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samedi 27 juin 2026

The Words de Brian Klugman et Lee Sternthal (2012)



Rory Jansen a tout pour être heureux. Ce jeune écrivain a en effet pour compagne la belle et très amoureuse Dora, et il s'apprête à proposer à divers éditeurs son tout premier manuscrit. Mais le jeune auteur va très vite découvrir que le monde de l'édition est bien loin de l'image qu'il s'en est fait. Malgré les éloges de certains éditeurs, aucun d'entre eux n'est encore prêt à éditer l’œuvre d'un inconnu. Et pourtant, la chance va venir frapper à la porte de Rory le jour où lors d'un voyage à Paris en compagnie de Dora, il va trouver un vieux porte-document renfermant un très ancien manuscrit, « The Window Tears ». Fasciné par la qualité de l'écriture et de l'histoire que renferme le manuscrit et devant l'impossibilité du jeune auteur à se faire éditer pour ses propres œuvres, Rory recopie mot pour mot le manuscrit sur son ordinateur, sans même changer le titre. Piquée par la curiosité, Dora lit le roman qu'elle croit avoir été écrit par son époux et pousse ce dernier à le faire lire à son patron, Joseph Cutler qui, lui-même, demande à Rory d'en avoir l'exclusivité.

En acceptant de se faire passer pour l'auteur du manuscrit et en accordant le droit à Joseph Cutler de l'éditer, Rory est loin d'imaginer l'ampleur du succès que va avoir « son » ouvrage.Tout comme il ignore encore les lourdes implications que va avoir son choix d'avoir décidé de s'approprier la paternité de « The Window Tears »...

The Words, c'est une histoire..., dans une histoire..., dans une histoire. Trois récits qui ont en commun un manuscrit. D'un côté, celui qui en est le réel auteur (l'époustouflant Jeremy Irons). De l'autre, celui qui s'en est approprié la paternité (l'excellent Bradley Cooper) et au milieu de ces deux êtres, celui qui nous conte l'extraordinaire histoire qui les rattache (le toujours remarquable Dennis Quaid). Trois récits, et par conséquent trois époques. Le Paris de la Seconde Guerre Mondiale et sa plastique d'une beauté remarquable. D'un point de vue esthétique, les scènes relatives aux différents retours en arrière situés à cette époque sont magnifiques. D'une image passée sous un filtre vieillissant à l'installation chirurgicale du moindre petit objet dans le cadre, le travail de Michele Laliberte est extraordinaire.

Le scénario de Brian Klugman et Lee Sternthal (qui sont également les auteurs de The Words) est millimétré à la perfection. La musique de Marcelo Zarvos est belle, envoûtante et émouvante. La totalité des interprètes sont remarquables. Pas une fausse note, aucun signe de faiblesse qu'il s'agisse de la mise en scène, de l'interprétation ou du scénario. Les dialogues sont intelligents et d'une grande finesse.L'histoire est profonde et intellectuellement enrichissante. Même sans une once d'action, le rythme du film et l'intérêt de son histoire sont tels que l'on ne s'ennuie jamais.

Il faudrait être d'une mauvaise foi absolue pour juger que le film est chiant, mou, long, nul ou d'un ennui profond. Et pourtant, certains l'ont jugé ainsi. Le seul reproche que l'on pourrait effectivement faire aux auteurs Brian Klugman et Lee Sternthal est de n'avoir rien réalisé en commun depuis 2012, année de sortie de The Words...


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