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mardi 25 août 2026

Undertone de Ian Tuason (2026) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Sniiiiiif.... Vous la sentez cette odeur désagréable qui nous vient d'Outre-Atlantique qui dans un ordre de grandeur et dans la catégorie qui nous intéresse ici sert pour beaucoup de modèle à suivre ? Ben moi, j'la sens qui diffuse ce même parfum de tromperie qui voilà près de vingt ans déjà nous piégea ma compagne et moi lorsque nous nous décidâmes à pousser la porte du CGR de Narbonne pour aller découvrir ce long-métrage dont tout le monde parlait à l'époque, Paranormal Activity. Cette chiure que d'obscures petites natures ou de producteurs et distributeurs malhonnêtes prétendaient être un film d'horreur terrifiant ! On le savait, pourtant, qu'acheter nos places était une idée aussi peu lucide que de jeter directement notre argent dans la première benne à ordures se présentant sur notre chemin. Et pourtant.......... Aujourd'hui, il vaut mieux avoir des relations qui vous permettent de vous jeter dans la gueule du loup sans prendre trop de risques. Ou plus simplement, sans ressentir le désolant constat d'avoir connement allégé votre porte-monnaie sans vous être au préalable muni d'un maximum d'informations au sujet du film que vous avez prévu de découvrir ! Épargnant cette fois-ci la femme de ma vie, c'est donc chez un pote très au fait des moyens de circulation numérique permettant de voir un film avant tout le monde que j'ai pu découvrir Undertone du réalisateur, scénariste et producteur Ian Tuason. Au regard d'un budget ne dépassant pas les cinq-cent mille dollars, l'on peut se demander ce qui se cache derrière cette œuvre au succès apparemment phénoménal sur le territoire américain et dont ''tout le monde'' parle désormais chez nous. Phrase à prendre avec des pincettes puisque autour de moi, et après avoir fait le tour de mes connaissances, personne n'en a jamais entendu parler jusqu'à aujourd'hui ! ''Hype'', ''Buzz'', des termes qui souvent me donnent envie de remettre ma doudoune même en plein cagnard. Trop frileux à l'idée de retomber dans le panneau et d'avoir une fois de plus perdu quelques deniers supplémentaires, c'est les mains dans les poches, la moue boudeuse et les idées pas franchement éclairées que je passais donc la porte de l'appartement du pote en question pour m'étaler de tout mon long sur son sofa. Une bière à la main et l'autre à proximité du paquet de cigarettes, Undertone démarra son intrigue de manière très rudimentaire...


L'histoire ? Une femme (Nina Kiry dans le rôle d'Evy) s'apprête à lancer son nouveau podcast hebdomadaire en réseau qu'elle réalise à distance avec son ami Justin (Adam DiMarco). Seule avec sa mère qui à l'étage s'apprête visiblement à rendre son dernier souffle, Evy apprend de la bouche de Justin qu'il a reçu dix étranges fichiers que le jeune homme lui propose de diffuser durant leur nouvelle émission. Evy accepte et voilà que les emmerdes commencent... Évoquer en préambule le long-métrage réalisé par Oren Peli en 2009 ne tient pas du hasard. Bien au contraire. Car si Undertone ne se présente pas ouvertement comme le Found Footage que fut Paranormal Activity à son époque, il en reprend d'une manière assez originale, il est vrai, le concept. Ici, rien ne passe pourtant réellement ou du moins majoritairement par l'image mais passe au contraire par le son. Cet élément qui produit en général un mécanisme propre à l'effroi. En ce sens, le long-métrage de Ian Tuason s'avère assez remarquable. Un sound-design travaillé en profondeur afin d'atteindre le point névralgique situé dans la partie inférieure de notre cerveau agissant sur la peur. Le budget étant excessivement restreint, le cinéaste doit composer avec son actrice, plongée au cœur d'une série d'événements paranormaux, assise devant l'écran de son ordinateur. Ayant gardé en mémoire le traumatisant Burnt Offerings de Dan Curtis dans lequel une mère de famille (interprétée par Karen Black), accompagnée de son époux et de leur fils avait pour mission de veiller au bien-être de la tante des ses hôtes qui louèrent à nos trois protagonistes leur superbe demeure pour une bouchée de pain, l'idée de la mère mourante de Undertone, stagnant à l'étage tandis que l'héroïne demeurait plongée dans une semi-obscurité participa de mon envie de découvrir le film du cinéaste philippino-canadien. Et pourtant, quelle déconvenue ! Riche de promesses et de sensations fortes, Undertone n'est en réalité qu'un coup d'épée dans l'eau. Tant d'acharnement à créer un climat sonore enveloppant pour un résultat qui confine malheureusement au néant ! Bref, après un Obsession remarquable vu la veille sur grand écran, Undertone m'apprendra à passer par des circuits non officiels. Une punition qui prit parfois des airs de supplice...

 

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