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vendredi 2 octobre 2026

Resident Evil: Vendetta de Takanori Tsujimoto (2017) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Cinq ans après le très réussi Resident Evil: Damnation de Makoto Kamiya sur lequel je reviendrai très prochainement, le réalisateur, scénariste, spécialiste des effets visuels et acteur japonais Takanori Tsujimoto mettait en scène le huitième long-métrage de la franchise vidéoludique Resident Evil et le quatrième (si l'on compte l'affreux Biohazard 4D-Executer Kōichi Ōhata de Kōichi Ōhata) à avoir été exclusivement réalisé sous forme de film d'animation. Si en 2012 le volet de Makoto Kamiya fut notamment appréciable grâce à des décors frisant parfois le photo-réalisme, Resident Evil: Vendetta de Takanori Tsujimoto semble faire un léger bond en arrière. Rien à voir fort heureusement avec le très laid Biohazard 4D-Executer qui en 2000 ressemblait davantage à une cinématique produite à l'aide du coprocesseur de décompression MDEC (pour Macroblock Decoder). Pourtant, concernant de Resident Evil: Vendetta, il devient évident que se sortir de la tête qu'il ne s'agit que d'un film d'animation devient rapidement un problème. Le récit s'inscrit chronologiquement entre le sixième opus de la franchise et le dernier en date en terme d'animation, intitulé Resident Evil: Death Island et réalisé par Eiichirō Hasumi en 2023. Dans cette itération datant donc de 2017, le cinéaste, les créateurs de l'histoire originale Tokuro Fujiwara et Shinji Mikami ainsi que le Makoto Fukami et le dialoguiste Joe McClean concoivent une œuvre tournant autour de deux des principaux protagonistes de la franchise, l'agent gouvernemental du DSO (Division of Security Operations) Leon S. Kennedy et le capitaine travaillant au sein du BSAA et ancien forces spéciales de Raccoon City (S.T.A.R.S.) (Bioterrorism Security Assessment Alliance) Chris Redfield, ex employé du département de la police de Raccoon (R.P.D) de la division des forces spéciales (S.P.F). Autre personnage récurrent, Rebecca Chambers. Elle que l'on retrouvera six ans plus tard dans Resident Evil: Death Island est une ancienne membre des S.T.A.R.S désormais professeur d'université et chercheuse à l'Institut Alexander. C'est elle qui dans le contexte de ce quatrième film d'animation de la franchise découvre le vaccin qui permettra de contrer le Virus-A (Animality Virus)...


Un virus combinant deux technologies biologiques existantes connues sous le nom de Virus-T et Las Plagas. Son créateur : Glenn Arias, un ancien agent de la CIA. L'antagoniste du récit qui n'a jamais pardonné au Gouvernement d'avoir causé la mort de son épouse lors d'un attentat et qui désormais, ivre de vengeance, a donc développé ce virus afin de le propager dans toute la ville de New York. Comme dans tout bon ou mauvais Resident Evil, qu'il s'agisse des différentes plateformes vidéoludiques ou des diverses adaptations au cinéma ou à la télévision, Resident Evil: Vendetta compte un certain nombre de créatures. Parmi elles, les éternels zombies, infectés par le Virus-A, mélangé à l'eau potable ou transmis à l'aide d'un gaz. Apparaissent également les fameux Cerberus, des dobermans visibles dès le premier jeu vidéo sorti sur console Playstation en 1996. Puis survient Diego Gomez, le garde du corps de Glenn Arias, un colosse gigantesque à la force surhumaine. Sans parler de Glenn Arias lui-même qui apparaitra lors du dernier acte dans une fusion monstrueuse de type ''Tyran'' avec Diego. Ce que l'on pourrait d'abord reprocher à Resident Evil: Vendetta c'est son scénario on ne peut plus basique.Une histoire de vengeance, un virus se propageant et trois protagonistes essayant de contrecarrer les plans de l'ancien agent de la CIA devenu fou à la mort de sa femme. En découle un récit linéaire, bourrin, empli de fusillades, de courses-poursuites mais aussi d'excellents combats au corps à corps superbement chorégraphiés et dont le style se rapproche très fortement des affrontements du héros de la saga filmique John Wick dont le premier volet vit le jour trois ans plus tôt ! Plus faible que le précédent volet, le long-métrage de Takanori Tsujimoto est sauvé in-extremis par une dernière partie qui dénote outrageusement avec ce qui vient de précéder. De la ville de New York vue de dessus à laquelle les concepteurs d'images de synthèse offrent enfin un caractère photo-réaliste, jusqu'au laboratoire où se termine l'action, Resident Evil: Vendetta échappe de peu au naufrage. Bref, un volet en demi-teinte...


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