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mercredi 16 septembre 2026

Stream de Michael Leavy (2024) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

S'il y a bien un film dont on n'avait rien de spécial à attendre, c'est Stream du réalisateur, scénariste, producteur et monteur américain Michael Leavy. Produit par la société de production Fuzz on the Lens Productions dont l'équipe se décrit comme une famille de passionnés de cinéma parmi lesquels l'on retrouve l'auteur de Stream mais également son frère Jason Leavy (lequel incarne en outre le rôle du tueur connu ici sous le nom de Joueur numéro 1), le dernier long-métrage en date de l'auteur de nombreux courts-métrages n'a semble-t-il bénéficié que d'une sortie en salle réduite avant d'être proposé sur différentes plateformes de streaming. La trame de l'histoire s'avère relativement étrange, peu commune et dans un sens, plutôt intrigante. En effet, Michael Leavy et son frère Jason ainsi que les scénaristes Robert Privitera et Steven Della Salla nous content les mésaventures de la famille Keenan qui pour ressouder ses liens prend la décision de passer son prochain week-end dans un hôtel du nom de The Pines et dont le gérant est un certain Monsieur Lockwood. Une décision que ne partage pas Taylor (Sydney Malakeh) qui vient tout juste d'être arrêtée par la police pour avoir volé de l'alcool dans un magasin. Avertie par la police que la prochaine fois elle risque la prison, son père Roy (Charles Edwin Powell) la prévient que qui cela se reproduit, il la laissera réfléchir à la situation dans sa cellule. Le jeune Kevin (Wesley Holloway) est par contre quant à lui très impatient de partir en week-end. Surtout lorsqu'il apprend qu'il va pouvoir assister à un spectacle dès le lendemain. Féru de jeux vidéos, le garçon va avoir ici un rôle très important. Contrairement à la mère de famille Elaine (Danielle Harris), laquelle va connaître un triste sort... En effet, aussi inattendu que cela puisse paraître, le séjour va virer au cauchemar pour la plupart des clients de l'hôtel qui ne s'attendaient sûrement pas à être les candidats d'une sorte de jeu de massacre lors duquel chacun allait devoir involontairement mettre sa vie en danger. Doté d'un important réseau de caméras de surveillance, l'hôtel recèle une pièce regroupant de nombreux écrans vidéos permettant à Monsieur Lockwood de voir en temps réel ce qui se déroule dans les différents lieux. Mais ce que l'on découvre ensuite est au delà de notre imagination. En effet, suivi par de très nombreux internautes qui ont lancé des paris sur la vie et la mort de chacun des clients, le gérant de l'hôtel orchestre ce jeu macabre depuis cette pièce... D'une durée étonnamment longue pour un slasher, Stream dépasse les deux heures. Ce qui se ressent malheureusement tout au long de l'aventure. Le film aurait en effet mérité que son auteur resserre quelque peu l'intrigue en évacuant toutes les séquences qui ne servent pas à grand chose...


