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dimanche 22 septembre 2024

Titanic Rises de Nick Lyon (2022) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Depuis l'immense succès du Titanic de James Cameron, nous aurions pu croire que ce récit romantico-catastrophique allait faire des dizaines d'émules sous forme de Mockbusters mais il faudra pourtant attendre bien des années avant d'entendre parler à nouveau du mythique paquebot transatlantique supposé être insubmersible et qui pourtant dans la nuit du 14 au 15 avril 1912 coula dans l'océan Atlantique après avoir frappé un iceberg. Bien que.... Bien qu'il me semble que l'univers du porno se soit emparé du phénomène avec un certain... Tita nique très peu de temps après ! Si certains amateurs veulent d'ailleurs apporter quelques-une de leurs connaissances à ce sujet en commentaires, ils sont les bienvenus. En 2010 sera produit Titanic : Odyssée 2012 (parfois plus sobrement intitulé Titanic 2), un téléfilm américain produit et réalisé par Shane Van Dyke à destination des ménagères qui aiment regarder la télévision en repassant leur linge ou des fans de nanars dont l'indigence est telle qu'ils leur sont exclusivement réservés ! Il en est qui se montrent incroyablement persévérants, voire même très optimistes, puisque après un premier Titanic suivi d'un second qui tous les deux ont connu le même triste sort, Le réalisateur Nick Lyon et la société de production The Asylum se sont alliés afin de mettre à l'eau un Titanic Rises également ''connu'' sous les titres Titanic 3 et Titanic 666. Projet complètement piteux qui commence, se poursuit et se termine de la pire des manières, on ne pouvait en attendre autrement de la part d'une société de production qui a fait du concept de Mockbuster son principal gagne-pain. Des bande faisandées pillant dans la bonne humeur et les fonds de tiroir des œuvres telles que King Kong, Da Vinci Code, Indiana Jones, Avatar ou encore Ça et Simetierre, deux adaptations cinématographiques inspirées de deux énormes succès littéraires signés du romancier américain Stephen King ! Concernant Titanic Rises, second Mockbuster inspiré de la tragédie et du long-métrage de James Cameron produit par The Asylum après Titanic : Odyssée 2012, Nick Lyon est parvenu à mettre en images un scénario dont le vide absolu est très clairement visible à l'écran.


Surtout dans sa première partie avec ce couple d'influenceurs (nous sommes alors en 2022) que la caméra suit très régulièrement dans les couloirs du Titanic 3, dernière itération d'un paquebot qui n'était finalement pas si insubmersible que cela et qui va être le théâtre de phénomènes paranormaux. Des événements surnaturels liés au pillage des biens personnels des voyageurs du premier Titanic prélevés dans les fonds marins par un certain professeur Hal Cochran (l'acteur Jamie Bamber, lequel est avant tout connu pour son rôle d'Apollo dans la série Battlestar Galactica). Le genre d'énergumène excessivement lourd (pas par son poids mais par cette insistance avec laquelle il va draguer l'une des passagère en dépit de la présence de son époux) et que le scénario met en cause au sujet des événements qui vont très prochainement se produire à bord du navire... Visuellement, le fin connaisseur de la société The Asylum ne sera pas surpris de découvrir une œuvre dont l'esthétique s'avère généralement repoussante. C'est laid, sans aucun sens artistique, entre décors et interprétation de télé-favelas et photographie dénuée de toute personnalité, il est fou de constater combien la ''touche'' The Asylum transpire à chaque plan. Si l'interprétation est si mauvaise, c'est aussi et surtout en partie à cause des dialogues dont l'ineptie est absolument remarquable. Assez digne, au fond, des personnages incarnés à l'image par Derek Yates et AnnaLynne McCord qui respectivement campent les rôles de Jackson et Mia Stone, deux influenceurs apparemment victimes d'une importante fuite de neurones qui vont, pour le bien du récit et des spectateurs, mourir dans d'étonnantes conditions. Titanic Rises met également en scène Lydia Hearst dans le rôle de la petit fille de l'un des naufragés du premier Titanic venue exiger réparations auprès du professeur Hal Cochran en faisant appel au monde occulte des mauvais esprits. Le film part donc totalement en vrille. Ce qui, d'un certain point de vue n'est pas plus mal vu que Titanic Rises demeurait jusque là terriblement ennuyeux. Mais si le rythme s'accélère, le long-métrage de Nick Lyon n'en est pas moins une catastrophe dans tous les sens du terme. Moche, donc, mais aussi mal joué, mal réalisé et doté d'effets-spéciaux pourtant inenvisageables à notre époque, Titanic Rises est tout sauf un plaisir à visionner. Quant aux ménagères, qu'elles se rassurent. Elles ne risqueront pas de brûler la chemise de leur mari en la repassant tant le récit du film devrait logiquement être incapable d'absorber leur attention...

