Produit par la société de production américaine Blumhouse
Productions créée par Jason
Blum en 2000 et par sa filiale Atomic Monster fondée
quant à elle huit ans auparavant, Malfaisante (Other
Mommy)
est le dernier long-métrage de ces deux sociétés spécialisées
dans le fantastique, l'épouvante et l'horreur à avoir vu le jour en
2026. Tiré du roman Incidents
Around the House
de l'écrivain Josh Malerman, le film met en scène la toute jeune
Bela interprétée par Arabella Olivia Clark et ses deux parents,
Ursula (Jessica Chastain) et Russ ( Jay Duplass)... A dire vrai, ce
dernier est plutôt le beau-père de la jeune enfant qui depuis un
certain temps reçoit la visite nocturne d'une entité qui affirme ne
lui vouloir que du bien. La preuve puisque ''L'autre Maman'' comme
Bela et ses proches l'appelleront tout au long du récit prend
l'apparence d'Ursula. Et quoi de plus rassurant que d'être approché
par une femme dont les traits sont semblables à ceux de celle qui
nous a enfanté ? Pour James Wan, esprits, fantômes et autres
ectoplasmes sont d'usage courant. Ne serait-ce que pour citer ses
propres œuvres, parmi elles l'on retrouve notamment les deux
premiers volets de la franchise Conjuring,
les deux premiers de la saga Insidious
ou encore le récent Malignant
qu'il a mis en scène voilà cinq ans... Cette fois-ci, la
réalisation de Malfaisante
est confiée à Rob Sauvage, auquel l'on doit notamment le très
moyen Host
en 2020 et le très mauvais Dashcam
deux ans plus tard. Autant dire qu'à priori il n'y a rien de
véritablement spectaculaire à attendre de la part d'un cinéaste
dont la moyenne basse des œuvres laisse craindre le pire. Notons
d'ailleurs ses projets futurs, parmi lesquel Molepeople
et son protagoniste piégé dans les sous-sols de New-York ou bien
The Hills Have Eyes dont
le titre ne laisse aucun doute sur ses origines d'énième remake du
classique de l'horreur signé de Wes Craven en 1977 et prévu pour
2030... Plus malin qu'il n'en a l'air, le script de Malfaisante
s'intéresse à une petite cellule familiale baignant dans le
mensonge. Contrairement aux autres films portant sur le sujet d'une
invasion domestique par une créature diabolique, le long-métrage de
Rob Sauvage ne fait aucun mystère de la présence de cette Autre
Maman incarnée de nouveau par Jessica Chastain auprès des parents
de la gamine et d'autres intervenants extérieurs...
D'une
durée raisonnable ne dépassant que de très peu les quatre-vingt
dix minutes, Malfaisante
surprend moins pour son accumulation de Jumpscares inefficaces que
pour certains choix en matière d'apparitions. Bien que le film
s'inspire d'un ouvrage littéraire, il n'est pas interdit de penser
que Rob Sauvage et la scénariste Akela Cooper se soient quelque peu
inspirés de plusieurs entités ayant déjà fait les beaux jours du
cinéma d'épouvante sur grand écran. Difficile en effet de ne pas
reconnaître devant le sourire de l'Autre Maman celui des héroïnes
de Smile
et de Smile 2
ou devant son attitude parfois glaçante celle du récent et très
réussi Obsession !
Quant à l'entité elle-même, ne rappelle-t-elle pas au fond un
certain Freddy Krueger de la saga Les griffes de
la nuit
ou encore le Grippe-sou de Ça
version 2017 et 2019 ? Cette propension à apparaître sous
différentes versions et différentes formes pour mieux effrayer les
spectateurs ? Cette façon qu'avaient en leur temps les entités
d'attirer à eux les âmes innocentes ? On pourrait d'ailleurs
comparer également Bela à la jeune Carol-Anne Freeling incarnée
dès 1982 par la regrettée Heather O'Rourke qui à l'époque
représentait elle-même l'innocence, la pureté, la vulnérabilité
face au mal domestique (ici notamment représenté par l'adultère).
On ne se souviendra sans doute pas longtemps de Malfaisante
malgré l'impeccable incarnation de la toute jeune Arabella Olivia
Clark, celle de Jessica Chastain ou encore celle de Jay Duplass qui
dans le rôle du beau-père se montre tantôt faible tantôt
protecteur. Quelques effets-spéciaux plutôt sympas et originaux,
telle cette main gigantesque qui surgit de l'océan et un trio
d'interprètes qui assurent le spectacle. Un petit film d'horreur que
l'on conseillera avant tout au jeune public et moins aux spectateurs
sevrés depuis des décennies à ce genre de spectacle. Bref, moyen.
Ni indispensable, ni mauvais...
.png)


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire