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lundi 12 juin 2023

The Terror Within (M.N.I Mutants non identifiés) de Thierry Notz (1989) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Alors là, moi je dis bravo. Oser piller, plagier, singer et détrousser un classique de la science-fiction sans marquer ses joues du sceau du rouge de la honte, c'est faire preuve d'une arrogance mêlée d'incrédulité. Car qui peut douter que M.N.I Mutants non identifiés (titre français apparemment inspiré du M.A.L Mutant aquatique en liberté de Sean S. Cunningham qui sorti la même année) n'est rien d'autre qu'un pompage quasi intégral du Alien, le huitième passager de Ridley Scott ? Sorti sur son territoire d'origine sous le titre The Terror Within, ne pas voir le long-métrage de Thierry Notz comme un plagiat purement et simplement éhonté du classique de la science-fiction et de l'épouvante sorti dix ans en arrière, c'est préférer se voiler la face. Ici, tout diffère en fait au niveau du contexte. Il n'est plus question de Space Opera horrifique puisque le récit ne se déroule plus dans l'espace à bord du Nostromo mais bien sur notre planète, la Terre, qui à la suite d'une guerre chimique a vu quatre-vingt dix-neuf pourcents de sa population disparaître. Ne survivent que quelques chanceux et notamment une poignée d'individus retranchés à environ cent-cinquante mètres sous la surface. S'il arrive parfois que l'un ou l'autre des pensionnaires de ce véritable bunker souterrain sorte afin de trouver de quoi nourrir ses compagnons, la plupart du temps ceux-ci évitent de mettre le nez dehors. Et ce, pour une raison bien simple. En dehors des créatures naturellement hostiles qui ont toujours peuplé la planète (rapaces, serpents...), des mutants rodent et s'en prennent systématiquement à celles et ceux qu'ils croisent sur leur chemin. Deux des résidents du bunker en feront d'ailleurs les frais. Deux autres tenteront de retrouver leurs compagnons en partant à la recherche. À leur place, ils ramèneront une jeune inconnue ayant miraculeusement survécu à la guerre et aux dangers propres à la vie en extérieur. Mieux : elle est enceinte. Mais après avoir été ramenée à la base et après quelques examens, le docteur Linda (l'actrice Terri Treas) remarque que l'évolution du fœtus est anormale puisque bien trop rapide. De manière collégiale est prise la décision de faire avorter la jeune femme... Et c'est là que tout part en couill... vrille. Et dans le récit à proprement parler, et s’agissant la manière avec laquelle Thierry Notz et son scénariste Thomas McKelvey Cleaver semblent s'être acharnés à pomper l’œuvre de Ridley Scott...


Qu'il s'agisse de certaines séquences comme l'évocation de l'arme qui pourrait être envisagée afin de tuer la créature qui sortira du ventre de sa mère, la visite des tunnels d'aération ou encore de certaines lignes de dialogues qui en tout cas dans notre langue, ne changent que d'un ou deux termes mais sont très objectivement empruntés à Alien, le huitième passager. Nous avons notamment droit à un face à face entre le mutant et l'acteur afro-américain John Lafayette qui interprète le rôle du peu courageux Andre. Un personnage pas très valeureux, donc, ou du moins, nettement en deçà des capacités offertes dix ans auparavant à son alter ego Parker qu'incarnait le génial Yaphet Kotto. C'est donc d'un recyclage quasi systématique du classique de Ridley Scott auquel le spectateur est convié. Et autant dire que lorsque l'on connaît l’œuvre originale et ses immense qualités techniques, de mise en scène, d'interprétation et au niveau des effets-spéciaux, M.N.I Mutants non identifiés fait très clairement pâle figure. Principalement interprété par Starr Andreeff, Andrew Stevens et surtout George Kennedy (lequel a touché à tous les types de cinéma comme le film catastrophe à de nombreuses reprises au sein de la franchise Airport), le long-métrage est un curieux hybride entre ce qu'aurait pu être une honnête série B horrifique et de science-fiction avec un nanar, voire une série Z. L'interprétation oscille donc entre l'acceptable et le médiocre. Il faut voir l'attitude de Tommy Hinkley lorsque son personnage Neil assiste apparemment médusé au sanglant accouchement de la jeune Karen (l'actrice Yvonne Saa). TO-TA-LE-MENT improbable ! Surtout, M.N.I Mutants non identifiés nous fait regretter tous ces personnages mis en scène dix ans en arrière par Ridley Scott. Tous plus iconiques les uns que les autres. Même le chat était bien meilleur que le chien qui désormais prend sa place ! Sans être ratée, la créature conçue par Dan Jones fait elle aussi pâle figure au regard de celle issue de l'imaginaire du plasticien suisse Hans Ruedi Giger. Bref, M.N.I Mutants non identifiés n'est qu'une très pâlotte version d'Alien de Ridley Scott et l'on peut se demander où se situe l'intérêt d'un tel long-métrage perclus de tant de défauts. Quitte à regarder un sous-Alien, autant redécouvrir le Inseminoid de Norman J. Warren plutôt que ce M.N.I Mutants non identifiés terriblement décevant...

 

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