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jeudi 1 novembre 2012

Alien, Le Huitième Passager de Ridley Scott (1979)



Le véhicule commercial Nostromo, transporte vingt millions de tonnes de minerai. Il est sur le chemin du retour vers la Terre lorsque son équipage, constitué de sept passagers en hibernation, est soudainement réveillé. Tous les membres sont persuadés d'être arrivés à destination mais "maman", l'ordinateur central du Nostromo, indique au capitaine Dallas qu'elle vient d'intercepter une émission d'origine inconnue. Selon une close contenue dans le contrat de chacun, tout signe d'une présence intelligente doit faire l'objet d'une recherche. Certain passagers sont contrariés à cette idée sauf le médecin de bord qui n'oublie pas de rappeler à ces derniers que le moindre manquement à la règle signifie une suppression de la prime de fin de voyage. C'est donc dépité que l'équipage prends place à bord d'une navette et s'apprête à se poser sur le sol de la planète d'où provient le message.


Après un atterrissage difficile, le capitaine Dallas accompagné de Lambert et Kane se met en route vers l'endroit d'où semble avoir été émis, selon Ripley, ce qui ressemble désormais à un S.O.S. Sur une planète inhospitalière où les vents rugissent en permanence et où la lumière est rare, les trois membres de l'expédition trouvent un immense vaisseau extraterrestre à l'intérieur duquel aucune trace de vie n'est détectée. Les murs semblent tapis d'une matière organique, quand, plus loin, Kane trouve un puits dans lequel il se laisse glisser avant de tomber nez à nez avec ce qui semble être une immense chambre d'incubation dans laquelle des milliers d'œufs reposent sous une fine pellicule de lumière bleue. L'un d'entre eux, à l'approche de Kane, ouvre son extrémité. Pris de curiosité, Kane s'en approche avant d'être attaqué par ce qui ressemble à un énorme parasite (un facehugger). De retour aux abords de la navette, Dallas et Lambert exigent de Ripley qu'elle leur ouvre l'accès au vaisseau mais celle-ci, respectant les règles de sécurité, refuse et c'est le médecin de bord qui prends la décision de les laisser entrer. Kane, inconscient, est emporté vers l'infirmerie et après que le médecin lui ai ôté son scaphandre, l'équipage découvre horrifié que son visage est entièrement recouvert par la créature sortie plus tôt de son œuf. Après une tentative d'extraction de la part du médecin, conclue par un échec, le capitaine Dallas prends la décision de mettre Kane en quarantaine.
Quelques temps après, le docteur demande à Dallas de venir à l'infirmerie. L'équipage tout entier se rends alors sur les lieux et est heureux de découvrir un Kane libéré du parasite et enfin réveillé. Affamé, Kane réclame à manger et l'équipage alors en profite pour aller se nourrir. Durant le repas, Kane est pris de convulsions et, alors qu'il est allongé sur la table, ses amis contemplent avec effroi l'horrible petite créature qui s'extrait violemment de son torse avant de prendre la fuite...


Un chef-d'œuvre qui consacre deux genres: La science-fiction et l'épouvante


"Alien, le huitième passager" de Ridley Scott ("Duellistes", "Legend") est sans conteste l'un des meilleurs films de science-fiction de tous les temps. Tourné en 1979 soit trois années avant son autre chef-d'œuvre du genre, "Blade Runner", il allie avec merveille ce genre souvent représenté au cinéma avec une une épouvante parfaitement maitrisée. Deux courants que l'on aurait pu croire incompatibles mais qui dans cette œuvre très sombre font des merveilles. On est loin, très loin de la science-fiction bon enfant de Georges Lucas ("La guerre des étoiles" et ses suites). On retrouvera plus tard cette noirceur désespérée et pessimiste dans "Blade Runner". Dès les premières images et ce long travelling sur le cargo spatial menant sa route vers la Terre, l'oppression, constante se fait ressentir et elle ne nous lâchera pas jusqu'à la fin. Le gigantisme du vaisseau est en totale contradiction avec les longs couloirs exigus qui verront Ripley, l'héroïne de ce film campée par la superbe Sigourney Weaver, batailler avec une force de conviction peu commune, une créature extraterrestre cauchemardesque. L'angoisse atteint son point culminant lorsqu'elle se retrouve seule face au monstre alors que l' équipage tout entier a été décimé. Les couloirs du cargo se transforment alors en dédales sombres et inquiétant et la camera, nerveuse, qui suit Ripley à quelques centimètres dans une course contre la montre et contre la mort est étourdissante.


Les personnages sont tous parfaitement campés (notamment Veronica Cartwright, Yaphet Kotto, Harry Dean Stanton ainsi que Ian Holm) par des acteurs impliqués dans l'histoire. On pense que tout est dit dès lors que la traque commence mais l'ambiguïté dégagée par le personnage de l'officier Ash éclate vers les derniers instants du film et l'on comprends alors le sens réel de l'expédition. Quand à la créature, le huitième passager du titre, elle est d'une incroyable sensualité, ce qui ne l'empêche pas d'être authentiquement terrifiante. La bande son est, quand à elle, presque un personnage à part entière puisqu'elle est d'une efficacité à toutes épreuve notamment dans la scène où Brett (le génial Harry Dean Stanton) part à la recherche du chat de l'équipage. C'est dans l'écho d'une pulsation cardiaque particulièrement angoissante que l'on suit le personnage jusqu'à sa tragique destinée.


Une succession de suites et d'avatars qui prouvent que l'œuvre de Ridley Scott est indétrônable


Le film ayant obtenu un énorme succès, il connut plusieurs suites dont le troisième épisode, réalisé par l'excellent David Fincher ("Seven") et le quatrième par le français Jean-Pierre Jeunet ("Le bunker de la dernière rafale", "Le fabuleux destin d'Amélie Poulain"). Les italiens s'emparèrent du scénario pour pondre une série de plagiats tous aussi mauvais les uns que les autres ("Contaminations", "La Galaxie De La Terreur", "Alien 2, On Earth"). Le film de Ridley Scott fut scénarisé par Dan O Bannon (réalisateur du petit mais drôlissime "Retour des morts-vivants"). La créature fut quand à elle créée par le peintre Giger. Dernière anecdote, l'idée du film n'est pas tout à fait une invention purement originale puisqu'elle semble avoir été inspirée par le "planète des vampires" du grand cinéaste italien Mario Bava...

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