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mardi 12 mai 2026

Shirome de Kōji Shiraishi (2010) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Après avoir vanté les qualités de réalisateur du cinéaste japonais Kōji Shiraishi à travers deux de ses longs-métrages intitulés Noroi et Okaturo, il est regrettable de constater que ses prédispositions à mettre en scène des personnages dans divers Found Footage ne se maintient pas systématiquement. Pour preuve, Shirome qu'il réalise en 2010. Un long-métrage qui perpétue cette longue tradition qui chez Kōji Shiraishi consiste à filmer des individus caméra à l'épaule et un interagissant avec eux comme s'il était en train de mettre en scène un documentaire. Comme pour les exemples précédents, Shirome s'intéresse à un cas très spécifique de phénomène surnaturel puisque l'action va en partie se dérouler dans une ancienne école désaffectée où eurent lieux de tragiques événements. C'est en effet dans une classe du deuxième étage que furent retrouvés les corps suspendus à des cordes de deux élèves supposées s'être suicidées. Mais pour certains, la mort des deux jeunes filles fut probablement liée à une légende selon laquelle lorsque l'on fait un vœu auprès du Kami (entité vénérée dans le shintoïsme) Shirome sans être totalement convaincu de son existence, celui-ci peut pousser ceux qui font appel à lui au suicide ou à la folie... Tout comme dans Okaturo, Kōji Shiraishi interprète son propre rôle et propose à un groupe de six jeunes chanteuses qui ont la particularité d'exister réellement d'interpréter ceux des héroïnes féminines. En effet, tandis que de nos jours Kanako Momota, Shiori Tamai, Ayaka Sasaki et Reni Takagi ne sont plus que quatre, elles formèrent au départ aux côtés d'Akari Hayami et Momoka Ariyasu le groupe Momoiro Kurōbā Zetto. Très populaires au Japon, les jeunes femmes se retrouvent donc au centre de ce récit qui mêle donc Found Footage, légendes urbaines et fantastique... Il est fort probable qu'en mettant en scène les six jeunes chanteuses, Kōji Shiraishi ait pris le parti à l'époque de faire la promotion de leur groupe car alors comment justifier la présence d'interprètes qui à défaut d'être de véritables artistes de la chanson n'ont aucun talent pour l'interprétation ? Pourtant, ici, le cinéaste japonais ne demande rien d'autre à ses interprètes que de demeurer elles-mêmes et de pousser régulièrement des cris lorsque le script le demande. En dehors de l'intérêt de présenter un groupe d'adolescentes typiques du Pays du Soleil Levant, avec leurs codes vestimentaires et celui de mettre en avant un groupe musical offrant des shows paraît-il très ''revigorants'', Shirome manque probablement d'être l'un des plus mauvais films du genre Found Footage alors même que son auteur peut s'enorgueillir d'avoir réalisé avant cela les meilleurs d'entre eux. Ici, le concept est simple...


Réunir les jeunes filles dans cette fameuse classe et les pousser à faire un vœu auprès de Shirome afin qu'elles puissent accéder à une populaire émission de télévision japonaise. Le film se divise ainsi en deux parties. La première présentant évidemment les membres du groupe, de frêles de jeune femmes qui ne cessent de hurler pour un oui et pour un non. D'ailleurs, si certaines précautions doivent être entreprises devant des longs-métrages diffusant des images graphiquement fortes, ici, l'on conseillera aux spectateurs de se munir de paracétamol tant Kanako Momota, Shiori Tamai et leurs copines ont tendance à produire des cris stridents qui rapidement donnent des maux de tête. Ici et comme cela est récurrent chez Kōji Shiraishi, l'on ne s'étonnera pas d'apercevoir des phénomènes d'ordre surnaturel très habituels chez le cinéaste japonais. Des orbes, qui en passant au dessus des têtes ont des conséquences directes sur l'action des personnages. Tandis que la première partie, relativement longue, pesante et s'intéressant principalement à nos jeunes héroïnes, situe son action dans la moyenne basse des attentes des spectateurs, la seconde ne se révèle malheureusement pas tellement plus fascinante. Peu inspiré, Kōji Shiraishi manque de jouer avec certains repères qui voudraient que le récit repose (ou non) sur une certaine forme de manipulation physique et mentale. On ne sait jamais vraiment quel est le but réel du cinéaste s'agissant du projet d'emmener les jeunes filles là où le double suicide se déroula. Les emmène-t-il vraiment pour qu'elles accèdent à la populaire émission de télévision ou agit-il uniquement dans un but personnel opportuniste ? Toujours est-il qu'en matière d'effroi, Shirome s'avère relativement maigre. Voire même inexistant. Quelques bribes d'images sont appréciables, comme lorsque l'une des jeunes filles est réveillée par une orbe alors qu'elle dort aux côtés de ses amies dans un dortoir ou lorsque un ''historiens'' des événements tragiques survenus dans le passé est pris d'une crise d'hystérie juste avant que le groupe ne pénètre entre les murs de l'école. Mais à part ces quelques fragiles envolées, le film n'a absolument aucun intérêt... L'on poussera alors les spectateurs à se rediriger vers Noroi et Okaturo plutôt que du côté de ce petit long-métrage dénué de tout impact émotionnel et physique...

 

 

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