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vendredi 1 mai 2026

Jeonjijeok Dokja Sijeom (Omniscient Reader: The Prophecy) de Byung-woo Kim (2026)

 


 

Kim Dok-ja (Ahn Hyo-seop) est employé dans l'entreprise Minosoft en tant que stagiaire lorsque son contrat arrive à terme. Lecteur assidu du roman en ligne Three Ways to Survive the Apocalypse (Trois façons de survivre à l'apocalypse), il est surtout le dernier à avoir tenu jusqu'à ce que l'histoire arrive à son terme. En effet, la popularité du roman ayant dégringolé, son auteur a décidé d'y mettre un terme. Mécontent du résultat final de l'ouvrage, Kim Dok-ja décide de se plaindre directement en envoyant un message à son auteur. En réponse, TLS123 (c'est le nom de l'écrivain) propose au jeune homme d'inventer lui-même une nouvelle fin au roman d'origine dans lequel, Yoo Joong-hyuk (Lee Min-ho) demeurait le seul survivant parmi les héros. Tandis que Kim Dok-ja retrouve dans le métro son ancienne collègue de travail Yoo Sang-ah (Chae Soo-bin) elle aussi arrivée au terme de son contrat, un dokkaebi (créature légendaire issue du folklore coréen) annonce aux voyageurs qu'à dix-neuf heures l'humanité va devoir affronter divers scénarii imposés par des... Constellations. Des entités qui vivent dans le ''Star Stream'' et qui observent les humains à distance tout en influençant le cours des événements. Bon, je devine que certains font déjà la gueule et se demandent quel est tout ce charabia que j'emploie depuis le début de cet article... Dokkaebi ? Constellations ? Star Stream ? Et c'est sans compter sur le nom généralement imprononçable des différents protagonistes qui demandent parfois du temps pour être clairement intégrés au sein du récit. Une histoire qui dans le cas de Jeonjijeok Dokja Sijeom (Omniscient Reader: The Prophecy) prend son temps puisque le dernier long-métrage du réalisateur et scénariste sud-coréen flirte avec les deux heures ! Je vous avouerai que ce genre de production n'est pas du tout ma came et qu'elle semble de toute manière promise à une carrière qui ne reposera que sur l'attention des fans de ce genre de films typiquement asiatiques. Il y a pourtant certains éléments auxquels pourront se raccrocher les néophytes qui comme moi refusent de boire à la source de ce genre de scripts tellement surréalistes qu'ils en deviennent totalement imbuvables...



L'ironie étant que dans mon cas, le surréalisme en question est une donnée que j'envisage généralement de manière plutôt optimiste. Mais ici, malheureusement, il demeure peu d'éléments qui permettent véritablement de raccorder la fiction à la réalité... Du côté des toutes petites références qui permettront aux réfractaires de croire ne serait-ce qu'un instant en l'illusion, le script de Kim Byung-woo et de Lee Jeong-min (lequel repose sur le roman en ligne éponyme de Sing Shong) aborde le début du récit et quelques passages à venir sous le même angle que la série sud-coréenne à succès Ojing-eo Geim de Hwang Dong-hyuk connue chez nous sous le titre Squid Game. De quoi offrir à une partie des spectateurs l'espoir d'une œuvre dont certaines mécaniques furent déjà employées dans cette excellente série diffusée entre 2021 et 2025. Les autres, eux, que l'on considérera appartenir en majorité à une tranche d'âge variant entre seize et trente-cinq ans et dont l'hygiène de vie compose très certainement entre la lecture d'ouvrages de ce type et les jeux vidéos... Non pas que Jeonjijeok Dokja Sijeom soit exclusivement réservé aux fans de Manga, de Manhwa (son équivalent sud-coréen), de Kaijū eiga ou de jeux vidéos façon Japanese Role-Playing Game, Action-RPG dont les combats ne seraient pas spécifiquement basés sur l'ATB (Active Time Battle), mais tant de furie, de débauche de CGI de médiocre qualité (certains décors ainsi que les différentes créatures sont franchement laids), de combat qui ressemblent à des cinématiques de jeux vidéos m'ont totalement sorti du récit ! C'est d'autant plus dommage que Byung-woo Kim fut l'auteur l'année dernière du sympathique Daehongsu (Submersion), un mélange entre science-fiction, action et catastrophe suffisamment original pour sortir du cadre classique. Sans doute pas le film de la décennie ni même de l'année mais riche en rebondissements. Ici, on passe à tout autre chose. Il devient donc très difficile d'évaluer un film tel que Jeonjijeok Dokja Sijeom lorsque l'on n'est absolument pas un spécialiste du genre...

 

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