Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


vendredi 10 avril 2026

Poppers de José María Castellví (1984) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆

 


 

''Ça y est ! Il est passé du cinéma traditionnel au porno-gay !'' J'avoue que la tentation, parfois, de me lancer dans l'aventure de l'érotisme soft ou de la pornographie la plus crue me tente, mais de là à troquer mon obédience pour l'hétérosexualité contre ce que certains considèrent d'impur ne m'est pas encore passé par la tête. Voulant ainsi (et en outre) préserver mon précieux arrière-train au point de refuser tout dépistage du cancer colo-rectal lors de tests immunologique fécaux dont les résultats risqueraient de m'amener à accepter qu'un spécialiste me fourre je ne sais trop quel objet dans le... cul ! Avec son titre très évocateur dont le nom fut très longtemps et presque exclusivement rattaché aux mœurs homosexuelles, Poppers paraît flirter immodérément avec la pratique de la sodomie. Parce que si certains n'ont toujours pas compris de quoi il s'agit, ce produit qui dans le milieu gay facilite la dilatation des muscles sphinctériens n'a en réalité ici rien de commun avec le terme employé. En effet, ceux dont nous parlons ici ne sont pas le fruit du développement de substances vasodilatatrices mais sont bien issus d'un mouvement qui émergea en Allemagne dans les années 1980. Anti-consuméristes assumés, filles et fils de bonnes familles, conformistes et matérialistes, c'est donc du côté de cette jeunesse que semble tout d'abord poser son regard le réalisateur et scénariste espagnol José María Castellví tandis que nous sommes en 1984. Sur un script et des dialogues respectivement écrits en collaboration avec Jacinto Santos et Luis Infante, le cinéaste nous plonge dans une œuvre fiévreuse et très clipesque qui aujourd'hui donne le sentiment d'avoir voulu régurgiter sur le format long, pas mal de concepts, passés ici à la moulinette du mauvais goût ! Volontairement ou non inspirée d'ailleurs par la nouvelle de Richard Connell, The Most Dangerous Game écrite voilà plus d'un siècle et qui fut adaptée à plusieurs reprises sur grand écran. Ici, tout commence par un drame ''banal''. Santos (l'acteur Miguel Ortiz), chanteur et guitariste d'un groupe de pop-rock plante lors d'un concert un couteau dans le ventre d'un adolescent après avoir vu sa copine le laisser l'embrasser.


La sentence tombe : deux ans de prison (et l'on se plaint en France que les peines soient trop légères). Sorti de taule, le jeune homme aimerait bien retrouver ses anciens amis mais à défaut, il se retrouve tout d'abord au contact d'un homme puis d'une prostituée et enfin d'un groupe de vieux bonshommes qui lui proposent un curieux marché. Soit il accepte de servir de gibier lors d'une chasse à l'homme, soit il est exécuté sur le champ ! Après avoir réussi à échapper au bourbier dans lequel il s'est fourré, Santos retrouve la prostituée qu'il accuse d'être responsable du piège dans lequel il est tombé. Mais contre toute-attente, et alors qu'il est bien décidé à se venger, la jeune femme décide de l'y aider... On ne va pas tourner autour du pot : Poppers est un ratage total. Si la décennie suivante fut parmi les pires en terme d'effets-spéciaux, les années quatre-vingt ont de leur côté parfois engendré des œuvres télévisuelles et cinématographiques qui n'ont absolument pas survécu à l'outrage du temps. José María Castellví choisit ainsi pour son œuvre des couleurs criardes et une esthétique générale qui brûlent la rétine. Des choix visuels que l'on croyait jusqu'à maintenant être propres au cinéma de l'italien Lamberto Bava mais que l'espagnol réussi à ''sublimer'' dans toute leur horreur. Scénaristiquement fade, réalisé avec les pieds d'un homme-tronc (!?!), plus laid que l'enfant issu de la copulation entre un Blobfish, un scotoplane globosa et un poisson chauve-souris à lèvres rouges lors d'une partouze aquatique, Poppers est, j'ose l'affirmer haut et fort, un supplice qui n'a même les atouts d'un vrai bon nanar. Une triste expérience qui ne mérite pas que l'on se penche sur son cas. L'on remerciera malgré tout José María Castellví de nous avoir épargné d'être retourné derrière la caméra puisque ce film aura été son chant du cygne en tant que réalisateur et scénariste. Depuis, qu'est-il devenu ? Dans quelle branche a-t-il décidé de sévir après sa très courte carrière sur le plan cinématographique ? Difficile de répondre à cette question dont la réponse ne doit de toute manière pas intéresser grand monde !

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...