God Save the Tuche
de Jean-Paul Rouve serait-il le témoin d'un regain d'intérêt de la
part du public hexagonal pour la comédie franchouillarde ? La
réponse semble être positive si l'on tient compte des chiffres
''faramineux'' qu'obtint le cinquième volet de la franchise avec ses
trois millions d'entrées. Un chiffre rêvé pour nombre de comédies
françaises à n'avoir pas même dépassé les cinquante ou
cent-mille entrées durant leur diffusion en salle... Nous allons
malgré tout commencer par une anecdote tout à fait saisissante :
Car n'en déplaise à celles et ceux qui ont détesté
les cinquièmes aventures des Tuche, Jean-Paul Rouve a ici réussi le
tour de force de convaincre le Roi du Royaume-Uni Charles III, son
épouse la Reine Consort Camilla, ainsi que le chanteur britannique
Sir Elton John à participer dans leur propre rôle au tournage du
film. Un exploit qui balaie évidemment tous les défauts inhérents
à l'écriture, à la mise en scène et à
l'interprétation......................... T'y a cru, patate crue ?
Pour ce cinquième et dernier rattrapage de 2025 (parce qu'après ça,
faudra voir à tourner la page), c'est donc avec God Save the
Tuche que l'on conclue cette courte série de longs-métrages
qui l'année dernière m'avaient échappé. Et pas des meilleurs
s'agissant de cette purge qui prouve une fois encore que '' Le Grand
Déplacement '' de la comédie française sur le territoire
britannique n'est pas la meilleure idée que le cinéma hexagonal ait
eu ces vingt ou trente dernières années (Astérix et Obélix
: Au service de Sa Majesté de Laurent Tirard demeurant l'un
des plus piteux exemples)... God Save the Tuche, c'est
un
peu l'idée que l'on peut se faire lorsque l'on veut comparer sa
projection à la mort par hypothermie. S'enfermer dans une salle de
cinéma pour y voir projeter voilà près d'un an sur grand écran ou
désormais chez soi, sur support physique ou dématérialisé est un
peu comme de se retrouver emprisonné dans une chambre froide à
attendre que la température baisse au point que l'on ressente
fatigue, confusion, engourdissement pour finir enfin par un arrêt
respiratoire...
Notons
que dans le cas de God Save the Tuche,
la comparaison s'arrête très précisément au moment où le froid
cause une certaine désorientation. Laquelle peut être alors
éventuellement comparée au désordre, au chaos, au cataclysme
déclenché dans notre cerveau par une profusion de vannes sorties
probablement tout droit des tiroirs poussiéreux conservant les
archives de feux Les
Robins des Bois.
Devant tant d'indigence, débitées à la vitesse d'une machine à
compter les billets dépensés pour l'achat des millions de places,
Jean-Paul Rouve ainsi que les scénaristes Philippe Mechelen, Julien
Hervé et Nessim Chikhaoui n'ont alors de cesse que d'étouffer les
spectateurs sous un flots de blagues et de situations aussi gênantes
qu'inefficaces. Mais si la sensation de mourir par le froid n'est
paraît-t-il pas la pire façon d'expirer, nous engluer de centaines
de phrases jouant pour la plupart sur le concept de ''jeux de mots''
n'est elle, pas non plus la plus mauvaise idée qu'aient eu les
auteurs du film. En effet, autant mourir de froid semble être moins
rude que de périr noyé ou brûlé, autant accumuler les gags toutes
les quatre ou cinq secondes dans l'espoir que certains d'entre eux
fonctionnent a des chances, parfois, de fonctionner. Nous retrouvons
la clique habituelle, l'acteur, scénariste et réalisateur prenant
la suite d'Olivier Baroux et réunissant à son tour Isabelle Nanty,
Claire Nadeau, Pierre Lottin, Sarah Stern, Théo Fernandez et dans le
rôle du petit-fils Jiji, le jeune Aristote
Laios
qui après avoir joué dans Yao de
Philippe Godeau en 2018 intègre désormais la famille Tuche. Notons
enfin, les présences d'Elise Larnicol dans le rôle de la Reine
d'Angleterre, Bernard Menez dans celui du Roi ou encore le
britannique Ray Johnson dans celui de Sir Elton John...



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