Des scènes bavardes et inutiles qui ne font que rallonger artificiellement l'intrigue ! Filmé directement en vidéo, le long-métrage de Michael Leavy ne bénéficie pas d'une patte visuelle particulière et s'avère même assez vilain. Fort heureusement, le film possède quelques atouts non négligeables qui permettent de retenir l'attention des amateurs de film d'horreur. À commencer par les plus anciens qui grâce à une partie du casting se verront renvoyés au bon souvenir de ce cinéma de genre dont les années quatre-vingt déployèrent une toile immense d’œuvres dont la qualité encore aujourd'hui incontestable. C'est ainsi que dans le rôle du gérant l'on retrouve tout d'abord l'acteur Jeffrey Combs, surtout connu pour avoir interprété le rôle de Herbert West dans le film gore culte Re-Animator de Stuart Gordon en 1985. Mais Stream s'ouvre d'abord sur une séquence montrant l'enlèvement, la séquestration et le meurtre de la précédente gérante de l'hôtel, Linda Spring. Un personnage incarné par l'actrice Dee Wallace. Habituée aux films d'horreur, les amateurs ont pu notamment la découvrir dans La colline a des yeux de Wes Craven en 1977, Hurlements de Joe Dante en 1981, Cujo de Lewis Teague en 1983 ou encore dans Critters de Stephen Herek (sans oublier son rôle dans le film de science-fiction de Steven Spielberg E.T. L'extraterrestre en 1982), nous ne la verrons que quelques minutes avant qu'elle ne soit assassinée ! Parmi les légendes du cinéma d'horreur et d'épouvante à apparaître à l'image l'on signalera également les présences de Tim Curry, surtout connu chez nous pour avoir interprété le rôle de Grippe-Sou dans l'adaptation télévisuelle du roman It de Stephen King sous le titre Il est revenu en 1990, de Bill Moseley, le Chop-Top de Massacre à la tronçonneuse 2 de Tobe Hooper en 1986 ou encore celle de Tony Todd, légendaire interprète du Candyman dans le film éponyme de Bernard Rose en 1992... En dehors de l'intérêt de redécouvrir quelques-une des icônes du cinéma d'horreur parfois cachées sous une apparence qui ne permet pas de les reconnaître, Stream est surtout recommandable pour ses scènes d'horreur. Des meurtres bien gore, bien crades réalisés à l'aide d'effets-spéciaux de maquillage prosthétique. Si ce n'était sa trop longue durée et son aspect visuel, Stream aurait certainement pu devenir un film culte... Ce qu'il n'est malheureusement pas...

 

lundi 10 juin 2024

Halloween 5 : La Revanche de Michael Myers de Dominique Othenin-Girard (1989) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Retour un an seulement après Halloween 4 : Le Retour de Michael Myers de Dwight H. Little pour le tueur au masque blanc à l'effigie (quelque peu foireuse) de William Shatner avec un Halloween 5 : La Revanche de Michael Myers cette fois-ci mis en scène par le réalisateur suisse Dominique Othenin-Girard. C'est fou les progrès qu'a pu faire Michael Myers en terme de conduite en aussi peu de temps. Le voilà maintenant au volant d'un bolide au moteur rugissant ayant appartenu à l'une de ses toutes récentes victimes. Si le plus résistant des croquemitaines (au même titre qu'un certain Jason Voorhees) semble ''évoluer'' vers plus ''d'humanité'' (outre le fait qu'il conduit, il accepte d'arrêter son véhicule afin que sa passagère puisse aller s'acheter des cigarettes), il en est une qui par contre semble avoir régressé : La jeune et adorable Jamie (Danielle Harris) qui depuis le précédent épisode a perdu la voix. Désormais muette, la jeune fille a en revanche obtenu la capacité de pouvoir vivre en temps réel les assauts perpétrés par son psychopathe d'oncle, qu'il demeure à proximité ou éloigné de la gamine. Ce qui nous vaut quelques séquences lors desquelles l'actrice étend son jeu et sa panoplie d'émotions au delà de ce qu'elle avait déjà pu exprimer lors du précédent volet. Il est d'ailleurs presque dommage que l'usage de la parole lui soit ôté durant la moitié de ces nouvelles aventures (d'autant plus que le doublage de l'actrice américaine dans notre langue est au mieux ridicule et au pire, totalement insupportable!). Après un quatrième opus sympa mais manquant foncièrement d'hémoglobine, on espère donc que Halloween 5 : La Revanche de Michael Myers nous offrira des meurtres plus sanglants et surtout directement filmés devant l'objectif de la caméra et non plus hors-champ. En la matière, le meurtre du petit ami de Tina Williams (Wendy Kaplan) prénommé Mike (Jonathan Chapin en mode ''Fonzie'') est intéressant puisque le tueur lui enfonce une griffe de jardin en plein crâne sans que la scène ne soit coupée. Un effet qui rappelle vaguement le meurtre à la hache de Marcie Stanler, l'une des adolescentes massacrées dans le premier volet de la franchise Vendredi 13 en 1980. Parmi les personnages que l'on rencontrait dans le précédent épisode de la franchise, et outre celui incarné par Danielle Harris, l'on retrouve bien évidemment Michael Myers qui cette fois-ci est interprété par Don Shanks.


