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mardi 13 janvier 2026

Hellraiser VIII : Hellworld de Rick Bota (2005) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Coproduit par Dimension Films, Miramax Films et par la société de production et le studio de cinéma roumains Castel Film Romania tout deux créés en 1991 par Charles Band et Vlad Păunescu, Hellraiser VIII : Hellworld est le troisième long-métrage de la franchise à avoir été réalisé à la suite par Rick Bota. Le huitième volet de la saga suit donc Hellraiser VI : Hellseeker en 2002 et Hellraiser VII : Deader qui déjà, fut avant cet antépénultième volet réalisé lui-même en 2005. Après un sixième opus financé à hauteur de trois millions de dollars et un septième dont le budget se monta à quatre, le huitième bénéficie quant à lui de cinq millions de billets verts. Pourquoi ? On n'en sait rien. Sans doute les poches des producteurs furent-elles trop petites pour accueillir la totalité de leur fortune et c'est pourquoi ceux-ci prirent la décision d'apporter une aide financière encore plus importante que pour les deux précédents volets malgré la récente disgrâce que connut alors la franchise née de la plume de Clive Barker au milieu des années quatre-vingt ! Histoire de se débarrasser du surplus de pognon qui leur brûlait probablement les doigts. De l'argent sale comme l'on pourrait envisager les recettes des deux précédents navets de la saga. Pourtant, il en demeure toujours pour croire que le miracle peut encore avoir lieu. Sous l'effet du phénomène dit de ''Fable de la Grenouille'', l'accoutumance est telle que la franchise Hellraiser, comme toute autre dont le nombre d'épisodes dépasse les six ou sept longs-métrages, est capable de rendre addict celui ou celle qui s'est tout d'abord laissé attirer par le délire tendancieux d'un monde ouvert sur le Satanisme et le Sadomasochisme ! C'est ainsi que l'on peut se retrouver projeté en pleine projection de Hellraiser VIII : Hellworld. Ce pur produit du marché du DTV qui s'avère aussi bon pour la santé à regarder que de se nourrir exclusivement à base de nourriture issue des Fast-Food américains ! Un an en arrière est arrivé sur le marché du cinéma le premier jet de la franchise Saw. Une œuvre certes très maline et dont la conclusion était imprévisible mais qui donna ensuite naissance à des séquelles de plus en plus dégénérées et donc abrutissantes. Puis débarqua en septembre 2005 le premier volet d'une autre franchise : Hostel. Démarrage d'une autre série de Torture-Porn dont la sortie fut donc précédée par celle de cette véritable anomalie qu'est Hellraiser VIII : Hellworld.


Cette chose qui en substance se permet tout comme Freddy sort de la nuit de Wes Craven mais avec onze ans de retard, de nous proposer une Métafiction dans laquelle l'iconique Pinhead, ses compagnons cénobites, le Cube ainsi que les instruments de tortures revêtent désormais une forme concrête en les extrayant de leur statut de simple outils de distraction pour amateurs de films d'horreur. S'agissant de ce huitième film d'une saga qui commence franchement à s'éterniser, les scénaristes Joel Soisson et Carl V. Dupré (lequel fut écarté du précédent projet) réinterprètent à leur sauce le concept des personnages de fiction se matérialisant dans la vie réelle. Une idée qui en d'autres situations aurait pu être séduisante mais qui dans le cas de la saga Hellraiser est caduque puisque il s'agit là très exactement du concept de départ de celle-ci ! Atteint par le syndrome du jeunisme, Hellraiser VIII : Hellworld est donc interprété par des acteurs plus jeunes que ceux qui hantaient les sombres couloirs des précédents volets. Le récit tourne autour de cinq amis qui rejoignent la demeure d'un individu qui les accueille afin de participer à un jeu très à la mode se déroulant dans le Hellworld du titre. Très excités à l'idée d'y participer, Chelsea (Katheryn Winnick), Allison (Anna Tolputt qui, excusez du peu, aurait pu facilement interpréter le rôle de Pennywise dans une version féministe et sans maquillage de Ça, l'adaptation cinématographique du roman éponyme de Stephen King), Derrick (Khary Payton), Mike (Henry Cavill) et dans une moindre mesure Jake (Christopher Jacot) vont tomber dans un piège tendu par leur hôte, tristement interprété par Lance Henriksen qui, je le rappelle tout de même, participa notamment aux tournages de Terminator et Aliens, le retour de James Cameron en 1984 et 1986, Aux frontières de l'aube de Kathryn Bigelow en 1987 et fut la vedette principale de la série MillenniuM de Chris Carter entre 1996 et 1997 ! Pauvre Lance, obligé de se farcir la présence de partenaires qui braillent plus qu'ils ne jouent et de servir un script dont l'indigence ramène sans doute ce huitième volet de la franchise Hellraiser au rang de pire épisode ! Celle-ci aura d'ailleurs semble-t-il beaucoup de difficultés à s'en remettre puisqu'il faudra cette fois-ci patienter six ans avant de voir débarquer à nouveau directement en DTV l'avant dernier volet. Terminé alors, les budgets à sept chiffres. Intitulé Hellraiser IX : Revelations et réalisé désormais par Victor Garcia (Mirrors 2 en 2010), le film ''bénéficiera'' d'un budget de seulement trois-cent mille dollars...

 

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