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mercredi 4 octobre 2017

TROMA : The Graduation Day de Herb Freed (1981) - ★★★★☆☆☆☆☆☆



Petit retour de Troma dans Cinémart après une très courte interruption. Cette fois-ci, il s'agit de The Graduation Day. Un titre énigmatique si l'on n'en connaît pas le sens. Il s'agit d'un terme signifiant le jour de l'obtention d'un diplôme universitaire par les étudiants américains. C'est dans ce cadre qu'intervient le récit du long-métrage de Herb Freed. On ne s'étonnera pas de la présence de cette petite production fauchée dans la vidéothèque Troma même si l'on s'éloigne très clairement des productions qui ont rendu célèbre la firme créée par Michael Hertz et Lloyd Kaufman.
The Graduation Day est un slasher. C'est ainsi donc qu'un tueur dont nous ne connaîtrons l'identité que vers la fin du film tue sans relâche les élèves d'une université. Et plus spécialement ceux qui entouraient la jeune Laura, morte dans de tristes circonstances alors qu'elle s'entraînait pour les championnats de course. Pour beaucoup, la responsabilité de la mort de la jeune fille incombe à son entraîneur, George Michaels. De retour de l'armée, l'officier Anne Ramstead, qui n'est autre que la sœur de la victime est accueillie chaleureusement par sa mère, mais assez froidement par son beau-père, lequel n'arrive pas à se remettre du décès de celle qu'il considérait comme sa propre fille. On se dit, tiens, en voilà un qui ferait un bon tueur en série. Le plus bouleversé dans cette histoire est sans doute Kevin Badger, le petit ami de Laura. En pense alors, tiens, en voilà un autre qui pourrait avoir envie de faire payer aux autres le sorts accordé à la jeune fille.

The Graduation Day, offre un tueur dont l'absence de charisme lui confère une aura que les amateurs de nanars jugeront très certainement de culte. Un pyjama en guise de survêtement (ouais, un tueur en survêtement), et une paire de gants blancs, le cinéaste ayant sans doute imaginé qu'en changeant la couleur généralement admise (le noir), ce détail demeurerait dans l'esprit des gens. Mais ce qu'il reste au fond de ce film, c'est un sentiment d'intense exaspérantion. Le film de Herb Freed est creux, sans saveur et manque cruellement d'action. Les plans s'éternisent inutilement et l'on se trouve parfois effaré devant l'indigeance de certaines scènes. L'une des gymnases a beau savoir manier les barres asymétriques, avait-on besoin de nous la montrer s'exercer durant de si longues minutes ? The Graduation Day se transforme parfois en clip vidéo. Pour exemple, la scène durant laquelle un groupe interprète un morceau rock. Ce passage ne prendra fin que lorsque la chanson sera arrivée à son terme. De quoi remplir les vides laissés par le scénario tout de même écrit à six mains par le cinéaste lui-même ainsi que par Anne Marisse et David Baughn.

Les plus attentifs remarqueront la présence de la screem-queen américaine Lynnea Quigley (Le retour des Morts-Vivants) dans un tout petit rôle, mais aussi et surtout de l'acteur Christopher George dans le rôle de l'entraîneur. Acteur qui tourna dans plusieurs westerns mais que les amateurs de film d'horreur reconnaîtront pour avoir joué dans le Paura nella città dei morti viventi de Lucio Fulci en 1980 ou dans Le Sadique à la Tronçonneuse de Juan Piquer Simon deux ans plus tard.
Outre le fait que le film soit d'un ennui abyssal, les meurtres, seuls moments où l'on pouvait espérer enfin être gratifiés pour avoir été aussi patients, sont parmi les plus navrant qu'il ait été donné l'occasion de voir dans un film de ce type. En fait, il n'y a pas grand-chose à sauver de ce naufrage cinématographique qui pourtant, demeure émouvant dans sa quête de vouloir suivre les traces des classiques du genre. Et je pense notamment à la série des Vendredi 13 qui à côté de cette chose sans éclats peut être considérée comme ce qui se fait de mieux en matière de slashers. Inutile donc de perdre votre temps à essayer de voir The Graduation Day. Lui consacrer un peu moins de quatre-vingt dix minutes serait une pure perte...

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