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samedi 26 décembre 2020

George Pollock et Agatha Christie : Les Dix Petits Indiens (1965) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Une carrière cinématographique d'un peu moins de quinze long-métrages dont au moins cinq consacrés à la prolifique Agatha Christie. Le britannique George Pollock fut l'auteur en 1965 de la seconde adaptation de l'un des plus célèbres romans de l'écrivain, Ten Little Niggers, connu chez nous sous le titre Dix Petits Nègres avant qu'une récente et stupide polémique ne voit le roman désormais traduit sous celui de Ils étaient dix. Une controverse dont ne sera fort heureusement pas victime le long-métrage puisqu'il sortira au Royaume-Unis en juin 1965 et aux États-Unis en février 1966 sous le titre de Ten Little Indians et en France en mai de la même année sous celui des Dix Petits Indiens. Dans un remarquable noir et blanc, George Pollock convie dix interprètes dans autant de rôles à venir s'installer dans une très belle demeure au sommet d'une montagne par temps de neige. L'histoire est bien connue et en l'espace de quelques jours, les convives, tous invités par le mystérieux Monsieur Owen, vont mourir. Une énigme que les survivants vont tenter de résoudre. Un mystère qu'ils n'auront que le temps du répit pour percer...


''Dix petits nègres s'en furent dîner, l'un d'eux but à s'en étrangler. N'en resta plus que neuf...''


Pour son dernier long-métrage, le réalisateur convie une belle brochette d'interprètes parmi lesquels sept hommes et trois femmes. Parmi les premiers, on retrouve notamment dans celui qui incarne très clairement le personnage principal, l'acteur américain Hugh O'Brian. Aux côtés duquel s'imposent dans leurs rôles respectifs, des interprètes tels que les britanniques Wilfrid Hyde-White, Stanley Holloway, Leo Genn ou encore le germano-suisse Mario Adorf. Du côté des interprètes féminines, outre la disparition rapide de Marianne Hoppe dont le personnage d'Elsa Grohmann est la première à être victime du jeu pervers qui entoure le récit, on retrouve les magnifiques Shirley Eaton et Daliah Lavi. Tous incarnent un personnage ayant quelque chose à se reprocher. Celui dont on n'entendra que la voix (dans la version originale, il s'agit de celle de l'acteur Christopher Lee) se pose donc en juge et en bourreau de ces dix individus qui derrière eux ont semé la mort...


''...Neuf petits nègres se couchèrent à minuit, l'un d'eux à jamais s'endormit. N'en resta plus que huit...''


La superbe photographie d'Ernest Steward et la musique léchée typique de l'époque de Malcom Lockyer participent au charme de ce film policier entouré de mystère qui n'a malgré son âge, pratiquement pas pris de rides. Une œuvre que l'on comparera aisément à la poignée qui fut également inspirée avant et après par l'ouvrage d'Agatha Christie et qui confortera l'impression qu'elle a su demeurer intemporelle. Dans cette version de 1965, un peu de réflexion mène à un raisonnement logique. Mais comment ne pas se laisser porter par ce récit, surtout lorsqu'à travers une pichenette aussi malhonnête que grassement mentionnée durant les cinq dernières minutes, le spectateur se retrouve dans l'incapacité de dénouer le nœud de l'affaire avant que tout ne lui soit révélé à la fin ? Pris au piège par la perversité d'une histoire hautement manipulatrice, il n'aura en conséquence d'autre choix que de se faire sa propre opinion sur le bien-fondé du récit une fois l’œuvre achevée...

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