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mardi 3 février 2026

Great White Waters d'Anthony C. Ferrante (2025) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆


 

 

Depuis huit années que la franchise Sharknado a pris fin, le cinéaste américain Anthony C. Ferrante a tourné d'innombrables courts et longs-métrages cinéma et télévisuel avant de réapparaître en 2023 non pas avec un septième opus de sa drolatique série de films comico-horrifiques dans lesquels des requins volants s'en prenaient à la population mais des squales beaucoup plus classiques. Signant ainsi Blind Waters dans lequel un couple en vacances affrontait l'un de ses représentants parmi les plus récalcitrants ! En 2025, rien ne change vraiment, tout se recycle puisque à nouveau, Anthony C. Ferrante s'attaque à un nouveau film de requins mettant cette fois-ci en scène des créatures baignant autour d'une très grande quantité de cocaïne perdue au fond des mers. Intitulé Great White Waters, ce dernier long-métrage signé d'un auteur décidément très productif demeure dans la droite lignée des néo-nanars qu'il signa donc entre 2013 et 2018. Cependant, n'espérez pas voir cette fois encore les bestioles en question évoluer dans les airs... Et à l'issue des quatre-vingt treize minutes que dure le long-métrage, on serait en droit de dire que cela est presque regrettable tant Great White Waters est mauvais. Mais à un point, les amis, que vous n'êtes probablement pas prêts à concevoir, surtout si vous n'êtes pas habitués à voir nager dans les eaux troubles du film de requins ce genre de petit budget n'ambitionnant jamais d'atteindre les sommets du genre. Il y a bien longtemps que toute tentative a été abandonnée s'agissant de l'idée d'égaler THE classique du genre, Les dents de la mer de Steven Spielberg. Et encore, lorsqu'un cinéaste y parvient (presque) comme l'australien Sean Byrne l'année dernière, ça n'est qu'en passant par des chemins détournés comme avec l'excellent Dangerous Animals dont les squales ne servaient que de matière secondaire à un récit tournant surtout autour d'un psychopathe et de sa principale victime. D'emblée, rien d'anormal que de découvrir que ni l'interprétation, ni la mise en scène de Great White Waters ne peuvent prétendre à recevoir le moindre prix dans un quelconque festival en dehors de celui des Golden Raspberry Awards. Sauf que celui-ci a comme habitude de ne s'attaquer qu'à des œuvres qui ont d'abord su faire parler d'elles dans la presse, les réseaux ou plus directement en salle. Des films reconnus en tant que tels et non pas en tant que vastes fumisteries comme peut l'être justement considéré le dernier long-métrage d'Anthony C. Ferrante...


Je ne pensais pas devoir l'écrire un jour mais on a connu le bonhomme en meilleure forme ! Jouant ici le jeu du premier degré, Anthony C. Ferrante semble avoir perdu l'essence même de son art. Celui de ne surtout pas se prendre au sérieux et appliquer au genre qui promeut habituellement le frisson, une bonne dose d'humour totalement décomplexé. Mais en voulant entrer dans le rang tout en n'ayant ni les qualités pour le faire et encore moins les moyens pour s'en donner la peine, le cinéaste vient de produire dans le cas de Great White Waters, l'un des pires représentants de son espèce. Ici, pas de requins volants, nageant dans le sable ou dans la neige, hybridé avec Frankenstein, le mythe du zombie, radioactif, à trois, quatre, cinq et même six têtes ou encore je ne sais quelle autre espèce de délire improbable. Désormais, les requins sont eux aussi rentrés dans le rang de la normalité pour un programme qui au final s'avère aussi anodin que terriblement ennuyeux. L'on y suit pendant quatre-vingt dix minutes environ une équipe de narco-trafiquants chargé par le puissant Leo Reverend (incarné par le nullissime Steve Hanks) de récupérer des caisses contenant des fioles remplies de stupéfiants. Pour leur malheur, l'eau est infestée de requins en CGI. Mais par chance débarque la jeune et jolie Gia Shah (Angela Cole) qui a bord de sa petite embarcation transporte un appareil électromagnétique qui permet d'éloigner les requins. ''Embauchée'' par les malfrats sans se douter qu'ils sont de dangereux criminels, Gia ne sait pas qu'elle est en train de mettre son existence en danger. Des morts... des requins... de l'eau à perte de vue et un scénario aussi vide qu'une boite de chocolats qui serait tombée entre les mains d'un consommateur compulsif de friandises... Cerise sur le gâteau, les doublages français. On n'avait sans doute pas entendu des dialogues aussi atrocement récités par des doubleurs sans doute payés au SMIC depuis le glorieux temps des Nanars d'antan... A croire même que certains ont été conçus à l'aide d'une intelligence artificielle tant l'ensemble sonne faux. Et pourtant, malgré une somme relativement conséquente de défauts, Great White Waters n'est jamais drôle, jamais divertissant mais par contre, d'un ennui qui sidère par sa puissance. Bref, n'hésitez surtout PAS à ne PAS vous lancer dans l'aventure de ce nouvel étron...