 

vendredi 16 février 2018

Isle of the Dead de Nick Lyon (2016) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆



Isle of the Dead (parfois opportunément nommé Dead Island, renvoyant ainsi le film à la série de jeux vidéos éponymes), on le sent très vite, joue davantage dans la catégorie des purges cinématographiques que dans le registre qui a accueilli en leur temps, La Nuit des Morts-Vivants, Zombie ou bien Le Retour des Morts-Vivants. Dès les premières minutes, l’œuvre de Nick Lyon (déjà responsable du navrant Rise of the Zombies trois ans auparavant en 2012) en rajoute une couche en ouvrant son récit sur une incohérence de taille et qui, à n'en point douter, fera date dans l'histoire du cinéma : alors que tout commence par l'attaque d'une escouade (la section Alpha à laquelle se référeront bientôt les (z)héros du film) entièrement décimée par des cobayes victimes d'une expérience menée par un savant cherchant à créer une nouvelle souche du virus Ebola, le film nous emmène après cette introduction, dix ans plus tard ! Quoi d'étrange, me direz-vous ? Et bien, si l'on tient compte du fait que les soldats débarquant sur l'île où se situe l'intrigue savent pertinemment que les membres de la section Alpha mort dix ans plus tôt ont été décimé en l'espace d'une heure seulement, on a du mal à comprendre pourquoi la nouvelle section envoyée sur place ne l'est que si loin dans le temps. A moins que l'île soit située sur Pluton, on n'a du mal à croire que les autorités aient choisi d'attendre dix années pour envoyer une équipe de secours !

Mais bon, cessons de pouffer et passons à d'autres considérations. Tout d'abord, il est clair que le jeu vidéo et le film dont le titre alternatif voudrait nous faire croire qu'il ont un quelconque rapport, n'en ont pas, justement. Quant aux macchabées, une fois encore, sont davantage des infectés que des morts-vivants. D'où leur fâcheuse tendance à sprinter devant l'arrivée de chair frâiche. Maniant les armes et différents outils, les zombies de Nick Lyon semblent plus intelligents que la moyenne, le summum demeurant dans le portrait d'une infectée dont les cordes vocales ne semblent pas avoir été affectées par le mal puisqu'elle s'exprime d'une voix admirablement douce et clair. Grotesque !

Concernant le récit, il tourne autour d'un secret militaire entourant un projet de création de virus qui a mal tourné comme l'on peut s'en douter. Nick Lyon n'étant pas George Romero, son Isle of the Dead fait pâle figure au côté de l'excellent Day of the Dead du regretté professeur « es » morts-vivants. Le savant fou de service crée même une version plus féroce encore du virus qu'il injecte à des cobayes alors pourvus d'une force démultipliée (une source d'inspiration qui remonte très certainement au jeu vidéo Left 4 Dead), allant jusqu'à s'en administrer lui-même une dose afin de survivre aux morsures des infestés.

