Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


Affichage des articles dont le libellé est John Flynn. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est John Flynn. Afficher tous les articles

jeudi 6 août 2015

Rolling Thunder de John Flynn (1977)



Durement touché par la guerre, le commandant Charles Rane retrouve sa femme et son fils qu'il n'a pas eu le temps de bien connaître. Enfermé dans un baraquement durant des années, il a été torturé et a gardé des séquelles morales qui lui donnent quotidiennement des cauchemars. Charles essaie tant bien que mal de retrouver ses marques et d'élever son fils. Sa femme lui révèle que durant son absence elle a rencontré un autre homme, Cliff, avec lequel elle a l'intention de faire sa vie.

Accueilli comme un héros dans la petite ville où il est installé, Charles reçoit tout un tas de cadeaux de la part de la communauté. Une Cadillac, mais aussi une boite renfermant des pièces de un dollar en argent. Autant de pièces qu'il a passé de jours enfermé dans sa prison vietnamienne. Il reçoit un jour la visite de quatre hommes très intéressés par l'argent que renferme la boite. Parce qu'il a choisi de ne rien révéler aux quatre hommes, la femme et le fils de Charles sont tués devant se yeux alors qu'il est laissé pour mort.

Ne compte alors pour Charles qu'une seule chose : Venger la mort de son fils et de a femme. Pour cela, il va se faire aider par une jeune groupie, Linda Forchet, qui va le suivre jusqu'au Mexique où sont installés les quatre assassins de sa famille, ainsi que par Johnny Vohden, soldat qui a vécu le mêmes atrocités que Charles durant la guerre du Vietnam...

Œuvre fétiche de Quentin Tarantino, Rolling Thunder fait partie de ces films qui mettent un homme face à ses bourreaux et qui préfère s'occuper de leur cas sans faire appel aux autorités. Dans le rôle principal, William Devine (mondialement connu pour son rôle de Gregory Summer dans la série Côte Ouest) campe aux cotés de Tommy Lee Jones (Le Fugitif, Men In Black, Tueur Nés) un ancien soldat marqué par la guerre et contraint de se réapproprier la vie qu'il menait avant de partir. Un difficile retour à la vie civile finalement très peu mise en avant. On découvre un personnage qui tente de renouer avec un fils qui ne s'en souvient pas et une épouse qui veut divorcer. Un drame qui va forcément virer au carnage puisque l’œuvre est une référence majeure pour Quentin Tarantino.

Et bien non ! Contrairement à ce que l'on aurait pu imaginer, Rolling Thunder ne baigne jamais dans un bain de sang. A part la fin du film qui voit évidemment le héros et son acolyte Johnny mettre à mal le groupe responsable du décès du fils et de la femme de Charles, le film et relativement soft. Drame, road-movie et thriller se confondent dans cette œuvre plutôt mollassonne.

Le comportement du commandant pourra en étonner plus d'un et ne révèle pas un jeu d'acteur médiocre mais plutôt l'expression d'un sentiment partagé par les deux soldats. Celui d'être morts là bas, au Vietnam. Un choix artistique parfois regrettable pour tou les amateurs de thrillers nerveux puisque l'on ne fait qu'attendre le moment de la punition en nous demandant si cet homme presque amorphe va mener à bien son projet de vengeance.

Rolling Thunder est un bon petit film. Plutôt contemplatif et sans véritable scène choc. Même si William Devine excelle dans son rôle, il aurait été amusant de découvrir ce qu'aurait pu en faire Tommy Lee Jones lui-même en inversant le sien avec celui de son compagnon.

A noter, que le titre français, Légitime Violence, est celui aussi d'un autre film, signé cette fois-ci Serge Leroy, avec Claude Brasseur, et qu'il est également basé sur le sujet de la vengeance personnelle...

lundi 14 avril 2014

Pacte Avec Un Tueur de John Flynn (1988)



Le dépôt des pièces à conviction de la brigade criminelle de Los Angeles est attaqué par trois hommes masqués. Des quatre policier présents sur place, seul parvient à en réchapper l'officier Dennis Meechum. Il a en effet réussi à planté un couteau dans le ventre de l'un des malfaiteurs avant que celui n'ai eu le temps de l'abattre lui aussi. De cette triste affaire va naître un roman, écrit de la main même de Dennis Meechum. Un best-seller.

