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vendredi 20 février 2026

8-Ban Deguchi (Exit 8) de Genki Kawamura (2025) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Et ben voilà, ça y est ! Certains se sont enfin décidés à exploiter au format long l'un des concepts de légende urbaine parmi les plus fascinants. Relativement récent puisque celui-ci ne remonte qu'à 2019, le principe des Backrooms est simple : Nous plonger dans des univers parallèles qui semblent infinis, accessibles en se noclippant et dont les plus étranges et inquiétants représentants ont notamment été décrits par Felix Dupuis qui sous le pseudonyme de Feldup et sur sa chaîne Youtube éponyme s'est brillamment penché sur le sujet... C'est donc devant 8-Ban Deguchi du réalisateur, scénariste et producteur japonais Genki Kawamura intitulé à l'internationale Exit 8 que les non-initiés au phénomène vont pouvoir s'instruire. Un long-métrage qui s'inspire en outre du jeu vidéo du même nom développé par Kotake Create en 2025 et qui met le joueur dans la peau d'un personnage cherchant à fuir un espace souterrain apparemment infini. Visuellement, le film de Genki Kawamura reprend très exactement l'esthétique du jeu avec ses interminables couloirs carrelés de blanc du métro japonais ainsi que le PNJ que croise le personnage central du film un an plus tard. Le concept de Backrooms s'avère réduit à sa plus simple expression puisque l'idée de pièces immenses où il est facile de se perdre est abandonné au profit de couloirs infinis se répétant Ad nauseam. Très rapidement, et après avoir quitté le wagon qui le transportait, un homme (interprété par Kazunari Ninomiya) marche tout en téléphonant à son épouse qui lui annonce qu'elle attend un enfant. Tandis qu'il prévoit de la rejoindre à l’hôpital où elle a prévu de mettre un terme à sa grossesse, l'homme ne prend pas conscience que le couloir qu'il est en train d'emprunter se vide peu à peu des voyageurs. Se retrouvant bientôt seul au départ d'un long couloir bifurquant ensuite sur la gauche, il commence par croiser un homme porteur d'une mallette (l'acteur Yamato Kōchi). Après plusieurs virages, un second couloir tout aussi long se présente à lui. Si le héros n'en a pas encore conscience, le spectateur, lui, se rend rapidement compte que quelque chose cloche. En effet, pour la seconde fois, celui-ci croise l'homme à la mallette qui quelques instants plus tôt est apparu dans le couloir précédent... Ce n'est qu'après l'avoir croisé une troisième ou quatrième fois qu'il finira par concevoir qu'il tourne en rond. En réalité, le terme n'est pas vraiment adéquat.


Difficile en effet de décrire la situation de ce pauvre homme dans des conditions qui feraient perdre la tête de n'importe quel autre voyageur. Afin de mieux intégrer le phénomène dans l'esprit des spectateurs, Genki Kawamura et le scénariste Kentaro Hirase réintègrent les divers éléments présents dans le jeu. Car aussi minimaliste que puissent paraître les décors, ajouter à l'univers des détails permettant de situer les personnages arrange grandement la lisibilité. Renforçant par là-même la perversité du script. En effet, l'homme parcourt indéfiniment le même couloir ainsi que les mêmes virages jusqu'à la lecture d'un panneau indiquant qu'en présence d'une anomalie il devra faire demi-tour. L'enjeu est donc ici très clair. Faire confiance à son acuité en différenciant celles-ci de ce qui peut apparaître comme étant tout à fait normal afin de rejoindre enfin la fameuse sortie numéro 8... Si le concept est fascinant, il est en revanche difficile de le concevoir sur le long terme. Et Exit 8 reflète justement ce problème. Car si durant quinze ou vingt minutes le long-métrage de Genki Kawamura est objectivement passionnant, intriguant, voire même très anxiogène, sans mauvais jeu de mots, le scénario finit par tourner en rond ! Après un démarrage vertigineux, il semblerait que le cinéaste n'ait plus rien eu à nous raconter. Alors, il ajoute au récit des personnages secondaires très ''vaporeux'' en terme d'écriture. Côté enjeux, tout est dit dans le premier tiers voire quart du long-métrage et ensuite rien, que du vide... Jusqu'à rendre même caduque l'espoir de voir enfin le héros se dégager de cette situation inextricable... Bref, Exit 8 est une énorme déception. Le mieux restant donc de suivre les quinze ou vingt premières minutes et de laisser tomber le reste... Notons enfin que cette année sortira The Backrooms du Youtubeur Kane Parsons qui en 2022 avait déjà publié sur sa chaîne un mythique court-métrage éponyme d'une dizaine de minutes dont la version longue devrait donc sortir en 2026...

 

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