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lundi 12 mai 2025

Thanksgiving : la semaine de l'horreur d'Eli Roth (2023) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Il faudra sans doute expliquer un jour à celles et ceux qui crachent sur la plupart des Slashers que l'originalité n'est pas forcément l'apanage de ce sous-genre du cinéma d'horreur né au milieu des années soixante-dix. Depuis ses débuts officiels datant de 1974 avec la sortie de Black Christmas de Bob Clark même si certains remettent en cause cette réalité en affirmant que le premier d'entre eux fut Halloween de John Carpenter en 1978, des centaines, voire des milliers de projets ont vu le jour. Certains prétendront qu'avec un peu d'imagination et un peu moins de chauvinisme américain, il faudrait peut-être même remonter jusqu'aux plus profonds soubassements du Giallo italien mais sans doute encore davantage avec l'arrivée tardive du cinéaste transalpin Mario Bava dans le genre et qui à travers certains de ses plus beaux représentants avait sans doute une bonne dizaine d'avance sur la future concurrence outre-atlantique ! En Europe, l'Italie ne sera pas seule à mettre en scène des assassins dont l'identité ne nous sera révélée qu'en toute fin de récit puisque approximativement à la même époque l'on vit surgir un certain nombre d'adaptations cinématographiques des romans de l'écrivaine Agatha Christie. Bon ! Pour en revenir à Eli Roth, les amateurs de slashers peuvent d'ors et déjà le remercier. Car si lui non plus n'invente rien en cette fin d'année 2023 où sort sur les écrans de cinéma Thanksgiving : la semaine de l'horreur, les spectateurs auront au moins eu le privilège d'assister au retour en grandes pompes (à sang) de l'auteur de Cabin Fever, Hostel ou de Green Inferno. Entre le malaise provoqué chez les hypocondriaques par le premier d'entre eux, l'un des phénomènes du torture-porn dans ce qu'il peut avoir de plus gratuit et de plus graphique et le remake de Cannibal Holocaust lors duquel certains étalages gore pouvaient faire aussi bien tourner de l’œil que les quelques sacrifices orchestrés par Mel Gibson du temps où celui-ci tourna Apocalypto, l'avant-dernier long-métrage du cinéaste américain a ceci d'encourageant qu'il ne lésine absolument pas sur l'hémoglobine. Dans la grande tradition de certaines des œuvres les plus connues du Slasher, tout est ici histoire de vengeance.


Rien de bien spectaculaire donc lorsque survient l'issue de cet affrontement entre des adolescents et un tueur masqué visuellement plus proche de celui de Souviens-toi... L'été dernier de Jim Gillespie sorti en 1998 que de celui de Scream de Wes Craven projeté dans les salles de cinéma deux ans auparavant. Concernant la caractérisation des protagonistes du récit, rien de miraculeux non plus. Eli Roth se contente du minimum et le spectateur n'en n'attend pas davantage puisque le seul intérêt de ce genre de produit est bien d'assister à des meurtres à la chaîne, quitte à voir certains des principaux personnages passer de vie à trépas. Et dans le cas de Thanksgiving : la semaine de l'horreur, les amateurs de films d'horreur à tendance gore vont en avoir pour leur argent. Les fondations du long-métrage tiennent d'ailleurs presque uniquement sur le concept consistant à produire un certain nombre de meurtres graphiques intercalés entre des lignes de dialogues souvent inintéressantes. Si le film d'Eli Roth prend souvent les allures d'un copier/coller de tout ce qui a pu être produit dans le genre depuis ses origines, le réalisateur nous régale cependant à travers une succession de meurtres particulièrement horribles. Du gore à foison qui, en outre, fait preuve d'une très grande originalité durant leur exécution. L'éternelle question s'agissant de l'identité du tueur demeurant en suspend jusqu'à la fin, l'intérêt premier de Thanksgiving : la semaine de l'horreur est donc de patienter jusqu'au prochain meurtre avec cette interrogation qui précède l'acte : de quelle manière la prochaine victime va-t-elle donc mourir ! Avant que ne nous soit révélée l'identité du tueur, Eli Roth nous offre un interlude aussi creepy que rafraîchissant lors d'un dîner qui rappellera vaguement celui de Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hopper et de tous ses ''suiveurs'' et lors duquel le réalisateur en rajoute une couche lorsqu'il s'agit de mêler horreur et perversité ! Bref, Thanksgiving : la semaine de l'horreur est un très bon slasher lors duquel son auteur ironise en outre sur les débordements qui se produisent notamment lors de l'annuel Black Friday. Pas original pour un sou mais doté de nombreux meurtres qui contenteront les amateurs de gore. Notons qu'une séquelle elle-même réalisée par Eli Roth est prévue pour cette année...

 

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