Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


lundi 4 mai 2026

Michael d'Antoine Fuqa (2026) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Mettons déjà une chose au clair. Je ne suis et n'ai jamais été un grand fan de Michael Jackson même si tout comme parmi les amateurs de bonne musique qui comme moi restèrent généralement indifférent à son art, quelques chansons demeurent de vrais bons hits. Comme l'excellent Billie Jean, Don't Stop 'Til You Get Enough, Wanna Be Startin' Somethin' ou bien encore l'incroyable clip vidéo de Thriller dont la première diffusion sur une chaîne hexagonale eu lieu dans l'émission animée par Michel Drucker Champs-Élysées au mois de décembre 1983. Un clip qui aujourd'hui encore demeure comme l'un des grands moments de la télévision française. Sans oublier bien évidemment sa première partie de carrière au sein des Jackson Five qu'il constitua aux côtés de ses frères Tito, Jackie, Jermaine et Marlon, Pas fan, donc, mais très sensible à la vie qu'a pu avoir l'artiste américain. Au point, oui, d'avoir très envie d'aller découvrir le biopic que lui a très récemment consacré cette année le réalisateur américain Antoine Fuqa. Sobrement intitulé Michael, ce long-métrage de plus de deux-heures s'est pris une volée de bois vert de la part d'une partie des critiques professionnels américains et français et je voulais savoir pour quelles raisons. Au sortir de la salle, je dois avouer avoir eu beaucoup de mal à comprendre le sens de certaines critiques même si au fond et de manière tout à fait objective, j'en suis ressorti tout sauf essoré, ébloui ou plus simplement conquis par le spectacle auquel je venais d'assister. Alors que bon nombre de long-métrages pourtant d'excellente qualité n'ont malheureusement pas la chance de voir le jour sur grand écran mais sur des plates-formes de streaming, Michael aurait tout aussi bien pu être directement projeté dès sa sortie dans les salons accueillant de grands écrans plats tant le film d'Antoine Fuqa semble à des années-lumière de tout ce que le septième art est désormais capable de nous offrir en terme de technique de l'audiovisuel. Doté d'un budget pourtant confortable de cent-cinquante cinq millions de dollars, d'un support musical et d'un sujet en or, Michael renvoie directement à ce que pourraient produire de ''mieux'' des techniciens dévolus au seul format télévisuel...


Pas spécialement alléchant, le film ressemble trop souvent à un vieux téléfilm sans pour autant avoir ne serait-ce qu'une once des qualités que pouvait avoir l'excellent Le Roman d'Elvis que réalisa en 1979 le réalisateur John Carpenter. Un téléfilm lui aussi, réalisé cette fois-ci par un maître du septième art pourtant généralement spécialisé dans le cinéma fantastique et d'horreur et qui pourtant avait réussi le pari de changer temporairement de registre pour s'attaquer à un autre mythe de la variété américaine, Elvis Presley. Pour autant, le biopic d'Antony Fuqa n'est pas le désastre annoncé. Et même si celles et ceux qui connaissent mal le contenu des tabloïds pour qui la vie de Michael Jackson fut une manne financière s'attendaient probablement à en apprendre davantage que le simple déroulement d'une vie au contact d'un père violent et autoritaire avec, à l'horizon, l'émancipation de la star mondiale, que reste-t-il réellement de l'art créatif ? Quelques menus story-boards gribouillés au coin d'une table et retranscrits lors de rachitiques plans à l'écran ? Adoubé par la propre famille de Michael, on comprend alors mieux quelles furent les restrictions imposées. Trop lisse, pas assez aventureux et insuffisamment critique, les fondations de l’œuvre ne tiennent en réalité qu'à travers l'incarnation de Jaafar Jackson. Le neveu de Michael, dont la ressemblance est souvent bluffante. Sans oublier les chorégraphies et la reconstitution des concerts qui demeurent parfaitement réalistes. À dire vrai, Michael fait ''presque'' le même effet que la projection de La tour sombre, cette chose inerte et sans ambition réalisée en 2017 par Nikolaj Arcel et qui demeure sans doute la pire adaptation d'un très, très, très gros pavé écrit par le romancier américain Stephen King. Dans un cas comme dans l'autre, les attentes furent longues et le résultat en dessous de tout. Deux mythologies cinématographiquement tuées dans l’œuf ! Michael s'interrompt d'ailleurs subitement sur un fondu au noir avec le message ''Son histoire continue'', juste avant que les différentes polémiques qui émaillèrent la vie de la star n'interviennent sur le devant de la scène. Un peu comme s'il était encore nécessaire de préserver l'image du Roi de la pop alors que le mal fut fait de son vivant...

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...