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mardi 2 juin 2026

Linnea Quigley's Horror Workout de Kenneth J. Hall (1990)

 


 

Je me souviens très bien de ces fiévreuses nuits lors desquelles je n'arrivais plus à dormir, totalement obsédé par le popotin de la Scream Queen Linnea Quigley. Fantasme de jeunesse, d'adolescence, qui prit le relais de Marilyn Jess dès 1985 lorsque je la découvrais pour la toute première fois en salle dans The Return of the Living Dead (Le retour des morts-vivants) de Dan O'Bannon, classique absolu et instantané du cinéma d'horreur. J'y allais éponger mes maigres économies sept jours d'affilées. Non pas seulement parce que l'actrice s'y dévêtait pour danser à poil sur une pierre tombale avec en fond sonore le Tonight de SSQ mais bien parce que le film est un savant et parfait mélange entre épouvante, gore et comédie. Rien à voir avec les différentes séquelles et surtout pas avec le très mauvais second opus réalisé trois ans plus tard par Ken Wiederhorn. Depuis l'existence des DVDs, c'est au moins trois ou quatre fois par an que je me replonge dans les méandres de ce tout petit bout d'Amérique coincé entre l'entrepôt de fournitures médicales d'Uneeda, la morgue d'Ernie Kaltenbrunner et son cimetière. Un film AVEC des punks mais SANS chiens et surtout, donc, Linnea Quigley, beauté juvénile au corps parfait dont le personnage de Trash fantasmait, selon ses propres mots de se faire dévorer par ''une bande de vieux mecs'' ! Notons qu'est toujours prévu Trash's Revenge: Return of The Living Dead Universe de Richard Driscoll, une ''suite'' tardive dans laquelle nous devrions, espérons-le, retrouver Linnea même si, forcément, l'ancienne ''Hurleuse'' du cinéma d'horreur américain a bien changée... Ancienne star du cinéma z, cette blonde craquante et très sexy interpréta des rôles dans des œuvres aux titres souvent improbables à l'image de Crepozoids et Sorority Babes in the Slimeball Bowl-O-Rama de DavidDeCocteau en 1987 et 1988 ou de Hollywood Chainsaw Hookers ou Scream Queen Hot Tub Party de Fred Olen Ray en 1988 et 1911... En 1990 sort un curieux projet signé du réalisateur, scénariste, producteur et concepteur d'effets-spéciaux américain Kenneth J. Hall. Après avoir tourné Evil Spawn en 1987 et Ghost Writer deux ans plus tard, le bonhomme se lance dans la réalisation d'un court film d'une heure environ entièrement consacré à Linnea Quigley. Autant dire que la testostérone risque de foutre un bazar monstre dans tout organisme propre à apprécier la plastique et la blondeur de la délicieuse Linnea ! D'autant plus que les festivités démarrent ici par une séance de deux minutes environs et lors desquelles notre vedette se lave le corps à l'aide d'un savon, la caméra de Kenneth J. Hall n'en perdant évidemment pas une miette...



Ensuite, pour nous rappeler aux bons souvenirs d'une carrière riche de très nombreuses (et savoureuses) séries z, Linnea évoque certaines de ses œuvres, parmi lesquelles celles citées plus haut. Quelques mises en bouche jouissives qui montraient déjà la forte implication de l'actrice, combattant alors contre des rats géants et même des démons, un peu à la manière des personnages du diptyque Dèmoni (Démon 1 & 2) réalisé par l'italien Lamberto Bava en 1985 et 1986 mais en plus... ''artisanal'' dirons-nous... Ensuite, et c'est le principal défaut tout en étant d'un intérêt certain pour ceux qui voudraient reluquer l'actrice sous toutes ses coutures, plus de la moitié des scènes sont consacrées à des séances d'aérobic. En effet, installée devant sa cheminée, Linnea Quigley fait de nombreux étirements, durant près de huit minutes. Un temps interminable ! Sauf qu'ensuite, elle sort faire une séance de footing à l'extérieur. L'occasion de croiser une bande de morts-vivants qui au passage de Linnea sortent de leur tombe pour la suivre jusque chez elle. Là, au bord de sa piscine, elle explique aux zombies qu'ils devraient faire du sport pour ne pas continuer à se ''défraîchir''. Et nous voilà repartis pour neuf minutes de sport dont le seul intérêt reste toujours la présence à l'image de Linnea et les maquillages des zombies qui pour la plupart sont plutôt réussis. Cette séquence mettant en scène des morts-vivants est décevante en ce sens où l'on était loin d'imaginer que Linnea Quigley's Horror Workout prendrait une telle tournure. Ensuite, Linnea convie quatre de ses amies à une soirée pyjama. Après quelques extraits de ses films projetés dans son salon, voilà qu'une fois encore l'on a droit à une séance d'aérobic longue de huit minutes. La dernière, fort heureusement. Et pour cause : le petit groupe va être plongé dans l'obscurité avant d'être attaqué par le Gipper (?), d'abord incarné à l'écran par Cleve Hall avant que Linnea ne refasse surface et dévoile qu'elle est en réalité le tueur de ce slasher de dixième catégorie se jouant des ridicules codes du genre comme par exemple, la division au compte-goutte du groupe. Ce qu'il faut retenir de Linnea Quigley's Horror Workout ? À vrai dire, pas grand chose si ce n'est la présence de Linnea Quigley auquel le film de Kenneth J. Hall rend hommage de la première à la dernière seconde. Bref, un indispensable pour tout fan de la Scream Queen et d'une inutilité crasse pour tous les autres...

 

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