Une nouvelle incarnation pour un tueur apparemment amateur de jardinage puisqu'entre la griffe de jardin, la faux ou la fourche, Michael Myers y troque très souvent son couteau de cuisine contre ces objets d'usage courant. Rachelle Carruthers (Ellie Cornell) intervient elle aussi à nouveau mais dans une moindre mesure puisque sa place au sein du récit sera atténuée par la présence de son amie Tina qui deviendra donc la véritable héroïne de ce cinquième opus au même titre que Jamie ou que le docteur Samuel Loomis interprété pour l'avant-dernière fois par l'acteur Donald Pleasence. Halloween 5 : La Revanche de Michael Myers demeure sans doute l'un des volets les plus faibles de la franchise. Faible mais aussi sûrement le seul qui puisse générer autant d'agacement auprès des spectateurs. La raison en est simple : alors que le shérif Ben Meeker est toujours présent, incarné une fois encore par l'acteur Beau Starr, Dominique Othenin-Girard et les scénaristes Shem Bitterman et Michael Jacobs préfèrent majoritairement présenter l'autorité sous le visage d'un binôme de subalternes complètement débiles, accompagnés par une litanie à l'aune de leur attitude totalement désengagée des événements se produisant au sein de la petite localité d'Haddonfield. Le réalisateur semble avoir d'ailleurs volontairement choisi de les faire passer pour un duo de crétins incapables, l'un d'eux se dandinant de façon grotesque afin d'accentuer le caractère débile du personnage. Sans doute un moyen, fort peu opérationnel, d'apporter une note d'humour. Chose incompatible avec le contexte et qui de toute manière ne fonctionne absolument pas ! La présence de cet improbable duo qui fort heureusement ne gangrène qu'une partie congrue du long-métrage n'empêche pas le reste du récit d'être difficilement soutenable. Entre une Jamie qui passe la seconde partie du long-métrage à pleurer, gueuler ou gémir (le doublage d'Isabelle Noérie étant un supplice, on aurait presque finalement préféré qu'elle reste muette), des adolescentes pas vraiment finaudes et de fausses apparitions de Michael Myers un peu trop répétitives, il n'y a guère que la présence Donald Pleasence incarnant un Docteur Loomis totalement obnubilé ou la scène finale située dans la demeure originelle de Laurie Strode (dont le grenier semble être devenu l'antre du tueur) pour sauver le film du naufrage complet. Bref, le retour de Michael Myers un an après les événements du quatrième volet est un raté quasi complet !

 

dimanche 9 juin 2024

Halloween 4 : Le Retour de Michael Myers de Dwight H. Little (1988) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Après un étonnant virage pris par le troisième opus intitulé Halloween 3 : Le Sang du sorcier et dans lequel les fans de Michael Myers ne trouvèrent nulle trace de leur tueur préféré, la franchise allait s'enrichir six ans plus tard d'un quatrième long-métrage cette fois-ci titré Halloween 4 : Le Retour de Michael Myers. Un retour en grande forme pour cet assassin décidément très coriace et toujours poursuivi par le docteur Samuel Loomis, personnage incarné ici pour l'antépénultième fois à l'écran par le génial Donald Pleasence. Michael Myers revient donc après sept ans d'absence mais chronologiquement, dix années après avoir commis les meurtres qui ont fait sa ''renommée'' lors de la fête d'Halloween dans la petite communauté d'Haddonfield. Plongé dans le coma, il doit être transféré de l’hôpital psychiatrique dans lequel il séjourne depuis toutes ces années jusque dans un nouvel établissement hospitalier. Mais bien évidemment, rien ne va se dérouler comme prévu et s'éveillant de son long sommeil, il va tuer les ambulanciers et prendre la fuite afin de rejoindre Haddonfield où il compte bien ''terminer le travail'' consistant à tuer sa sœur Laurie Strode qui jusque là était interprétée par Jamie Lee Curtis. Mais le scénario invoquant son décès dans un accident de voiture un peu moins d'un an auparavant sur demande express de l'actrice elle-même, celle-ci n'apparaîtra pas un seul instant à l'image. Tiens, d'ailleurs, en parlant de voitures. Saviez-vous que Michael savait conduire ? Non ? Et bien Halloween 4 : Le Retour de Michael Myers offrira l'occasion de le découvrir, Mouarf ! Maintenant, pour pallier à l'absence de la jeune sœur de Michael, comment faire ? C'est bien simple : inventer un nouveau personnage en la personne de Jamie Lloyd, la propre fille de Laurie. Personnage qui apparaîtra par la suite dans les cinquième et sixième opus de la franchise. N'ayant pas abandonné son métier d'actrice depuis son apparition dans le rôle de la craquante Jamie, Danielle Harris a continué à consacrer une partie de sa carrière au cinéma d'horreur, donnant également de la voix pour des jeux vidéos ou des films d'animation. Visage très connu des anciennes générations puisqu'elle figura notamment aux génériques du Dernier samaritain de Tony Scott en 1991, de Daylight de Rob Cohen en 1996 ou de Urban Legend de Jamie Blanks deux ans plus tard, on peut comprendre que Danielle Harris ait réussi à faire une carrière au cinéma qui persévère encore de nos jours tant son incarnation de la nièce de Michael Myers est convaincante.


