Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


mercredi 30 septembre 2026

Anecdotes : Maniac de William Lustig

 


Ma passion pour le cinéma d'horreur remonte à des décennies et même bien au-delà de l'âge légal puisque aussi loin que je puisse remonter dans mes souvenirs, ma première expérience en la matière date du 20 juin 1976, lorsque mon père m'invita à le rejoindre sur le canapé du salon afin de découvrir en sa compagnie lors du Cinéma de Minuit sur FR3 le Nosferatu, eine Symphonie des Grauens du réalisateur allemand Friedrich Wilhelm Murnau. J'avais donc un peu plus de quatre ans et cette expérience forgea sans doute ma future passion pour l'horreur, l'épouvante et le fantastique... Aujourd'hui et sans doute les semaines à venir, plutôt que d'évoquer les classiques du genre sous l'angle le plus commun, je me suis dis que leur dédier toute une série d'articles consacrés à des anecdotes plus ou moins connues serait une idée plutôt sympa. Et puisque en parallèle de mon blog consacré au septième art qui ''ouvrit ses portes'' voilà quinze ans le 12 avril 2011 avec le Maniac de William Lustig, c'est donc avec ce classique de l'horreur et de l'épouvante la plus glauque qui soit que j'ai décidé d'ouvrir les hostilités...


Commençons avec l'actrice britannique Caroline Munro dont la carrière fut parsemée d'un certain nombre de productions horrifiques parmi lesquelles, le dyptique L'Abominable Docteur Phibes/Le Retour de l'abominable Docteur Phibes ainsi que Dracula 73, Evil baby ou encore Les prédateurs de la nuit. Tandis que le rôle de la photographe Anna D'Antoni avait tout d'abord été prévu à l'attention de l'actrice italienne et ancienne épouse du cinéaste Dario Argento, Daria Nicolodi, prise par le tournage de Inferno, celle-ci fut contrainte de renoncer au long-métrage de William Lustig. Ce qui permit à la britannique qui se trouvait alors à une convention organisée à New York de croiser la route du maquilleur Tom Savini qui prévint alors de la présence de la jeune femme, l'acteur Joe Spinell avec lequel elle avait déjà participé au tournage de Starcrash : Le Choc des étoiles de Luigi Cozzi deux ans auparavant. Habituée au cinéma d'horreur et d'épouvante mais William Lustig considérant que l'actrice n'avait sans doute pas en tête le genre de violence à laquelle le cinéaste allait s'attaquer, celui-ci proposa à Caroline Munro de regarder Halloween de John Carpenter. Surprise par ce nouveau type de cinéma horrifique, la jeune femme accepta alors volontiers de participer au tournage en tant que principale interprète féminine après que son époux Judd Hamilton ait tout de même ajouté la somme de deux-cent mille dollars au budget initial.


S'ouvrant sur une séquence se déroulant au bord d'une plage où le tueur en série Frank Zito (Joe Spinell) sévira pour la première fois en assassinant un couple de jeunes amoureux, William Lustig fit un clin d'œil au classique de Steven Spielberg Les dents de la mer en remplaçant le fameux requin par un homme atteint de démence. Autre anecdote relativement connue, les conditions de tournage. Généralement filmé à la sauvage et sans autorisation, William Lustig, Joe Spinell et l'équipe technique durent à chaque fois faire vite avant que la police ne débarque sur les lieux ! Plus amusante est celle concernant la bande musicale de Jay Chattaway, hautement dérangeante, glaçante et morbide et à laquelle devait être ajouté un thème musical beaucoup plus enjoué composé par Michael Sembello et qui au final allait servir de générique à la célèbre comédie musicale réalisée en 1983 par Adrian Lyne, Flashdance ! D'ailleurs, lorsque l'on y pense, le fait que la chanson Maniac n'ait pas été intégrée au long-métrage est plutôt une bonne chose puisqu'elle dénotait complétement avec l'ambiance lugubre du long-métrage de William Lustig...


Si Maniac marqua et continue de marquer autant les esprits, ça n'est pas seulement en raison du récit, du contexte social, du portrait glaçant de son tueur en série ou de sa partition musicale mais également parce qu'aux effets-spéciaux, le maquilleur Tom Savini proposa un véritable festival de séquences gores. Des crânes de femmes scalpées, une explosion de tête, un long couteau enfoncé dans un torse ou encore une orgie de sang finale absolument dantesque... Il faut savoir que Tom Savini était souvent contraint de raisonner Joe Spinell, alors acteur principal, producteur et scénariste du film, lequel voulait sans cesse repousser les limites en matière d'horreur. S'agissant des scènes d'horreur en question, William Lustig n'a d'ailleurs jamais nié le fait qu'avait été utilisée une fausse tête décapitée provenant à l'origine du tournage du premier Vendredi 13 réalisé en 1980 par Seans S. Cunningham et auquel participa déjà Tom Savini en tant que concepteur des effets-spéciaux gores.


Concernant l’exiguïté de l'appartement de Frank Zito, le cinéaste se serait en outre inspiré du film policier suédois de Bo Widerberg intitulé Un flic sur le toit pour sa création. William Lustig, Joe Spinell et Andrew Garroni réussirent à réunir la somme de quarante-huit mille dollars dont l'essentiel provenait des films pornographiques précédemment réalisés par le premier d'entre eux. Plaçant leur argent en bourse, leur investissement leur rapporta finalement la somme de cent-trente cinq mille dollars. Ajoutant à cela les deux-cent mille dollars apportés par Judd Hamilton pour un total de trois-cent trente mille dollars. Enfin, pour celles et ceux qui se demandent encore aujourd'hui si une hypothétique version ''director's cut'' agrémentée de scènes inédites existe, la réponse de William Lustig est sans appel : non !

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...