dimanche 17 mai 2015

Echoes de Nils Timm (2014)



Anna est victime de paralysie du sommeil. Durant ces phases elle est tourmentée par des visions cauchemardesques. Afin de contrer ses affreuses hallucinations la jeune femme prend des drogues. Elle est sur le point de conclure un marché avec les collaborateurs de son amant Paul Wagner, mais l'écrivaine sent que ce dernier est encore retissant. Paul affirme vouloir mettre toutes les chances du coté d'Anna et c'est pourquoi il désire que le scénario sur lequel elle travaille soit parfaitement abouti.

Le couple part en week-end dans le Parc de Joshua Tree dans lequel Paul possède une très belle demeure presque entièrement faite de verre. Anna est troublée par la découverte sous l'évier de la cuisine d'une photo de Paul et de celle qu'elle suppose être son ex petite amie. L'homme reçoit un coup de file du bureau et informe Anna qu'ils vont devoir repartir pour la ville. Déçue, Anna propose à Paul de rester seule dans la maison jusqu'à son retour. Celui-ci accepte.

Mais dès que Paul disparaît, de curieux événements se produisent. Alors qu'Anna promène Shadow, le chien de son amant, elle laisse s'envoler une écharpe qui stoppe net sa route et semble accrocher une silhouette invisible. Prenant la fuite, Anna tombe nez à nez avec un voisin proche de Paul, l'étrange Jeremy. De plus, des lettres semblent avoir été dessinées par un inconnu sur l'une des façades de la demeure...

Il semble bien que Echoes soit le tout premier film du cinéaste Nils Timm dont il parait encore difficile de trouver des informations sur la toile et dans la langue de molière. Des œuvres qui voient de jeunes femmes esseulées dans de grandes demeures à l'architecture un peu froide, il en existe quelques spécimens. Le Parc National de Joshua Tree ayant servit au surestimé groupe de pop-rock U2 est un cadre des plus somptueux que le cinéaste choisit pourtant de n'exploiter qu'avec timidité. En effet, la plupart des scènes se déroulant de nuit, on ne peut pas dire que la photographie soit d'un exceptionnel rendu. Entre les mains du talentueux Dean Semler qui rendit à honneur au bush australien dans le Razorback de Russel Mulcahy, le film aurait sans doute eut une dimension bien différente.

Car en dehors du décor, l'histoire, bien que relativement prenante à différents endroits, est des plus classique. Thriller fantastico-horrifique, Echoes est l'histoire d'une vengeance dite « d'outre-tombe ». On suppose beaucoup de choses avant de très vite comprendre les dessous de cette affaire de revenant qui va piocher une fois de plus dans les classiques de l'épouvante à « la japonaise ». L'avantage ici étant la courte durée de l’œuvre (1h33, ce qui devient relativement rare de nos jours où un film se doit d'afficher au compteur un minimum syndical de 105 minutes), Nils Timm nous évite l'ennui, ce qui n'est pas un mal et nous offre un film finalement plutôt bien fichu. Bien évidemment, il ne restera pas dans les mémoires des cinéphiles (et cinéphages) qui connaissent leurs classiques sur le bout des doigts et qui ont donc connu l'effroi en allant jeter un œil du coté de l'Asie et de ses Honogurai mizu no soko kara, Ju-on, et consorts. Quand aux principaux interprétes, ils s'en sortent avec les honneurs, ce qui n'est déjà pas si mal. A voir... juste une fois...


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