Coproduit par Dimension
Films, Miramax Films
et par la société de production et le studio de cinéma roumains
Castel Film Romania tout
deux créés en 1991 par Charles Band et Vlad Păunescu, Hellraiser
VIII : Hellworld est le
troisième long-métrage de la franchise à avoir été réalisé à
la suite par Rick Bota. Le huitième volet de la saga suit donc
Hellraiser VI : Hellseeker
en 2002 et Hellraiser VII : Deader
qui déjà, fut avant cet
antépénultième volet
réalisé lui-même en 2005. Après un sixième opus financé à
hauteur de trois millions de dollars et un septième dont le budget
se monta à quatre, le huitième bénéficie quant à lui de cinq
millions de billets verts. Pourquoi ? On n'en sait rien. Sans
doute les poches des producteurs furent-elles trop petites pour
accueillir la totalité de leur fortune et c'est pourquoi ceux-ci
prirent la décision d'apporter une aide financière encore plus
importante que pour les deux précédents volets malgré la récente
disgrâce que connut alors la franchise née de la plume de Clive
Barker au milieu des années quatre-vingt ! Histoire de se
débarrasser du surplus de pognon qui leur brûlait probablement les
doigts. De l'argent sale comme l'on pourrait envisager les recettes
des deux précédents navets de la saga. Pourtant, il en demeure
toujours pour croire que le miracle peut encore avoir lieu. Sous
l'effet du phénomène dit de ''Fable de la Grenouille'',
l'accoutumance est telle que la franchise Hellraiser,
comme toute autre dont le nombre d'épisodes dépasse les six ou sept
longs-métrages, est capable de rendre addict celui ou celle qui
s'est tout d'abord laissé attirer par le délire tendancieux d'un
monde ouvert sur le Satanisme et le Sadomasochisme ! C'est ainsi
que l'on peut se retrouver projeté en pleine projection de
Hellraiser VIII : Hellworld.
Ce pur produit du marché du DTV
qui s'avère aussi bon pour la santé à regarder que de se nourrir
exclusivement à base de nourriture issue des Fast-Food
américains ! Un an en arrière est arrivé sur le marché du
cinéma le premier jet de la franchise Saw.
Une œuvre certes très maline et dont la conclusion était
imprévisible mais qui donna ensuite naissance à des séquelles de
plus en plus dégénérées et donc abrutissantes. Puis
débarqua en septembre 2005 le premier volet d'une autre franchise :
Hostel.
Démarrage d'une autre série de Torture-Porn
dont
la sortie fut donc précédée par celle de cette véritable anomalie
qu'est
Hellraiser VIII :
Hellworld.
Cette
chose qui en substance se permet tout comme Freddy
sort de la nuit
de
Wes Craven mais avec onze ans de retard, de nous proposer une
Métafiction
dans laquelle l'iconique Pinhead, ses compagnons cénobites, le Cube
ainsi que les instruments de tortures revêtent désormais une forme
concrête en les extrayant de leur statut de simple outils de
distraction pour amateurs de films d'horreur. S'agissant de ce
huitième film d'une saga qui commence franchement à s'éterniser,
les scénaristes Joel Soisson et Carl V. Dupré (lequel fut écarté
du précédent projet) réinterprètent à leur sauce le concept des
personnages de fiction se matérialisant dans la vie réelle. Une
idée qui en d'autres situations aurait pu être séduisante mais qui
dans le cas de la saga Hellraiser
est caduque puisque il s'agit là très exactement du concept de
départ de celle-ci ! Atteint par le syndrome du jeunisme,
Hellraiser VIII :
Hellworld
est donc interprété par des acteurs plus jeunes que ceux qui
hantaient les sombres couloirs des précédents volets. Le récit
tourne autour de cinq amis qui rejoignent la demeure d'un individu
qui les accueille afin de participer à un jeu très à la mode se
déroulant dans le Hellworld
du titre. Très excités à l'idée d'y participer, Chelsea (Katheryn
Winnick), Allison (Anna Tolputt qui, excusez du peu, aurait pu
facilement interpréter le rôle de Pennywise dans une version
féministe et sans maquillage de Ça,
l'adaptation cinématographique du roman éponyme de Stephen King),
Derrick (Khary Payton), Mike (Henry Cavill) et dans une moindre
mesure Jake (Christopher Jacot) vont tomber dans un piège tendu par
leur hôte, tristement interprété par Lance Henriksen qui, je le
rappelle tout de même, participa notamment aux tournages de
Terminator
et Aliens, le retour
de James Cameron en 1984 et 1986, Aux
frontières de l'aube
de Kathryn Bigelow en 1987 et fut la vedette principale de la série
MillenniuM
de Chris Carter entre 1996 et 1997 ! Pauvre Lance, obligé de se
farcir la présence de partenaires qui braillent plus qu'ils ne
jouent et de servir un script dont l'indigence ramène sans doute ce
huitième volet de la franchise Hellraiser
au rang de pire épisode ! Celle-ci aura d'ailleurs semble-t-il
beaucoup de difficultés à s'en remettre puisqu'il faudra cette
fois-ci patienter six ans avant de voir débarquer à nouveau
directement en DTV
l'avant
dernier volet. Terminé alors, les budgets à sept chiffres. Intitulé
Hellraiser IX :
Revelations
et réalisé désormais par Victor Garcia (Mirrors
2
en 2010), le film ''bénéficiera'' d'un budget de seulement
trois-cent mille dollars...
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