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samedi 7 juin 2025

Breach (Anti-Life) de John Suits (2020) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

''On la refait ?'' ''Ben pourquoi, j'la trouve très bien moi, cette prise...'' ''Ah bon ! Okay alors...''. Rôle de composition pour Bruce Willis qui à la trente et unième minute avale un verre d'alcool frelaté. C'est vrai qu'on a pas trop l'habitude de voir ses personnages une bouteille à la main, pas vrai... ? Quelle intensité lorsque d'un mouvement de la tête, l'acteur exprime le degré d'alcool du liquide qu'il vient d'ingurgiter. It's a joke bien évidemment. Vous avez le droit de rire. Pauvre Bruce Willis qui en l'espace d'une ou deux secondes vient de démontrer que sa carrière est définitivement derrière lui. Genre, type blasé qui juste avant d'avoir empoché des billets verts pour quelques lignes de dialogue et autant d'apparitions dans le nullissime Cosmic Sin d'Edward Drake, se montre ici plus enthousiaste que jamais. En un très court instant, l'acteur montre qu'il a vieilli, qu'il est fatigué et qu'il n'a plus grand chose à dire. Enthousiaste, alors ? Mon œil ! Carrément indifférent, dirais-je, à tout ce qui l'entoure, avec ce faux air narquois qu'il affiche en toutes circonstances comme une mauvaise habitude dont il n'arriverais plus à se défaire. Rêve-t-on encore de ce film plein de finesse qui se présenterait à l'horizon et dans lequel l'ancienne star désormais rouillée mettrait un terme aux quolibets dont il est désormais le sujet ? Certes, non...


Breach (ou Anti-Life) de John Suits s'inscrit dans un même ordre d'idées que le long-métrage d'Edward Drake. Soit, de la science-fiction testostéronée et bas du front dans laquelle l'avenir de l'humanité n'est plus confiée à des scientifiques mais à des soldats particulièrement primaires, amateurs en outre d'alcool frelaté. Empruntant autant à toute la vague d'infectés qui se ruent sur petits et grands écran qu'au Alien de Ridley Scott, le long-métrage de John Suit n'est qu'une succession de coursives mal éclairées et dont le cameraman visite presque chaque recoin d'une main maladroite (l'image saute souvent). Aussi chiant que d'attendre son tour derrière la queue d'un guichet de poste, Breach tente quelques saillies gore peu convaincantes (lorsque du moins, les séquences en question n'interviennent pas hors champ de la caméra) où le sang d'un rouge piquette pisse afin de dissimuler la pauvreté des maquillages.Hors scènes d'action, le film est tantôt terriblement bavard, tantôt vide de la moindre interactivité entre les personnages et la caméra. Pour une œuvre mêlant science-fiction, horreur et action, c'est tout de même un comble ! Si l'affiche ne promet rien de bien subtil, Breach est de ces œuvres qui jouissent d'un intérêt qui, quoi qu'on en dise, quoi qu'on en pense, pousse les amateurs de space opera à y jeter un œil malgré tout. Piège dans lequel nous ne somme fort heureusement pas contraints de se laisser enfermer durant une heure trente, le long-métrage de John Suits est typique de ce genre de productions pâtissant d'un budget insuffisant, d'un scénario inexistant et d'une mise en scène pitoyable. ..


Et que dire de l'interprétation, voire de la caractérisation des personnage qui ressemble alors à un concours de celui qui a la plus longue et la plus grosse. Après que les plus courageux se soient donnés la peine de s'infliger la chose, Breach sera condamné à être oublié et à rejoindre ces myriades de productions qui n'ont pas même le mérite de jouer dans la catégorie ''nanars''. Nous retiendrons tout de même l'incroyable interprétation de l'acteur Callan Mulvey qui dans le rôle de Teek mérite la palme d'or dans la catégorie ''abruti de service'' !!! Gueulard, hystérique, violent... bref, le hooligan de base. Mais d'une manière générale, c'est tout le casting qu'il faut foutre aux ordures. Ainsi que les concepteurs en effets-spéciaux. Ne serait-ce que pour les séquences de tirs à l'arme à feu. Pathétiques ! Breach est un immonde salmigondis de séquences où s'entremêlent trop d'influences mal digérées parmi lesquelles, l'ombre de John Carpenter et ses longs-métrages The Thing et Ghosts of Mars sont ici ridiculisés. Ôtez-vous donc de l'esprit l'idée de passer un moment rafraîchissant. Breach ressemble à nombre de ses (très mauvais) prédécesseurs. Ni fait, ni à faire !

 

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