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mardi 23 août 2016

The Murderer de Na Hong-jin (2011)



A Yanji, ville chinoise de la Préfécture de Yanbian, le chauffeur de taxi Gu-Nam est couvert de dettes. Il a beau jouer le peu d'argent qu'il gagne de ses clients dans l'espoir de multiplier ses gains, il rentre chaque fois bredouille. Lorsque celui auquel il doit de l'argent lui apprend qu'un homme a payé ses dettes, Gu-Nam est contraint de rendre visite à ce providentiel donateur. Cet homme, c'est Myun, dresseur de chiens, qui propose à Gu-Nam d'effacer sa dette en se rendant en Corée du Sud afin d'y tuer un homme. La tâche est ardue mais le chauffeur de taxi ne peut s'opposer au contrat que Myun lui propose d'honorer.
De plus, l'épouse de Gu-Nam a fuit leur foyer en compagnie d'un amant et a quitté le pays pour se rendre en Corée du Sud. C'est peut-être l'occasion pour Gu-Nam de pouvoir la retrouver. Alors qu'un bateau l'achemine jusqu'en Corée du Sud, Gu-Nam a exactement dix jours pour éliminer sa cible. Mais la tâche risque d'être rude : en effet, l'homme vit au sixième étage d'un immeuble dont l'ascenseur ne donne accès que jusqu'au cinquième. L'escalier donnant au dernier étage et séparé du reste de l'immeuble par une grille infranchissable. Lentement, mais sûrement, Gu-Nam épie l'homme qu'il a la mission de tuer. Jusqu'au dixième jour où, s'il veut avoir une chance de reprendre le bateau qui doit le ramener à Yanji, il se décide enfin à passer à l'action. Mais rien ne va se dérouler comme prévu...

Second long-métrage de l'un des plus importants cinéaste sud-coréens actuels Na Hong-jin, The Murderer est un thriller d'une efficacité et d'une violence redoutables. Digne successeur de The Chaser sorti trois ans plus tôt, le deuxième film du cinéaste est pour une fois dans l'histoire du cinéma sud-coréen, co-produit par l'une des plus grandes maisons de production américaines, la 20th Century Fox. Alors que le premier long-métrage de Na Hong-jin avait coûté 8 millions de dollars, au vu du spectacle auquel on assiste devant The Murderer, on imagine que les investissements furent beaucoup plus importants. Cela se voit sur l'écran.

Des courses-poursuites en voiture qui laissent derrière elles de nombreuses épaves de véhicules. Des « gunfights » pour une fois remplacés par des meurtres perpétrés à l'arme blanche. Si vous aimez la viande rouge consommée « SAIGNANTE », vous allez savourer The Murderer. Exit les armes à feu (ou presque), couteaux, marteaux et haches sont les armes favorites des deux principales factions qui s'opposent mais demeurent, tout comme les autorités, à la recherche de ce pauvre Gu-Nam (l'excellent qui dans The Chaser interprétait le rôle du méchant) tombé dans un piège dont il va devoir, avec beaucoup de difficultés rencontrées en chemin, de dépêtrer.

The Murderer, c'est trois types d'ennemis pour le héros malheureux. D'abord la Police. D'une prodigieuse inefficacité, la seule balle qu'elle parvient à loger, c'est dans le corps de l'un de ses représentants. Et puis, se situe en marge de celle-ci, Myun (Kim Yoon-Seok, l'un des gentils du premier long-métrage de Na Hong-Jin) et sa bande de « chiens sauvages ». C'est la caste des hommes courageux vêtus comme le plus commun des mortels. Face à eux, la bande formée autour du personnage de Kim Tae-Won (l'acteur Jo Seong-Ha) paraît bien propre sur elle et beaucoup moins... « aventureuse »... habillés de costumes, il n'ont pas autant d'assurance que leurs opposants avec lesquels ils vont avoir maille à partir. Et « maille à partir » signifie ici un bain de sang extraordinaire se déroulant surtout durant la seconde moitié du film, la première étant consacrée au suspens entourant le contrat que doit effectuer le héros.

The Murderer est une œuvre exemplaire. Parfois drôle (décidément, cette police...) mais d'une très grande violence, son auteur bat le froid et le chaud comme personne et signe l'un des thrillers les plus magnifiquement interprété et mis en scène de l'histoire du cinéma asiatique...

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