Plusieurs années ont passé. L'officier s'est bien remis de ses blessures. Alors qu'il tente d'effectuer une arrestation, celle-ci tourne mal et ce n'est que grâce à la présence sur les lieux d'un curieux individu qu'il échappe une nouvelle fois à la mort.
Dennis ne va pas mettre longtemps pour connaître l'identité de cet homme affublé d'un costume chic et d'une paire de lunettes de soleil.

Alors que Dennis risque un procès avec son éditeur auquel il doit l'écriture d'un second manuscrit, Cleve, l'homme en costume-cravate, lui propose d'en écrire un sur lui. Peu intéressé, Dennis écoute malgré tout Cleve qui lui révèle bien connaître l'officier de police. Il lui avoue même être un tueurr et que son premier méfait a été commis lors du braquage quelques années auparavant.

Mais si Cleve veut que Dennis écrive un livre sur lui, c'est pour y révéler des détail concernant les rapports qu'il a eu avec l'un de ses anciens employeurs. Un certain David Madlock, célèbre et ambitieux industriel de la ville de Los Angeles...

James Wood (Videodrome, Salvadore, Coupable Ressemblance, Vampires) et Brian Dennehy (Le Ventre de L'Architecte, To Catch A Killer, Rambo). Deux gueules. Deux grands acteurs du cinéma américain. Deux hommes entiers dont on sait d'avance que l'on va passer un excellent moment. Et c'est ici le cas avec ce film signé John Flynn (Légitime Violence, Haute Sécurité).

Un thriller, oui, mais pas seulement. Car Pacte Avec Un Tueur aurait pu se contenter de n'est qu'un amas de taule froissée, de balles perdues, de bruit et de sang. Mais il n'en n'est rien. Du moins pas dans la première partie qui se concentre avant tout sur les rapports entre Dennis et Cleve. C'est d'ailleurs sans doute le meilleur moment du film. Un flic et un tueur. Deux hommes qui n'ont rien à faire ensemble si ce n'est séparés par les barreaux d'une prison. Et pourtant, l'un et l'autre vont se compléter. On est loin d'une œuvre comme le 48 heures de Walter Hill même si beaucoup de détails rapprochent ces deux œuvres.

Ici on entre d'abord avec modération dans l'intimité d'un tueur implacable et d'une intelligence rare. Puis l'on en apprend un peu plus sur le flic qui n'a pas eu une vie facile. James Wood en tueur est absolument génial. Un regard à faire frémir mais qui parvient à se faire attachant. Pas seulement auprès de son honnête alter ego mais aussi auprès des spectateurs. Wood est un immense acteur américain. Peut-être l'un des cinq plus importants. Brian Dennehy est bien connu des téléphages. Acteur de téléfilms, on a pu le voir en shérif acharné dans le Rambo de Ted Kotcheff. Ici il campe un flic très attachant, fatigué, mais très proche de sa fille Holly (Allison Balson).

La première moitié se concentre donc sur la vie de tueur de Cleve. Ce qui nous donne droit à de scènes émouvantes comme la rencontre de Dennis avec les parents du tueur. Puis on découvre un Cleve beaucoup moins tendre. Ce fameux tueur qui d'une voix douce glace les sangs. Un rôle interprété à la perfection par un James Wood qui donne toute la mesure de son talent. Puis le film plonge dans une atmosphère plus « légère ». La dernière demi-heure est en effet plus orientée action. Ça n'est pas qu'elle soit ratée, loin s'en faut. Mais après les deux excellents premiers tiers qui sortent ce Pacte Avec Un Tueur du lot encombré des thriller, la fin, bien que logique, paraît assez fade.
Et puis merde, pour une fois que l'on attend une happy end, voilà que d'un simple coup de crayon, les scénaristes se débarrassent de leur assassin. Comme si la morale voulait que l'on ne peut garder en vie un homme qui en a tué tant d'autres...
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...