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samedi 7 octobre 2017

The Last Seven de Imran Navqi (2010)



Des sept millions d'habitants que compte la ville de Londres, il n'en reste plus qu'une poignée. Sept individus qui ont tous perdu la mémoire et qui vont se retrouver confrontés à de curieux événements. Quelques bribes de souvenirs vont resurgir. Des instantanés ayant de près ou de loin un rapport avec l'état actuel de leur situation...
Curieux comme le synopsis à l'air identique au film précédemment chroniqué dans ces pages, le Open Grave de Gonzalo Lopez-Gallego. Mais contrairement au film de l'espagnol, celui du cinéaste Imran Navqi ne plonge pas ses interprètes au cœur d'une intrigue mêlant recherche scientifique et contagion mais les confronte à de situations particulièrement étranges. Enlèvement, foi inaltérable en Dieu, politique, militarisme, intervention policière et surtout, manifestation démoniaque sont au cœur de cette œuvre qui se cherche de bout en bout sans jamais vraiment trouver sa voie.

En usant du principe qui veut que l'on plonge des personnages dans une intrigue dans laquelle il demeurent au moins autant dans l’expectative que les spectateurs, Imran Navqi assure à son film un taux de suspens minimum. Si dans un premier temps, le film a des allures de promenade au cœur d'une citée vidée de ses habitants, The Last Seven livre quelques informations au moyen de flash-back répétitifs, évoluant à peine, et comblant les vides d'une intrigue qui tient sur la tranche d'une feuille de papier à cigarette.
A dire vrai, on pouvait attendre beaucoup de ce petit film principalement interprété par John Mawson, Rita Rammani, Daisy Head, Sebastien Street, Simon Philips ou l'assez charismatique Ronan Vibert que l'on a pu voir notamment dans Le Pianiste de Roman Polanski ou L'Ombre du vampire de E. Elias Merhige.

Le prinipal soucis de The Lat Seven, c'est qu'il ne s'y passe pas grand chose. En voulant mêler différents genres, Imran Navqi se casse les dents dans un projet sans véritable personnalité. En fait, le film a l'air de s'inspirer de tellement de films qu'il en perd en originalité. Sept personnes aux prises avec un étrange personnage aux allures de démon venu les emporter une à une, l'idée rappelle quelque peu la série des Destination Finale. Sauf qu'ici, la mort prend les traits d'un individu à l'attitude gothique un peu ridicule.

Surtout, on quitte la projection avec une foule de questions. Quel rapport entre ce fou de dieu qui, ceinturé d'explosifs va provoquer la mort de nombreuses personnes et cette jeune fille enlevée puis malencontreusement tuée par accident par l'un des soldats venu justement pour la libérer ? On suppose que la dite petite fille est celle de ce type qui ne jure que par Dieu. On comprend alors que chacun fait partie d'un tout menant à une conclusion définitivement brouillonne que seul le public devra démêler s'il veut reconstituer le puzzle dont les pièces ont été disséminées au hasard de l'intrigue. Si l'on se réfère au déroulement de cette dernière, faut-il comprendre alros que seuls ceux qui ont quelque chose à se reprocher doivent périr des mains de ce démon qui les traque ?
Supposons que la réponse soit positive. Mais alors comment expliquer la présence des autres dans cet univers parallèle ou tout autre vie que celle de ces sept personnages est bannie ?

The Lat Seven révèle bien des défauts qui s'expliquent sans doute par le peu d'aptitude de son réalisateur à développer un scénario un peu trop ambitieux pour lui. Confié aux soins d'un vrai cinéaste, le film aurait sans doute eu beaucoup à gagner. Ce qui n'est malheureusement pas le cas en l'état. Dommage...

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