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jeudi 2 mars 2023

Re/Member (Karada Sagashi) de Eiichirô Hasumi (2023) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Le concept de la boucle temporelle est dernièrement si répétitive sur petit ou grand écran qu'il faut avoir un sacré sens de l'imagination pour pouvoir prétendre se démarquer de la concurrence et proposer du neuf avec du vieux. Adapté d'un manga éponyme en dix-sept volumes conçu par Welzard, Re/Member (Karada Sagashi) est l'une des dernières ''sorties'' de la plateforme Netflix. Et soit le réalisateur Eiichirô Hasumi est doté d'un solide sens de l'humour noir, soit il est atteint du syndrome de Peter Pan l'empêchant d'évaluer la vacuité du produit achevé ! En effet, rarement le cinéma asiatique en général et le Japon en particulier n'auront osé proposer un tel produit finit, pesé, emballé et distribué à l'échelle mondiale. Dire que Re/Member possède tous les attributs du mauvais film et donc de la mauvaise adaptation est un euphémisme. À moins que son auteur n'ait pensé que n'ayant aucune chance de signer LE film d'horreur et de science-fiction de l'année, il allait tout entreprendre pour réaliser LA purge de la décennie et ainsi faire parler de lui. J'exagère sans doute un peu, un tout petit peu, car des engeances, le cinéma en contient chaque années des dizaines, voire des centaines pires encore que le long-métrage de Eiichirô Hasumi. Mais s'agissant d'une thématique qui se veut aussi précise dans sa construction et sa logique que les boucles temporelles, Re/Member est la parfaite antithèse des chefs-d’œuvre du genre que sont notamment Un jour sans fin de Harold Ramis ou Prédestination de Michael et Peter Spierig...


N'y allons pas par quatre chemins : le long-métrage du réalisateur ne vise absolument pas les spectateurs intellectuellement mûrs. Ce serait peine perdue tant Re/Member apparaît d'une naïveté qu'on ne rencontre chez nous que dans les Sitcom estampillées AB Productions. Il n'y a dans cette... ''chose imberbe et juvénile'', rien à boire ou à manger. Rien que des produits de basse qualité qui vous donneront la gerbe ou le sentiment d'être au pays des Bisousnours. Ouais, les amis. Prévoyez de suivre les aventures de cette bande de collégiens armé d'une bassine car des hauts le cœur, vous allez en avoir tout au long de cet indigent récit qui court sur plus de cent minutes. Pourtant, Eiichirô Hasumi n'en est pas à son premier coup d'essai puisqu'il a débuté sa carrière voilà douze ans et qu'il a depuis enchaîné les longs-métrages, les téléfilms ou les épisodes de séries télévisées. Et puisque l'on parlait quelques lignes en arrière d'émétophilie, sachez que les reflux gastriques dont vous ressentirez très vite les premiers symptômes seront les conséquences non pas des effets gore à proprement parler mais de leur exécution. Car si de manière générale Re/Member est un océan de paresse dans lequel le spectateur se noiera d'ennui et s'il est un univers de puérilité dans lequel chacun se perdra au point de vouloir téter à nouveau le sein maternel, le long-métrage se révélera surtout esthétiquement redoutable : Eiichirô Hasumi signe une œuvre visuellement absconse...


Image léchée de Drama japonais, beaux gosses et jeunes filles en uniforme d'écolière (lesquelles pourront éventuellement augmenter le taux de testostérones des spectateurs de sexe masculin, ce qui sera déjà ça de gagné), décors parfaitement insignifiants mais aussi et surtout, effets-spéciaux gore en CGI du plus A-BO-MI-NA-BLE effet. Au point qu'il est préférable de préciser qu'une exposition prolongée a de grandes chances d'engendrer une cécité temporaire, voire définitive chez le spectateur. Concernant le synopsis, le récit tourne autour d'une poignée de collégiens coincés dans une boucle temporelle qui pour en sortir doivent réunir les divers bouts de cadavres d'une sorte de momie/zombie afin de la reconstituer et ainsi échapper à la malédiction de ''Rouge-Sang'' (c'est son nom). Ils ont jusqu'à minuit, à défaut de quoi, ils revivront indéfiniment la même journée. Et vu le niveau intellectuel de l'écriture ne dépassant pas celui des classes de CE2 ou de CM1, imaginer ces pauvre adolescents condamnés à revivre sans cesse d'aussi insipides aventures semble plus horrible encore que la malédiction elle-même ! C'est niais, neu-neu, cul-cul la praline, trop poli, sans la moindre prise de risque au niveau social (la marginale du groupe ne le restera pas longtemps et tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil), bref, sous ses allures de science-fiction gore, Re/Member est un produit bien trop infantilisant et aseptisé pour avoir un quelconque intérêt. À réserver aux 8/10 ans...

 

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