Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


mercredi 1 novembre 2023

Beaten to Death de Sam Curtain (2022) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Ahhhhhh, l'Australie... Terre d'accueil qui se distingue très certainement pas l’intransigeance et la rigueur de ses douaniers qui prélèvent parmi vos biens tout ce qui est interdit sur le sol du territoire et qui vous libère de sommes plus ou moins importantes si vous avez fait la grave erreur de ne pas tout déclarer. Les vacances, là-bas, commencent donc sur un coup de poker. Le bluff y fonctionne moins que la chance de passer sous les radars qui elle-même s'évalue à une chance sur quelques millions ! Brève de plaisanterie. L'Australie, pour tout bon cinéphile ou cinéphage, c'est aussi l'occasion d'un dépaysement sans les inconvénients de devoir traverser la planète du nord au sud à bord de plusieurs avions pour un total frisant les vingt heures de vol en moyenne. L'occasion aussi de pouvoir boire sa bière et de ne pas être coincé entre une grand-mère se sentant obligée de vous parler de ses petits-enfants qu'elle compte rejoindre à l'aéroport de Sidney et un touriste américain tellement ventripotent qu'il prendra place sur son siège en débordant sur la moitié du votre. Mais l'Australie, terre du peuple Aborigène, des kangourous et autres créatures exotiques, c'est aussi, entre autres domaines abordés par de très grands cinéastes, le terrain de chasse de tueurs implacables. Le réalisateur Greg McLean le démontra par trois fois. À travers le portrait de Mick Taylor (génialement incarné par l'acteur John Jarratt), ce tueur sadique et peu avare en boutades qui apparaîtra dans les excellents Wolf Creek 1 et 2 mais aussi celui de l'une des plus terrifiantes créatures présentes sur le sol de notre planète : Le crocodile qui dans Rogue (ou Solitaire dans notre pays) va décimer des touristes venus faire du bateau. Notons que le tueur de Wolf Creek fut inspiré d'un authentique tueur qui sévit au début du vingt et unième siècle du nom de Bradley John Murdoch ! Le concept de Beaten to Death n'est pas tout à fait le même mais y ressemble quant même un peu. Troisième long-métrage du réalisateur australien Sam Curtain après Blood Hunt en 2017 et The Slaughterhouse Killer trois ans plus tard, Beaten to Death démarre de façon particulièrement brutale puisque l'on assiste d'emblée au passage à tabac d'un homme dont le visage ne ressemble désormais plus qu'à un steak prêt à être glissé entre deux tranches de pain pour être ensuite vendu au prix d'un Cheeseburger. Bref, on ne donne pas cher de la peau du gars en question surtout que le molosse (dont on devine que les dessous de bras ne sentent pas la rose) s'apprête à en finir avec lui en l'étranglant. Heureusement pour elle, la victime trouve une bouteille de bière qu'il casse pour enfoncer le tesson dans la gorge de son agresseur.


Verdict : Ne reste plus pour Jack (l'acteur Thomas Roach) que de reprendre son souffle et de retrouver sa femme tandis que son bourreau agonise et se vide de son sang dans la pièce d'à côté. Pour la femme de Jack, il est déjà trop tard. Le visage d'un blanc immaculé, l'homme a beau tenter de la faire revenir à la vie, rien n'y fait. Jack quitte alors les lieux et part chercher du secours. En chemin, il tombe sur la ferme de Ned (l'acteur David Tracy). Un type assez peu accueillant qui vit avec sa mère malade mais qui au bout du compte choisi d'aider Jack. Armé d'un fusil, Ned accompagne alors Jack sur le lieu de l'agression... Voici donc résumées les quinze premières minutes d'une œuvre en forme de torture-Porn/Survival dans lequel le héros va vivre les quelques jours les plus... ''compliqués'' de son existence. Beaten to Death sonne dans une sorte de mille-feuilles de séquences brutales entrecoupées de passages plus calmes, voire chiants, et d'autres en forme de flash-back explicatifs sur les raisons de la situation. En gros, le héros et son épouse, à l'époque où celle-ci respirait encore, ont débarqué chez un type auquel ils voulurent acheter de la drogue. Mais la transaction se déroula mal et amena jusqu'à la situation actuelle. Bon, pour tout dire, le film de Sam Curtain n'a quasiment aucun intérêt. On éprouve tout d'abord de grandes difficultés à éprouver la moindre empathie pour un personnage central que le réalisateur australien ne se donne même pas le mal de caractériser. Le montage du film est quant à lui assez chaotique. La situation géographique ne détonne absolument pas avec celle de l'Amérique profonde et à ce titre, le dépaysement tant attendu est malheureusement absent. L'un des principaux soucis de Beaten to Death se situe au niveau de l'écriture que le réalisateur a effectué aux côtés de Benjamin Jung-Clark. Un scénario beaucoup trop faible, classique et qui de plus, tourne en rond. Quant à l'horreur elle-même, on sort finalement déçus de l'expérience puisqu'en dehors de la scène d'introduction, le film est en réalité assez peu violent voire même trop bavard. Sam Curtain se paie même le luxe de quelques scènes ''contemplatives'' totalement inappropriées. Bref, inutile de perdre votre temps devant ce piteux rejeton d'un genre qui connut son heure de gloire il y a déjà fort longtemps...

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...