez Wanda, il constate que celle-ci n'a pas l'intention de refaire sa vie avec lui mais qu'elle veut simplement récupérer les lettres, les échangeant avec celles que Pierre lui avait envoyé. Il repart déconfit, avec une fois de plus, l'idée d'en finir avec son existence.

Il se jette alors par dessus un pont mais tombe sur un tas de foin transporté par une péniche. Plus tard, alors qu'il marche sur les berges de la Seine, il croise une ancre et décide de s'en lester avant de la jeter dans la rivière. A ce moment là, une jeune femme désemparée se jette à l'eau. Ni une, ni deux, Pierre décide de la sauver et saute lui aussi dans l'eau et vient au secours de la jeune femme.

Le couple ainsi improvisé se retrouve au commissariat de police. Pierre fait sécher ses vêtements avant de se rhabiller et Caroline Clément, la jeune femme, est interrogée par le commissaire dans une pièce voisine. Pierre quitte précipitamment le commissariat après qu'un individu lui ait prédit qu'il vivrait centenaire, à moins qu'il soit tué par un autre homme. C'est ainsi qu'il fait la connaissance d'Amédée, un tueur professionnel auquel il propose, moyennant de l'argent, de le tuer.

Mais Pierre est désormais un héros. On parle de lui dans la presse, on lui offre un emploi dans un grand cabaret de Montmartre, « La Belle Vie » et on l'invite sur les plateaux télé. Une proposition flatteuse mais dangereuse pour celui qui va mieux et qui désormais ne veut plus mourir.

Amédée a pourtant bien l'intention de remplir son contrat...

Comme un cheveu sur la soupe est le premier grand rôle de Louis de Funès. Et lorsque l'on pense « grand rôle », il faut imaginer plutôt « premier rôle ». Car en effet le film, au regard des nombreux classiques qui vont émailler la carrière du plus grand comique français de tous les temps, ne fait pas partie de ses meilleurs. Mais il fallait bien commencer par quelque chose et ne boudons pas notre plaisir de découvrir un Louis de Funès qui livre ici un jeu efficace dans lequel les prémices de son jeu si particulier se font sentir.

Louis de Funès qui avant d'être acteur était pianiste de bar joue ici pour notre plus grand plaisir du piano. Chose rare, on le verra également en jouer dans le film de Jean Loubignac, Ah ! les belles bacchante. La première demi-heure est plutôt plaisante avec les incessantes tentatives de suicide du personnage de Pierre Cousin et la traque dont il fait l'objet auprès des journalistes (parmi lesquels, les yeux les plus aiguisés reconnaîtront Jean-Pierre Cassel). Ensuite, le film s’essouffle et ne parvient pas vraiment à conserver le rythme.

Le seul véritable plaisir est alors de voir Louis de Funès cabotiner devant la caméra. Comme un cheveu sur la soupe restera donc surtout connu pour avoir donné sa première vraie grande chance à l'acteur en lui proposant le rôle principal. Au delà de ça, le film est une toute petite comédie, légère et presque insignifiante...



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