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vendredi 22 juin 2018

A Ghost Story de David Lowery (2017) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆



Quarante cinq minutes... oui, voilà déjà trois quarts d'heure que le film a débuté, et j'ai déjà lancé une partie de Candy Crush. La première. Sans doute d'une longue série. Parce que je ne sais pas ce qui a pris à l'un des rédacteurs du magazine Mad Movies (je ne sais plus lequel, et puis je m'en fiche), mais A Ghost Story est tout sauf le chef-d’œuvre annoncé ! Pourtant, ils sont nombreux ceux qui se sont bousculés pour applaudir le long-métrage de David Lowery. Cette farce trop longue d'une heure-quarante. Contemplative, certes. Mais si c'est pour voir son héroïne bouffer une assiette de je ne sais quelle préparation, assise au sol, dans un couloir, durant d'interminables minutes, non merci. Je m'suis dis : « voilà au moins un film qui va nous changer de Paranormal Activity et compagnie... ». Ben voyons ! Non, assurément non. Pourquoi faire compliqué lorsque l'on peu faire aussi simple que chez Oren Peli. Sauf que le film de David Lowery a coûté à la production, dix fois plus que celui du géniteur de la bouse infâme prétendument plébiscitée par Steven Spielberg à l'époque de sa sortie fin 2009.
D'une prétention exaspérante faisant friser les cheveux au dessus de la tête, A Ghost Story n'a semble-t-il aucun autre but que d'ennuyer son auditoire. Les dialogues sont chiants, chuchotés, tandis qu'un fantôme à l'ancienne (comprendre un drap et deux trous pour les yeux), se promène dans l'appartement de celle qui était encore il y a peu de temps, sa compagne. Tout comme dans Ghost de Jerry Zucker, le fantôme de A Ghost Story va tenter par tous les moyens de se faire percevoir de celle qu'il aime. Alors que la présence de l'excellente Whoopi Goldberg suffisait à rendre intéressante cette histoire romantique matinée de fantastique, on se fiche un peu, et même beaucoup, de cette gêne qu'éprouve le fantôme de A Ghost Story à constater que le monde ne s'est pas arrêté le jour de sa mort...

"Détester A Ghost Story c'est manquer de poésie... ou tout simplement, de sommeil... "

Profitant de cette mode un peu... stupide consistant à réduire l'image au format 4/3 (alors même que les écrans de cinéma et de télévision se font de plus en plus larges), David Lowery tente de conférer à son œuvre l'aspect de ces vieux documents vidéos filmés au format Super 8. Si les angles sont arrondis et que les couleurs dénaturées sont au demeurant, fort jolies, elles n'apportent rien de fondamental au récit. Là encore, le cinéaste à la prétention d'esthétiser son sujet, apportant une lourdeur supplémentaire à un film dont le scénario ne tient que sur un fil. Chez Mad Movies, et donc chez beaucoup d'autres également, il semble que l'on s'ankylose. Que l'on ai vieilli. Que l'on s'assoupisse au point de ne plus avoir suffisamment de jugeote pour évaluer à bon escient une œuvre qui ne mérite pas d'aussi nombreux éloges.

L'incarnation des interprètes est agaçante. Avec en premier lieu, celle de l'américaine Rooney Mara. Ces silences, ces chuchotements, rappellent ces désagréables enterrements qui poussent invariablement ceux qui y sont conviés à parler d'une voix à peine audible. Comme s'ils allaient réveiller les morts. Ou du moins les déranger dans leur sommeil éternel. A Ghost Story est, 'épidermiquement' parlant, aussi désagréable à suivre jusqu'à la fin qu'il est tout aussi irritant de porter un pull à col roulé en acrylique un jour de grande chaleur. On a très vite envie d'en finir. Quitte à oser en accélérer la vitesse de lecture. Le film n'est même pas une déception puisque je n'en attendais pas grand chose. A me remémorer l'article que j'avais lu à l'époque, toujours dans ce même Mad Movies, je me demande si son auteur ne l'avait pas écrit un fameux 1er avril... Deux étoiles... Pour la musique de Daniel Hart et la photographie de Andrew Droz Palermo...

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