Kim Dok-ja (Ahn Hyo-seop)
est employé dans l'entreprise Minosoft en
tant que stagiaire lorsque son contrat arrive à terme. Lecteur
assidu du roman en ligne Three Ways to Survive the
Apocalypse (Trois
façons de survivre à l'apocalypse),
il est surtout le dernier à avoir tenu jusqu'à ce que l'histoire
arrive à son terme. En effet, la popularité du roman ayant
dégringolé, son auteur a décidé d'y mettre un terme. Mécontent
du résultat final de l'ouvrage, Kim Dok-ja décide de se plaindre
directement en envoyant un message à son auteur. En réponse, TLS123
(c'est le nom de l'écrivain) propose au jeune homme d'inventer
lui-même une nouvelle fin au roman d'origine dans lequel, Yoo
Joong-hyuk (Lee Min-ho) demeurait le seul survivant parmi les héros.
Tandis que Kim Dok-ja retrouve dans le métro son ancienne collègue
de travail Yoo Sang-ah (Chae Soo-bin) elle aussi arrivée au terme de
son contrat, un dokkaebi (créature légendaire issue du folklore
coréen) annonce aux voyageurs qu'à dix-neuf heures l'humanité va
devoir affronter divers scénarii imposés par des... Constellations.
Des entités qui vivent dans le ''Star Stream''
et qui observent les humains à distance tout en influençant le
cours des événements. Bon, je devine que certains font déjà la
gueule et se demandent quel est tout ce charabia que j'emploie depuis
le début de cet article... Dokkaebi ? Constellations ?
Star Stream ? Et c'est sans compter sur le nom généralement
imprononçable des différents protagonistes qui demandent parfois du
temps pour être clairement intégrés au sein du récit. Une
histoire qui dans le cas de Jeonjijeok Dokja Sijeom
(Omniscient Reader: The Prophecy)
prend son temps puisque le dernier long-métrage du réalisateur et
scénariste sud-coréen flirte avec les deux heures ! Je vous
avouerai que ce genre de production n'est pas du tout ma came et
qu'elle semble de toute manière promise à une carrière qui ne
reposera que sur l'attention des fans de ce genre de films
typiquement asiatiques. Il y a pourtant certains éléments auxquels
pourront se raccrocher les néophytes qui comme moi refusent de boire
à la source de ce genre de scripts tellement surréalistes qu'ils en
deviennent totalement imbuvables...
L'ironie
étant que dans mon cas, le surréalisme en question est une donnée
que j'envisage généralement de manière plutôt optimiste. Mais
ici, malheureusement, il demeure peu d'éléments qui permettent
véritablement de raccorder la fiction à la réalité... Du côté
des toutes petites références qui permettront aux réfractaires de
croire ne serait-ce qu'un instant en l'illusion, le script de Kim
Byung-woo et de Lee Jeong-min (lequel repose sur le roman en ligne
éponyme de Sing Shong) aborde le début du récit et quelques
passages à venir sous le même angle que la série sud-coréenne à
succès Ojing-eo Geim
de Hwang Dong-hyuk connue chez nous sous le titre Squid
Game.
De quoi offrir à une partie des spectateurs l'espoir d'une œuvre
dont certaines mécaniques furent déjà employées dans cette
excellente série diffusée entre 2021 et 2025. Les autres, eux, que
l'on considérera appartenir en majorité à une tranche d'âge
variant entre seize et trente-cinq ans et dont l'hygiène de vie
compose très certainement entre la lecture d'ouvrages de ce type et
les jeux vidéos... Non pas que Jeonjijeok Dokja
Sijeom soit
exclusivement réservé aux fans de Manga,
de Manhwa
(son équivalent sud-coréen), de Kaijū
eiga
ou de jeux vidéos façon Japanese
Role-Playing Game,
Action-RPG
dont les combats ne seraient pas spécifiquement basés sur l'ATB
(Active
Time Battle),
mais tant de furie, de débauche de CGI de médiocre qualité
(certains décors ainsi que les différentes créatures sont
franchement laids), de combat qui ressemblent à des cinématiques de
jeux vidéos m'ont totalement sorti du récit ! C'est d'autant
plus dommage que Byung-woo Kim fut l'auteur l'année dernière du
sympathique Daehongsu (Submersion),
un mélange entre science-fiction, action et catastrophe suffisamment
original pour sortir du cadre classique. Sans doute pas le film de la
décennie ni même de l'année mais riche en rebondissements. Ici, on
passe à tout autre chose. Il devient donc très difficile d'évaluer
un film tel que Jeonjijeok Dokja Sijeom
lorsque l'on n'est absolument pas un spécialiste du genre...
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