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mercredi 14 janvier 2026

The Painted de Sasha Sibley (2024) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Second long-métrage de Sasha Sibley après The Box en 2021 (lequel n'entretient aucun rapport avec l'œuvre éponyme réalisée par Richard Kelly en 2009), The Painted traite d'un sujet qui a maintes fois été abordé sous différentes formes au cinéma et en littérature. L'un des sujets les plus remarquables à avoir été adapté sur grand écran demeure Le portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde. En effet, un nombre incalculable de films et de téléfilms mirent en scène le personnage titre du roman, un très bel homme vivant dans le Londres aristocratique de la fin du dix-neuvième siècle et qui pour conserver toute sa beauté et après que le peintre Basil Hallward ait réalisé son portrait, pactisa avec le Diable afin que la peinture vieillisse à sa place. Si certains demeurèrent fidèle au récit, d'autres ne firent que s'en inspirer. À l'image de Brian De Palma et de son cultissme Phantom of the Paradise ou de l'écrivain écossais Graham Masterton qui avec son chef-d’œuvre Le portrait du mal signa en 1985 l'un de ses plus remarquables ouvrages littéraires ainsi qu'un monument de l'épouvante... Avec Velvet Buzzsaw, Dan Gilroy signa en 2019 un long-métrage qui mit en scène les œuvres d'un peintre décédé qui tuaient littéralement ceux qui tentaient d'en faire le commerce. Quant à The Witches du britannique Nicolas Roeg, il mettait en scène en 1990 une gamine enfermée dans un tableau. Notons enfin à titre d'exemple de production beaucoup plus familiale, le personnage de Vigo des Carpates, un sorcier tyrannique du seizième siècle enfermé dans une toile agissant comme une prison et comme un point de passage vers le monde réel... S'agissant de The Painted, le film entre également dans la catégorie des films de maisons hantées et des malédictions. L'action se déroule tout d'abord dans les années soixante, cinq mois avant que n'interviennent les membres d'une famille qui seront les héros de l'histoire. L'on assiste à une curieuse cérémonie consistant à transférer l'âme d'un défunt (ici, en l'occurrence, celle d'une jeune femme) dans une peinture afin que celle-ci survive au delà de la mort. Cependant, rien ne va se passer comme prévu puisque l'époux va faire apparaître la démoniaque Cassandra Dubray, épouse d'un lointain ancêtre de la famille dont la plus récente représentante est Evelyn (Aleksa Palladino), qui n'est autre que l'épouse d'Adam (Sean Bridgers) avec lequel elle a eut trois enfants : Nelson (Jadon Cal), Janice (Jessica Ruth Bell) et Lucy (Zara King). Lorsque cinq mois après les événements du début la mère de famille apprend que sa cousine Ana Franco (Jill Young) est décédée et lui a légué son immense propriété, elle, son mari et leurs enfants déménagent pour s'y installer. Cette nouvelle fortune tombe en outre assez bien puisque Adam a perdu beaucoup de ses clients et rencontre par conséquent de grandes difficultés financières...


Tandis qu'ils font l'inventaire des différents objets présents dans la demeure, Evelyn et Adam découvrent une peinture représentant une femme nue qu'ils décident de cacher dans les combles afin de ne pas froisser l'innocence de leur plus jeune fille Lucy. La demeure étant entièrement tapissée de toiles représentants divers personnages ayant réellement existé, certaines d'entre elle semblent prendre vie. Et notamment celle qui est accrochée au dessus du lit de Janice. Lorsque vient la nuit, l'adolescente est attaquée durant son sommeil par un individu qui lui coupe les cheveux. À son réveil, Janice est furieuse et s'en prend à sa petite sœur qu'elle croit coupable. Mais bientôt, une série d'événements va démontrer que la famille Elster n'est peut-être pas seule dans la maison... S'il y a assez peu de chance pour que les amateurs d'épouvante rompus au genre se laissent impressionner par la vague d'événements qui vont se dérouler dans cet imposant manoir de style victorien, d'autres pourraient bien être surpris et même sursauter à diverses occasions. À ce titre, The Painted se montre plutôt efficace. Et ce, même si certaines balises propres au genre sont ici employées. Comme ce personnage très secondaire et donc insuffisamment exploité qu'incarne l'actrice Patrice Johnson. Elle y interprète le rôle de Leonora Pettengill, une femme d'âge moyen spécialisée dans les rituels occultes liés à l'art. Elle entrepose ainsi dans sa cave, toute une série de peintures maudites, un peu à l'image de la collection privée d’objets maudits que rassemblèrent durant leur parcours de chasseurs de fantômes, les époux Ed et Lorraine Warren et que l'on découvre dans la franchise The Conjuring ! Tout comme la fuite des Elster rappelle peu ou pour celle de la famille Lutz dans le classique de l'épouvante, Amityville, la maison du Diable de Stuart Rosenberg. Doté d'excellents effets-spéciaux numériques à l'image de ces peintures démoniaques composées en temps-réel, The Painted est une bonne surprise. Tout juste pourra-t-on reprocher au réalisateur et scénariste d'avoir créé un personnage de patriarche très caricatural et relativement agaçant (agressif et obsédé par le sexe même s'il saura se racheter vers la fin du récit) et d'avoir proposé une fin quelque peu théâtrale et ampoulée...

 

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