Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


mercredi 28 octobre 2026

Malfaisante de Rob Sauvage (2026) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Produit par la société de production américaine Blumhouse Productions créée par Jason Blum en 2000 et par sa filiale Atomic Monster fondée quant à elle huit ans auparavant, Malfaisante (Other Mommy) est le dernier long-métrage de ces deux sociétés spécialisées dans le fantastique, l'épouvante et l'horreur à avoir vu le jour en 2026. Tiré du roman Incidents Around the House de l'écrivain Josh Malerman, le film met en scène la toute jeune Bela interprétée par Arabella Olivia Clark et ses deux parents, Ursula (Jessica Chastain) et Russ ( Jay Duplass)... A dire vrai, ce dernier est plutôt le beau-père de la jeune enfant qui depuis un certain temps reçoit la visite nocturne d'une entité qui affirme ne lui vouloir que du bien. La preuve puisque ''L'autre Maman'' comme Bela et ses proches l'appelleront tout au long du récit prend l'apparence d'Ursula. Et quoi de plus rassurant que d'être approché par une femme dont les traits sont semblables à ceux de celle qui nous a enfanté ? Pour James Wan, esprits, fantômes et autres ectoplasmes sont d'usage courant. Ne serait-ce que pour citer ses propres œuvres, parmi elles l'on retrouve notamment les deux premiers volets de la franchise Conjuring, les deux premiers de la saga Insidious ou encore le récent Malignant qu'il a mis en scène voilà cinq ans... Cette fois-ci, la réalisation de Malfaisante est confiée à Rob Sauvage, auquel l'on doit notamment le très moyen Host en 2020 et le très mauvais Dashcam deux ans plus tard. Autant dire qu'à priori il n'y a rien de véritablement spectaculaire à attendre de la part d'un cinéaste dont la moyenne basse des œuvres laisse craindre le pire. Notons d'ailleurs ses projets futurs, parmi lesquel Molepeople et son protagoniste piégé dans les sous-sols de New-York ou bien The Hills Have Eyes dont le titre ne laisse aucun doute sur ses origines d'énième remake du classique de l'horreur signé de Wes Craven en 1977 et prévu pour 2030... Plus malin qu'il n'en a l'air, le script de Malfaisante s'intéresse à une petite cellule familiale baignant dans le mensonge. Contrairement aux autres films portant sur le sujet d'une invasion domestique par une créature diabolique, le long-métrage de Rob Sauvage ne fait aucun mystère de la présence de cette Autre Maman incarnée de nouveau par Jessica Chastain auprès des parents de la gamine et d'autres intervenants extérieurs...


D'une durée raisonnable ne dépassant que de très peu les quatre-vingt dix minutes, Malfaisante surprend moins pour son accumulation de Jumpscares inefficaces que pour certains choix en matière d'apparitions. Bien que le film s'inspire d'un ouvrage littéraire, il n'est pas interdit de penser que Rob Sauvage et la scénariste Akela Cooper se soient quelque peu inspirés de plusieurs entités ayant déjà fait les beaux jours du cinéma d'épouvante sur grand écran. Difficile en effet de ne pas reconnaître devant le sourire de l'Autre Maman celui des héroïnes de Smile et de Smile 2 ou devant son attitude parfois glaçante celle du récent et très réussi Obsession ! Quant à l'entité elle-même, ne rappelle-t-elle pas au fond un certain Freddy Krueger de la saga Les griffes de la nuit ou encore le Grippe-sou de Ça version 2017 et 2019 ? Cette propension à apparaître sous différentes versions et différentes formes pour mieux effrayer les spectateurs ? Cette façon qu'avaient en leur temps les entités d'attirer à eux les âmes innocentes ? On pourrait d'ailleurs comparer également Bela à la jeune Carol-Anne Freeling incarnée dès 1982 par la regrettée Heather O'Rourke qui à l'époque représentait elle-même l'innocence, la pureté, la vulnérabilité face au mal domestique (ici notamment représenté par l'adultère). On ne se souviendra sans doute pas longtemps de Malfaisante malgré l'impeccable incarnation de la toute jeune Arabella Olivia Clark, celle de Jessica Chastain ou encore celle de Jay Duplass qui dans le rôle du beau-père se montre tantôt faible tantôt protecteur. Quelques effets-spéciaux plutôt sympas et originaux, telle cette main gigantesque qui surgit de l'océan et un trio d'interprètes qui assurent le spectacle. Un petit film d'horreur que l'on conseillera avant tout au jeune public et moins aux spectateurs sevrés depuis des décennies à ce genre de spectacle. Bref, moyen. Ni indispensable, ni mauvais...

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...