Le second long-métrage
du réalisateur canadien Vivieno Caldinelli sorti six ans après
Seven Stages to Achieve Eternal Bliss by Passing Through the
Gateway Chosen by the Holy Storsh
résume
plutôt clairement ses qualités et surtout, ses défauts : le
contenu de Scared Shitless est
donc à l'image de ce que l'on peut généralement s'attendre à
découvrir lorsqu'un film est tourné en direct-to-video.
Sacrifiant une esthétique dont on n'attend de toute manière pas
grand chose, le long-métrage de Vivieno Caldinelli est le genre de
production que l'on aurait pu voir trôner parmi la longue liste de
films produits ou distribués par la légendaire société Troma
Entertainment
tant certains de ses traits sont communs à cette entreprise connue
pour être à l'origine de nombreuses bandes crapoteuses, entre
comédies et films d'horreur gore et trash ! En parallèle à un
long-métrage dont nous pourrions énumérer les différentes étapes
ainsi : Le Développement,
la Préproduction,
la Production,
La Postproduction,
la Distribution
et pour finir l'Exploitation,
Scared Shitless
peut s'envisager comme une leçon sur l'évacuation des matières
organiques humaines une fois-ci celles-ci ayant atteint le fond de la
cuvette des toilettes : passage par le Siphon,
puis par la Canalisation
d'évacuation,
précédant l'arrivée au niveau des Eaux
usées
collectées puis transportées vers le réseau public menant aux
égouts pour enfin déboucher et être traités par la Station
d'épuration.
Dire que le film est une merde ou que toutes les étapes de sa
conception sont comparables à celles dont ''bénéficie'' tout étron
disparaissant de notre vue une fois activée la chasse d'eau serait
sans doute exagéré. Car même si l'on ne gardera sans doute que peu
de souvenirs de cette aventure dont la majorité des plans se situe
entre l'entrée, plusieurs appartements, les couloirs et la loge de
la concierge (incarnée par l'actrice Chelsea Clark) tous situés
dans l'immeuble Palmer
Estates Apartments,
ce film dont le titre fait référence à la peur d'un ou de
plusieurs des protagonistes est surtout vouée à faire rire son
public. L'on a donc là une comédie horrifique un brin scatologique
où même si le fruit de nos entrailles n'est pas directement exposé
à la vue des spectateurs, le dégoût surgira malgré tout de son
évocation et des choses peu appétissantes qui se produisent au fond
des cuvettes plutôt de l'horreur qui apparaîtra sous la forme d'une
créature issue des recherches scientifique d'un homme que celui-ci
aura créé en laboratoire !
Chez
nous, l'acteur Steven Ogg est tout d'abord connu pour avoir
interprété le rôle de Simon dans la (trop longue et donc
interminable) série The Walking Dead
entre 2016 et 2018. Dans Scared Shitless
il incarne Don, un plombier dont le fils Sonny (Daniel Doheny) est
atteint de troubles obsessionnels compulsifs et d'une peur maladive
des microbes. Bien que le ton lui soit diamétralement opposé, le
film rappelle l'un des premiers longs-métrage d'un autre canadien.
Un certain David Cronenberg dont Frissons
évoquait près de cinquante ans auparavant l'irruption d'un parasite
dans un ensemble résidentiel avant de provoquer chez ses victimes
d'importantes pulsions sexuelles les poussant à se comporter de
manière particulièrement violente. Si le thème est ici différent,
le contexte est par contre similaire. Traité à la légère, Scared
Shitless
n'est très souvent qu'une pantalonnade qui fait sourire mais dont la
surabondance d'effets comiques surjoués empêche de véritablement
se bidonner. Visuellement rien de remarquable. Le film de Vivieno
Caldinelli est dans la droite lignée de ces longs-métrages voués à
directement se retrouver sur les plateformes de streaming gavées de
productions horrifiques plus ou moins fauchées. Scared
Shitless
peut être vu comme une farce agrémentée de répliques pas toujours
très subtiles mais surtout portées par un Steven Ogg qui s'amuse
follement devant une situation que son métier de plombier
professionnel n'arrive pourtant pas toujours à résoudre. Intervient
donc le fiston, apeuré et dégoûté par tout ce qui touche aux
microbes, virus et autres bactéries ainsi que la charmante concierge
Patricia pour une aventure offrant quelques plans gore créés tantôt
en images de synthèse, tantôt à l'aide d'effets-spéciaux
prosthétiques. Bref, si vous n'avez rien de mieux à regarder,
laissez-vous tenter par cette comédie horrifique beaucoup moins
jouissive qu'elle n'y paraissait sur le papier...



Salut Lolo,
RépondreSupprimerEn ce premier jour de l'année, je te souhaite une bonne et heureuse année 2026, ainsi qu'à ta famille.
Cinéphiliquement
A bientôt !