Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


mardi 8 septembre 2026

Ils ne verront jamais le jour : Bioshock de Gore Verbinski

 


 

Chaque amateur ou presque de jeux vidéos à la première personne a sans doute bien connu la série de trois jeux Bioshock développée par le studio 2K Boston/2K Australia dans lequel le joueur prenait place dans un univers situé dans les années 1960. À bord d'un avion, le personnage qu'il incarnait s'écrasait en pleine mer avant de rejoindre une cité sous-marine du nom de Rapture conçue par le milliardaire excentrique et mégalomane Andrew Ryan à l'issue de la Seconde Guerre Mondiale. Le joueur évoluait dans un monde englouti rétro-futuriste et devait notamment survivre aux attaques incessantes de créatures bio-mécaniques du nom de Protecteurs chargées de protéger les Petites Sœurs, des fillettes génétiquement modifiées, mais aussi de celles de nombreux Chrosômes, des habitants de Rapture eux-mêmes génétiquement modifiés... Comme bon nombre de jeux vidéos avant lui, Bioshock a fait l'objet d'un projet cinématographique qui n'a cependant jamais vu le jour. À l'origine, le film ne devait pas simplement s'inspirer de la version vidéoludique du scénario mais devait scrupuleusement suivre la trame du premier des trois volets sorti sur différentes plateformes en 2007. Confiée par le studio de production et de distribution cinématographique Universal Pictures au réalisateur, scénariste et producteur américain Gore Verbinski, auteur en 2002 du remake américain de The Ring, de trois volets de la franchise Pirates des caraïbes ou encore de A Cure for Life en 2017, la mise en chantier de Bioshock rencontra très rapidement des difficultés d'ordre financier. Trop coûteux selon certains et risquant en outre d'obtenir une classification ''Interdit aux moins de 17 ans'' pour raison de violence aux Etats-Unis ! Les studios Universal ne voulant pas prendre de risques, Gore Verbinski quitte alors le projet avant que le réalisateur espagnol Juan Carlos Fresnadillo ne soit envisagé pour le remplacer... Il est d'autant plus malheureux que le projet soit abandonné que Gore Verbinski avait eu l'intention de fidèlement retranscrire l'univers du jeu en se refusant de mettre simplement en scène un blockbuster d'action bourrin. Selon la vision du cinéaste américain, l'adaptation devait respecter chacune des étapes du jeu vidéo...


À commencer par le crash en mer de Jack, le héros, qui ensuite se retranchait vers Rapture. Gore Verbinski envisageait alors de construire un monde immense, crédible, à l'architecture ''Art Déco'', avec ses appartements, ses commerces, ses stations de bathysphères, ses tunnels sous-marins et bien évidemment, ses nombreuses vitres donnant directement sur l'océan. Après l'émerveillement, le spectateur aurait alors dû remarquer que quelques chose n'allait pas dans ce monde visuellement extraordinaire. Le réalisateur avait ensuite l'intention de créer le malaise chez le spectateur. Mettant ainsi en scène la ''faune'' propre à Rapture, en restant donc fidèle au principe de la version vidéoludique. Gore Verbinski nous apprenait ensuite que l'une des phases les plus ambitieuses et fascinantes de son projet se référait au projet mégalomaniaque d'Andrew Ryan. Un monde utopique qui progressivement virait au cauchemar. Expliquant les raisons de l'effondrement de ce monde extraordinaire... S'agissant du casting, Gore Verbinski envisagea l'acteur Eddie Redmayne dans le rôle de Jack. Chose amusante, Jamie Dornan fut lui-même auditionné alors qu'il vivait en colocation avec Eddie Redmayne. Si Bioshock n'a jamais vu le jour, il existe cependant des ''Concept-Arts'' qui donnent une idée plus ou moins précise du projet qu'avait en tête Gore Verbinski. Des visuels de l'univers de Rapture comme des dessins des différents antagonistes du récit. Le film aurait probablement coûté entre cent-soixante et deux-cent millions de dollars. Une sommé astronomique qui refroidit donc la Universal qui n'était pas prête à prendre le risque de financer une œuvre qui risquait la classification ''Rated R'' correspondant à une interdiction aux moins de 17 ans, ce qui aurait drastiquement réduit le nombre de spectateurs en salle au sujet de l'adaptation d'un jeu vidéo dont on peut supposer que le plus grand nombre de joueurs ne dépassait sans doute pas cet âge là ! S'agissant de l'éventualité de mettre au poste de réalisateur Juan Carlos Fresnadillo, le créateur du jeu Ken Levine mis le holà après n'avoir pas été convaincu par la nouvelle direction prise par le cinéaste espagnol... Le projet fut donc finalement abandonné...

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...