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vendredi 21 août 2026

De si gentils petits... monstres ! (The Children) de Max Kalmanowicz (1980) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Tandis qu'Eli Roth vient de mettre en scène des dizaines d'enfants meurtriers dans son denier long-métrage intitulé Ice Cream Man, remontons près de quarante-cinq ans en arrière afin d'évoquer l'un de ses plus lointains ancêtres si l'on occulte le classique de la science-fiction Village of the Damned de Wolf Rilla qui vit le jour en 1960. À deux ans d'intervalle, deux films aux thématiques sensiblement proches virent le jour dans les années quatre-vingt. En 1981, Ed Hunt réalisa le plutôt sympathique Les Tueurs de l'éclipse (Bloody Birthday) dans lequel trois enfants âgés de dix ans décimaient celles et ceux qui leur déplaisaient. Un an auparavant, Max Kalmanowicz avait déjà mis en scène des enfants dans un autre film d'horreur intitulé De si gentils petits... monstres ! (The Children). Un long-métrage qui à l'époque avait probablement déjà davantage marqué les esprits chez nous pour son intéressante affiche mais aussi pour son accroche ''Nous revenions de l'école... Une chose terrifiante est arrivée ! Nous sommes devenus... De si gentils petits... MONSTRES ! Priez le ciel de ne jamais nous rencontrer'' que pour son contenu car, comment dire... mais... le film de Max Kalmanowicz est l'une de ces expériences qui feraient presque regretter que l'on ait trouvé une excuse pour échapper à une projection en Power Point en entreprise pour regarder ce petit film d'épouvante littéralement insignifiant. Nous allons tout d'abord commencer par évacuer toute ambiguïté s'agissant de la bande musicale signée du compositeur Harry Manfredini et dont les contours ressemblent très fortement à celle du thème de Vendredi 13 du réalisateur, scénariste et producteur américain Sean S. Cunningham : rien de surprenant ici puisque c'est ce même Harry Manfredini qui à l'époque en fut l'auteur. Peu inspiré, il a donc à l'occasion de sa participation au projet de Max Kalmanowicz écrit une partition qui en tous points est similaire au classique du slasher sorti justement la même année... Lorsque débute l'intrigue de De si gentils petits... monstres !, l'on assiste à une fuite de gaz dans une usine de produits chimiques et radioactifs. Malheureusement, nous ne sommes pas à Tromaville et l’œuvre échappe à la grande folie qui plane généralement sur les productions de la mythique société Troma Entrtainment...


L'intrigue situe son action dans une petite ville très tranquille des États-Unis. Peut-être même TROP tranquille, à l'image du rythme assommant imprimé par la mise en scène et le jeu parfois approximatif de certains interprètes. Dans les rôles de John Freemont et du shérif Billy Hart, les acteurs Martin Shakar et Gil Rogers vont devoir affronter cinq enfants qui après que leur bus scolaire soit passé au beau milieu d'un nuage radioactif se sont transformés en monstres s'attaquant aux adultes. L'une des seules originalités du long-métrage autre que celle d'utiliser des gamins dans le rôle de tueurs reste sans doute la méthode employée : ici, pas de couteau, de marteau, de hache ou de pistolet pour dessouder pères et mères. Les gamins apposent leurs mains sur le corps de leurs victimes qui soudainement se mettent à hurler dans d'atroces souffrances, leur corps brûlant jusqu'à finir le visage totalement cramé, boursouflé et donc, tout à fait méconnaissable... Max Kalmanowicz tente de jouer sur l'apparente innocence de ses jeunes interprètes dont les victimes se laissent tout d'abord facilement approcher. De si gentils petits... monstres ! entre dans la logique de la peur de la contamination nucléaire tout en développant assez peu le concept pour se concentrer sur des gamins errant dans une petite ville où il ne semblait jusque là, jamais rien se passer de captivant. L'un des principaux et rares points d'intérêt du film se situe dans le dilemme moral entourant les jeunes meurtriers. Comment agir devant des enfants qui assassinent leur entourage ? Max Kalmanowicz répond assez sobrement et simplement à cette question en rendant impossible leur décès par tir par arme à feu. En effet, lorsque l'un d'entre eux reçoit une balle dans le ventre, il se relève immédiatement sans ressentir la moindre séquelle. La solution, que l'on pourra autant juger de logique qu'absurde viendra mettre un terme aux agissements de nos cinq petits monstres. Mais d'ici à ce que tout revienne dans l'ordre pour les habitants, il va tout de même falloir que le spectateur supporte un récit d'une lenteur abyssale plutôt désarmante qui nuit totalement à l'intérêt de l’œuvre. Bref, une petite production horrifique typique de son époque à laquelle l'on préférera donc Les Tueurs de l'éclipse ou le dernier long-métrage d'Eli Roth...

 

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