Ce dernier est quant à lui interprété par George P. Wilbur, lequel prend la relève après Nick Castle pour le premier volet de la franchise et Dick Warlock pour le second. Concernant les autres rôles l'on trouve la famille adoptive de Jamie et parmi ses membres, la jeune Rachel qu'interprète l'actrice Ellie Cornell, laquelle devra s'occuper de la gamine le soir d'Halloween durant l'absence de ses parents. Une nuit mouvementée comme on le devine aisément, impliquant les habitants d'Haddonfield, sachant maintenant comment se comporter face au tueur impitoyable. Halloween 4 : Le Retour de Michael Myers faillit ne jamais voir le jour après les désastreux résultats rencontrés par le troisième opus de la franchise. Surtout, le public ne rêve alors que d'une chose : la réintégration de Michael Myers au sein du récit. Chose qui sera donc faite ici. Pas mauvais en soit, ce quatrième long-métrage de la saga se décompose en deux parties. La seconde, beaucoup moins ouverte que la première situe la majeure partie de son action à l'intérieur de la demeure du shérif Ben Meeker (l'acteur Beau Starr). Un représentant de la loi qui pour une fois dans l'histoire du cinéma d'épouvante ne mettra pas trois plombes avant de réaliser le danger ! L'un des gros points noirs du long-métrage se situe dans l'absence quasi systématique d'hémoglobine à l'image. Un comble pour un slasher. La majeure partie des meurtres sont effectivement tournés hors-champ. C'est donc à ce sujet, une grosse déception. Ensuite, Halloween 4 : Le Retour de Michael Myers reste quant même mois soporifique que l'original et peut même amuser devant tant d'incohérences. Michael Myers est un magicien. Un illusionniste qui peut apparaître à deux endroits différents à seulement quelques minutes d'intervalle. Pour exemple, la séquence lors de laquelle le shérif, Jamie, le docteur Loomis et Rachel filent tout droit jusqu'à la demeure du premier pour s'y calfeutrer en compagnie de deux officiers chargés de fermer toutes les voies d'accès. On est bien d'accord ? Michael Myers est bien censé se trouver à quelques kilomètres de distance ? À pieds ? Sans moyens de locomotion même si maintenant on sait qu'il est capable de se servir d'un embrayage, d'un frein et d'un accélérateur ? Alors, comment expliquer sa présence dans la maison du shérif ? D'autant plus qu'il y débarque avec la discrétion d'un chat parti en chasse contre toute une famille de souris. Mais bon, c'est sans doute ce que l'on appelle la magie du cinéma. Oups, j'allais oublier : le film est signé par Dwight H. Little qui signera notamment sa propre adaptation du Fantôme de l'opéra et qui retrouvera en outre la jeune Danielle Harris deux ans plus tard sur le tournage de Désigné pour mourir avec en vedette, Steven Seagal... Quant à Michael Myers, il réapparaîtra dès 1989 dans un cinquième volet intitulé Halloween 5 : La Revanche de Michael Myers et réalisé cette fois-ci par le suisse Dominique Othenin-Girard...

 

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