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jeudi 1 janvier 2026

Scared Shitless de Vivieno Caldinelli (2024) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Le second long-métrage du réalisateur canadien Vivieno Caldinelli sorti six ans après Seven Stages to Achieve Eternal Bliss by Passing Through the Gateway Chosen by the Holy Storsh résume plutôt clairement ses qualités et surtout, ses défauts : le contenu de Scared Shitless est donc à l'image de ce que l'on peut généralement s'attendre à découvrir lorsqu'un film est tourné en direct-to-video. Sacrifiant une esthétique dont on n'attend de toute manière pas grand chose, le long-métrage de Vivieno Caldinelli est le genre de production que l'on aurait pu voir trôner parmi la longue liste de films produits ou distribués par la légendaire société Troma Entertainment tant certains de ses traits sont communs à cette entreprise connue pour être à l'origine de nombreuses bandes crapoteuses, entre comédies et films d'horreur gore et trash ! En parallèle à un long-métrage dont nous pourrions énumérer les différentes étapes ainsi : Le Développement, la Préproduction, la Production, La Postproduction, la Distribution et pour finir l'Exploitation, Scared Shitless peut s'envisager comme une leçon sur l'évacuation des matières organiques humaines une fois-ci celles-ci ayant atteint le fond de la cuvette des toilettes : passage par le Siphon, puis par la Canalisation d'évacuation, précédant l'arrivée au niveau des Eaux usées collectées puis transportées vers le réseau public menant aux égouts pour enfin déboucher et être traités par la Station d'épuration. Dire que le film est une merde ou que toutes les étapes de sa conception sont comparables à celles dont ''bénéficie'' tout étron disparaissant de notre vue une fois activée la chasse d'eau serait sans doute exagéré. Car même si l'on ne gardera sans doute que peu de souvenirs de cette aventure dont la majorité des plans se situe entre l'entrée, plusieurs appartements, les couloirs et la loge de la concierge (incarnée par l'actrice Chelsea Clark) tous situés dans l'immeuble Palmer Estates Apartments, ce film dont le titre fait référence à la peur d'un ou de plusieurs des protagonistes est surtout vouée à faire rire son public. L'on a donc là une comédie horrifique un brin scatologique où même si le fruit de nos entrailles n'est pas directement exposé à la vue des spectateurs, le dégoût surgira malgré tout de son évocation et des choses peu appétissantes qui se produisent au fond des cuvettes plutôt de l'horreur qui apparaîtra sous la forme d'une créature issue des recherches scientifique d'un homme que celui-ci aura créé en laboratoire !


Chez nous, l'acteur Steven Ogg est tout d'abord connu pour avoir interprété le rôle de Simon dans la (trop longue et donc interminable) série The Walking Dead entre 2016 et 2018. Dans Scared Shitless il incarne Don, un plombier dont le fils Sonny (Daniel Doheny) est atteint de troubles obsessionnels compulsifs et d'une peur maladive des microbes. Bien que le ton lui soit diamétralement opposé, le film rappelle l'un des premiers longs-métrage d'un autre canadien. Un certain David Cronenberg dont Frissons évoquait près de cinquante ans auparavant l'irruption d'un parasite dans un ensemble résidentiel avant de provoquer chez ses victimes d'importantes pulsions sexuelles les poussant à se comporter de manière particulièrement violente. Si le thème est ici différent, le contexte est par contre similaire. Traité à la légère, Scared Shitless n'est très souvent qu'une pantalonnade qui fait sourire mais dont la surabondance d'effets comiques surjoués empêche de véritablement se bidonner. Visuellement rien de remarquable. Le film de Vivieno Caldinelli est dans la droite lignée de ces longs-métrages voués à directement se retrouver sur les plateformes de streaming gavées de productions horrifiques plus ou moins fauchées. Scared Shitless peut être vu comme une farce agrémentée de répliques pas toujours très subtiles mais surtout portées par un Steven Ogg qui s'amuse follement devant une situation que son métier de plombier professionnel n'arrive pourtant pas toujours à résoudre. Intervient donc le fiston, apeuré et dégoûté par tout ce qui touche aux microbes, virus et autres bactéries ainsi que la charmante concierge Patricia pour une aventure offrant quelques plans gore créés tantôt en images de synthèse, tantôt à l'aide d'effets-spéciaux prosthétiques. Bref, si vous n'avez rien de mieux à regarder, laissez-vous tenter par cette comédie horrifique beaucoup moins jouissive qu'elle n'y paraissait sur le papier...

 

1 commentaire:

  1. Salut Lolo,
    En ce premier jour de l'année, je te souhaite une bonne et heureuse année 2026, ainsi qu'à ta famille.
    Cinéphiliquement
    A bientôt !

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