Long-métrage éminemment bourrin, Isle of the Dead conviendra tout à fait à celles et ceux qui ne veulent absolument pas se prendre la tête et sont amateurs de films dénués de tout scénario. L'affiche est à elle seule tout un programme et annonce la couleur : des gros bras, quelques giclées de sang (numérique) pas très frais, pas un brin de finesse et de sensualité (la seule interprète féminine n'aguiche à aucun moment les spectateurs), une forêt aussi dense qu'elle demeure peu crédible (on a la désagréable impression que les personnages se baladent dans un jardin botanique) et un complexe scientifique qui à davantage l'apparence d'une usine pétrochimique. Un conseil : lorsque l'on ne parvient pas à se hisser à la hauteur de ses ambitions, on laisse les morts tranquilles et on change de métier. Pour amateurs de séries Z uniquement...

mardi 7 avril 2015

Zombie Apocalypse de Nick Lyon (2011)



Quatre-vingt dix pour-cent de la population américaine a été décimée par une épidémie. Trois survivants, Kevin, Ramona et Billy tente de subsister dans un pays devenu le terrain de chasse d'une horde de zombies lorqu'ils sont attaqués par quelques spécimens. Kevin meurt sous les mâchoires de trois d'entre eux alors que ses coéquipiers sont sauvés de justesse par Mack et ses compagnons, d'autre survivants. Armés de fusils, de sabres et de masses, le groupe ainsi nouvellement formé va entreprendre un long périple vers l'île de Catalina où parait-il, se trouve un refuge.

Mai la route sera pavée de dangers innombrables et certains des compagnons de route de Ramona paieront cher leur rêve d'échapper au monde cauchemardesque qu'est devenue l'Amérique...
Voici pour le pitch de ce film de zombie qui sort en pleine période revival. Car en effet, les morts-vivants sont depuis quelques temps à l'honneur au cinéma, ou directement en vidéo, et ce Zombie Apocalypse n'échappe pas à la règle.

La grande question étant de savoir si cette nouvelle mouture d'un genre qui connu son heure de gloire grâce au talent du cinéaste George Romero (Dawn Of The Dead, Night Of The Living-Dead, etc...) parvient à se hisser au niveau des grands classiques du genre. Et même peut-être aussi de l'excellente série Walking Dead (qui compte pour l'instant quatre saisons), inspiratrice évidente du renouveau du film de zombies.

Soyons clairs : Zombie Apocalypse ne risque en aucun cas de faire de l'ombre aux classiques du genre. Ses effets-spéciaux numériques bâclés le condamnant définitivement au titre de série Z bien qu'il ait pour lui plusieurs points positifs non négligeables. Tout d'abord, parmi toutes les œuvres récentes consacrées au genre, celui-ci n'est pas le pire (voir le catastrophique Zombie Massacre de Marco Ristori et Luca Boni). L'horreur donc, en elle-même est gâchée par une approche numérique épouvantable. La majeure partie des scène gore sont effectivement créés par ordinateur et cela se voit énormément. Pourtant, certains d'entre eux passent mieux que d'autres (quelques explosions de têtes et décapitations) quand d'autre sont totalement ratés (la scène du fauve zombifié est une infamie). Heureusement, l'action quasi ininterrompue permet de passer outre ces lourds défauts et parvient même à les faire oublier. Quelques effets sont groteques mais n'ont, alors, plus rien de commun avec le numérique (la fille qui tire à la mitrailleuse et dont la ceinture de cartouches reste immobile). Concernant les maquillages des zombies, on reste pétrifiés devant leur laideur. On est loin de Tom Savini et de son savoir-faire vieux de plus de trente ans. Ici, c'est du fait maison bricolé à l'arrache.

Concernant le scénario, il est des plus basique. Une bande de survivant file tout droit se mettre à l'abri d'une île censée les protéger. Une balade dans des cités ravagées qui laissent un goût amer et font ressembler le film à un téléfilm de mauvaise qualité.

Pourtant, malgré ses défaut, Zombie Apocalypse se regarde avec un certain plaisir. Même si la mort survient souvent auprès des membres qui constituent la bande de survivants et même si l'on ne ressent rien lorsque l'un d'eux meurt, les personnages sont relativement attachants.

Zombie Apocalypse est donc un petit film de zombies avec de grandes attentions. Il n'y parvient jamais vraiment mais permet toutefois de passer un agréable moment en compagnie de Ramona et de ses compagnons de route...
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